KrISS feed 8 - Un simple et superbe (ou stupide) lecteur de flux. Par Tontof
  • Tuesday 26 September 2017 - 11:09
    Vous aimez HumbleBundle, BundleStars et autres ?
    Voici une page qui recence tous les bundles de jeux en cours !
    Non ne me remerciez pas ^^

    Notez que vous pouvez aussi lier avec votre compte Steam, et du coup il vous préviendra par mail de toute promotion sur un article de votre liste de souhait, quel que soit le magasin (Steam, HumbleBundle, GOG, etc.), que ce soit une promo sur le jeu seul ou s'il est inclus dans un bundle.
    Il y a même un flux RSS personnalisé.
    (Permalink)
  • Monday 25 September 2017 - 17:26
    Le roman Le Fleuve céleste de Guy Gavriel Kay est le gagnant du prix Elbakin.net 2017 dans la catégorie...
  • Monday 25 September 2017 - 17:00

    Rassurez-vous : hors de question de fermer les services ni de s’arrêter en si bon chemin ! Seulement voilà : en octobre 2014, nous annoncions nous lancer dans la campagne Dégooglisons Internet pour les 3 années à venir.

    3 ans plus tard, il est temps de conclure ce chapitre… pour mieux continuer cette histoire commune.

    Nous étions jeunes et flou·e·s !

    Nous en avons déjà parlé, le succès de la campagne Dégooglisons Internet nous a pris par surprise.

    Nous nous lancions dans un pari flou, non pas celui de remplacer Google et consorts (il n’en a jamais été question, même s’il nous a fallu le préciser à chaque fois, à cause d’un titre trop accrocheur), mais celui de sensibiliser qui voulait l’entendre à un enjeu sociétal qui nous inquiète encore aujourd’hui : la captation des données numériques qui décrivent nos vies (rien de moins) par quelques grands acteurs privés, les trop fameux GAFAM (pour qui découvre tout cela, on parle de Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) et tous les prédateurs qui ne rêvent que de prendre leur place et qui un jour ou l’autre leur tailleront des croupières.

    Cliquez sur l’image pour lire la BD « La rentrée des GAFAM », par Simon « Gee » Giraudot.

     

    Pour cela, nous souhaitions démontrer que le logiciel libre est une alternative éthique et pratique, en proposant sur trois ans la mise en ligne de 30 services alternatifs à ceux des GAFAM, tous issus du logiciel libre. L’idée de cette démonstration, dans nos têtes, était simple :

    Venez tester les services chez nous, utilisez-les tant que vous n’avez pas d’autre solution, puis voguez vers votre indépendance numérique en cherchant un hébergement mutualisé, en les hébergeant pour votre asso/école/syndicat/entreprise/etc. ou carrément en auto-hébergeant vos services web chez vous !

    Sur le papier ça paraissait simple, comme allant de soi. Bon OK, c’était déjà un sacré défi, mais un défi naïf. Car nous n’avions pas prévu ni l’engouement de votre côté ni la complexité de proposer un tel parcours… Bref, nous nous sommes confrontés à la réalité.

    C’est en dégooglisant qu’on devient dégooglisons

    Nous avons eu la chance qu’une telle proposition (que d’autres ont pu faire avant nous et à leur manière, la mère zaclys, lautre.net, infini.fr, etc.) arrive à un moment et d’une façon qui a su parler à un public bien plus large que le petit monde libriste, tout en étant saluée par ce dernier.

    Sauf qu’un grand coup de bol implique de grandes responsabilités : avec près d’une centaine de rencontres par an (publiques et/ou privées), que ce soit dans des conférences, des ateliers, des stands, des festivals, des partenariats… Nous avons appris et compris de nombreuses choses :

    • Proposer un service fonctionne mieux dans les conditions de la confiance (transparence sur les Conditions Générales d’Utilisation et le modèle économique, réputation, jusqu’à cet affreux nommage des Frama-trucs, qui rassure mais que même nous on n’en peut plus !) ;
    • Proposer ne suffit pas, il faut accompagner la transition vers un service libre, avec des tutoriaux, des exemples d’utilisation, un peu de bidouille esthétique – car nous ne sommes ni ergonomes, ni designers – des ateliers… et des réponses à vos questions. Donc beaucoup, beaucoup, beaucoup de support ;
    • Notre proposition deviendrait contre-productive et centraliserait vos vies numériques si nous ne nous lancions pas, en parallèle, dans les projets qui vous permettront à terme de sortir de Framasoft pour aller vers l’indépendance numérique (parce que les tutos « comment faire la même chose sur vos serveurs » , c’est bien… et ça ne suffit pas).

