KrISS feed 8 - Un simple et superbe (ou stupide) lecteur de flux. Par Tontof
  • Wednesday 04 April 2018 - 15:34
    « le Conseil constitutionnel a refusé de protéger le droit pour une personne suspectée (en l'espèce un soupçonné revendeur de drogues) de ne pas révéler ses clefs de déchiffrement. »
    Ah et merde ! Ils sont revenus sur cette décision ???  C'est moche :-(
    (Permalink)
  • Wednesday 04 April 2018 - 13:12
  • Wednesday 04 April 2018 - 10:32
    Alerte, tous aux abris, Michel Quidort cause dans le poste de télévision! Michel Quidort, c’est le président de la Fédération Européenne des Voyageurs. A vrai dire, il est très peu Lire la suite...
  • Wednesday 04 April 2018 - 08:56
    Après 9.9.9.9, voici un nouveau DNS publique: 1.1.1.1, géré par CloudFlare.
    C'est un DNS non censuré, et c'est toujours mieux que Google (8.8.8.8).
    (Permalink)
  • Tuesday 03 April 2018 - 18:54
    Résumé : Bon Agornin a eu une longue et belle vie, mais sa fin est proche, il le sent. Étendu près de son trésor, il attend la mort. Toute sa famille est réunie pour vivre avec lui ses derniers instants : ses deux fils et ses trois filles, ainsi que son gendre, l’Illustre Daverak qui […]
  • Tuesday 03 April 2018 - 18:15

    Boutiques à Châteauroux, en janvier.

    « Chez nous, franchement, c’est pas terrible, mais rassurez-vous, on est excellents ». Voici en substance l’argumentaire livré par les 222 municipalités habilitées à bénéficier du programme « Action cœur de ville », et dont la liste a été dévoilée fin mars. Les équipes municipales se livraient à un drôle d’exercice. Elles devaient prouver aux services de l’État que leur ville est suffisamment atteinte par la dévitalisation pour mériter une aide, et montrer, en même temps, qu’elles sont capables de s’en sortir. « Tout l’art de se mettre en valeur tout en soulignant les difficultés afin de convaincre que toute aide financière sera la bienvenue », résume le Midi Libre à propos d’Alès (Gard).

    Une épidémie structurelle. La carte des 222 « lauréates » (ici en détail), qui bénéficieront d’une enveloppe globale de 5 milliards d’euros (lire ici le financement) d’ici la fin du quinquennat, ressemble plus ou moins à celle des villes les plus touchées par la crise urbaine. Cette carte confirme, comme celle de la vacance commerciale publiée par la fédération Procos en 2016 (elle est là), que la crise urbaine n’est pas seulement la résultante de la désindustrialisation, l’apanage des régions rurales isolées ou la sanction d’une mauvaise gestion. Toutes les régions sont concernées, y compris celles où le taux de chômage est bas, l’industrie prospère et la population en progression. Il s’agit clairement d’un phénomène structurel, et non pas imputable à une conjoncture locale.

    La carte des 222 villes retenues par le programme « Action cœur de ville »

    En arrière-plan, les routes. Signe des temps, le réseau qui figure en arrière-plan de la carte est celui des routes et autoroutes, et non celui du chemin de fer. Les voyageurs en train (quand il circule, certes) sont pourtant de bien meilleurs contributeurs à l’économie des villes, puisqu’ils sont d’une certaine manière « captifs »: ils sont arrivés en train et repartiront sans doute de la même manière. Ceux qui viennent en voiture sont en revanche volages, susceptibles de quitter la ville à tout moment.

    Des surprises. La carte présente néanmoins quelques surprises. Plusieurs villes lourdement atteintes, comme Le Mans, Tourcoing et Roubaix (Nord), dans l’orbite de Lille, mais très différentes de la capitale régionale, n’y figurent pas. En Bretagne, on s’étonne de l’absence, sur la liste, de Lamballe (Côtes d’Armor, 12000 habitants), qui a pourtant prévu de « réaménager son centre-ville autour du champ de foire », regrette un élu d’opposition. En Vendée, la municipalité de Luçon (9300 habitants) est furieuse de n’avoir pas été sélectionnée, contrairement à La Roche-sur-Yon et Fontenay-le-Comte.

    Bayonne, ville vivante.

    A l’inverse, certaines villes « élues » se portent nettement mieux que la moyenne. C’est le cas de Vannes, Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) ou encore Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), qui bénéficient d’un tourisme saisonnier. On remarque que 19 des 222 bénéficiaires se situent en Ile-de-France, plus précisément dans les départements de la grande couronne. Car la crise urbaine frappe là aussi, résultat de l’étalement urbain, à Rambouillet (Yvelines), Étampes (Essonne) ou Coulommiers (Seine-et-Marne).

    La gare, le théâtre, des halles. Les villes ne savent pas encore de quelle manière elles toucheront les sommes promises. La semaine dernière, des agents de Romans-sur-Isère (Drôme), qui avaient préparé le dossier, confiaient ne connaître ni date, ni montant. On sait toutefois que les fonds financeront des projets précis. Fontenay-le-Comte (Vendée) compte en profiter pour requalifier neuf « îlots urbains dégradés ». Plusieurs villes espèrent embaucher un manager de centre-ville, chargé de connaître, rue par rue, le tissu commercial et son potentiel, et de le valoriser.

    A Creil (Oise), le maire Jean-Claude Villemain (PS) annonce « la revitalisation du quartier de la gare ». A Beauvais, dans le même département, Caroline Cayeux, maire (LR) et présidente de l’association d’élus Villes de France, veut « rénover les abords du théâtre » et relancer un projet de « halle couverte ». Ce qui n’a pas empêché l’élue de lancer un canular ahurissant, le 1er avril, sur l’implantation d’un Ikea doté de « 4000 emplois » en périphérie.

    © Olivier Razemon

    Les célèbres halles de Narbonne.

    Le rapport d’André Marcon, ancien président des Chambres de commerce et d’industrie de France et maire du village de Saint-Bonnet-le-Froid (Haute-Loire), remis à Jacques Mézard, ministre de la cohésion des territoires, le 15 mars, pourrait servir de fil rouge à ces collectivités. Le document, d’inspiration très libérale, s’intéresse au logement (tout comme la loi Elan), au patrimoine ou  aux services publics qui « filent en périphérie ». Mais il prône aussi, en matière de commerce, l’ouverture des magasins de centre-ville le dimanche et à l’heure du déjeuner.

    Travail du dimanche. Cela pourrait séduire le gouvernement. Mais on notera ce paradoxe : le travail du dimanche a été étendu en 2015, par la loi Macron, aux quartiers touristiques de quelques grandes villes et aux zones commerciales périphériques. Le rapport Attali de 2008, auquel avait participé l’actuel président de la République, préconisait de réserver dans un premier temps cette possibilité aux « petits commerces de centre-ville ». Riche idée, mais pas suivie d’effet.

    Entre midi et deux. Par ailleurs, dans une ville moyenne, que les commerces soient ouverts ou non, une grande partie des habitants et des salariés déjeune à domicile, avant de revenir l’après-midi. Un libraire, à Moulins, avait ouvert pendant un temps de 12h30 à 14h. Il y a renoncé, faute de clients. Enfin, les commerces qui peuvent se permettre de salarier du personnel à ces heures-là, ou le dimanche, ne sont pas tant les boutiques de proximité sur lesquels repose la singularité commerciale (et patrimoniale) d’une ville, mais les enseignes nationales et les surfaces alimentaires de centre-ville.

    Un supermarché tout neuf à Coursan (Aude).

    Le rapport Marcon propose aussi de supprimer la « Tascom », taxe sur les surfaces commerciales, afin de rétablir une équité avec le commerce en ligne. Mais cette taxe ne s’appliquant qu’aux magasins de plus de 400 m², son éventuelle suppression bénéficierait davantage aux moyennes et grandes surfaces qu’aux commerces indépendants.

    Frénésie périphérique. Le rapport se refuse en revanche à un moratoire sur la construction de nouvelles zones commerciales, demandé par les élus réunis dans l’association Centre-ville en mouvement. En France, chaque année, quelle que soit la conjoncture, et en dépit de la concurrence de l’e-commerce, la superficie commerciale progresse de 3 à 4%. Et en 2018, d’après les derniers chiffres de l’Insee, la consommation devrait à peine dépasser 1%.

    Olivier Razemon (l’actu sur Twitter, des nouvelles du blog sur Facebook et d’étranges panneaux sur Instagram).

    Pour compléter:

    Entre le centre et la périphérie, ces étranges « quartiers hors politique de la ville » (novembre 2017)

    La dévitalisation profite-t-elle vraiment à Marine Le Pen (avril 2017)

    Lettre ouverte à Benjamin Griveaux (mai 2017)