    Nous avons donc passé trois ans à écouter, à chercher et à comprendre ce que signifiait Dégoogliser Internet. Dégoogliser, c’est :

    • tester, choisir, adapter et proposer des services web alternatifs et les maintenir en place et à jour ;
    • et en même temps soutenir les personnes et communautés qui créent les logiciels derrière ces alternatives (la plupart du temps, ce n’est pas nous ! ! !) ;
    • et en même temps accompagner ces alternatives de documentations, tutoriels, exemples ;
    • et en même temps répondre aux invitations, aller à votre rencontre, faire des conférences et ateliers, communiquer sans cesse ;
    • et en même temps rester à votre écoute et répondre à vos questions aussi nombreuses que variées ;
    • et en même temps mettre en place les fondations vers des hébergements locaux et mutualités (comme les CHATONS, un collectif « d’AMAP du numérique ») ou vers l’auto-hébergement (en consacrant du temps salarié de développement au projet YUNOHOST) ;
    • et en même temps poursuivre une veille sur les nouvelles trouvailles des GAFAM pour mieux vous en informer, ainsi que sur ces personnes formidables qui cherchent à mieux cerner les dangers pour nos vies et nos sociétés ;
    • et en même temps vous donner la parole pour mettre en lumière vos projets et initiatives ;
    • et en même temps ne pas oublier de vous demander votre soutien, car ce sont vos dons qui assurent notre budget pour continuer ;
    • et en même temps boire des coups, avec ou sans alcool modération (non parce qu’on va pas faire tout ça dans la tristesse, non plus, hein !).

    Ce que l’on retient de ces trois années…

    …c’est qu’il est temps d’arrêter. Non pas d’arrêter de Dégoogliser (c’est loin d’être fini : on vous prépare plein de belles choses !), mais d’arrêter de le faire comme ça, à une telle cadence. Il y a dans ces trois ans un aspect publish or perish, « sors un service ou finis aux oubliettes » , qui ne convient pas à l’attention et au soin que l’on veut apporter à nos propositions.

    Jusqu’à présent, cette cadence nous a servi à proposer 32 alternatives, un ensemble sérieux et solide, mais continuer ainsi pourrait desservir tout le monde.

    Certes, il serait possible de transformer Framasoft en entreprise, de faire une levée de fonds de quelques millions d’euros, d’en profiter pour faire un « séminaire de team building » aux Bahamas (ouais, on a besoin de repos ^^) et de… perdre notre identité et nos valeurs. Ce n’est clairement pas notre choix. En trois ans, notre association est passée de 2 à 7 permanent·e·s (avec environ 35 membres), et même si cette croissance pose déjà de nombreux soucis, nous sommes fier·e·s de rester cette bande de potes qui caractérise l’association Framasoft, et de ne pas nous prendre au sérieux (tout en faisant les choses le plus sérieusement possible).

    Ce que l’on retient, aussi, c’est que la problématique des silos de données centralisés par quelques monopoles mérite une réponse bien plus complexe et complète que simplement proposer « 32 services alternatifs ». Nous pourrions continuer et faire grimper les enchères : « 42… 42 sur ma gauche, 53, ah ! 69 services ! Qui dit mieux ? », mais à quoi bon si on n’inscrit pas cette réponse dans un ensemble d’outils et de projets pensés différemment de ce « GAFAM way of life » qui nous est vendu avec chaque Google Home qui nous écoute, avec chaque iPhone qui nous dévisage, et avec tous ces autres projets ubérisants ?

    Cliquez pour découvrir comment un récent épisode de South Park a trollé les foyers possédant un Google Home, un Amazon Echo ou Siri sur ses produits Apple.
    Image : © Comedy Central

    Ce que l’on retient, enfin, c’est que nombre de personnes (qui ne s’intéressent pas spécialement à l’informatique ni au Libre) partagent, parfois sans le savoir, les valeurs du Libre. Ce sont des membres d’associations, de fédérations, des gens de l’Économie Sociale et Solidaire, de l’éducation populaire, du personnel enseignant, encadrant, formateur. Ce sont des personnes impliquées dans une vie locale, dans des MJC, des tiers-lieux, des locaux syndicaux, des espaces de co-working et des maisons associatives. Ce sont des personnes à même de comprendre, intégrer et partager ces valeurs autour d’elles et de nous enseigner leurs valeurs, connaissances et savoirs en retour.

    Le plus souvent : c’est vous.

     

    « OK, mais il est où mon Framamail ? »

    Alors voilà, touchant du doigt la fin des 3 années annoncées, c’est l’occasion de faire le bilan (on vous prépare une belle infographie afin de raconter cela) et de prendre un peu de recul pour chercher quelle suite donner à cette aventure. Car c’est loin d’être fini : si nous avons bel et bien dégooglisé trente services, c’est que nous en avons rajouté en cours de route, et certains ne sont pas (encore) là…

    Toi aussi, joue avec Framasoft au jeu des 7… 12… au jeu des plein de différences ! (Cartes « Dégooglisons Internet » 2014 et 2016, par Gee.)

     

    Nous allons vous décevoir tout de suite : nous n’allons pas proposer de Framamail, tout du moins pas sous la forme que vous imaginez. L’e-mail est une technologie à la fois simple (dans sa conception) et extrêmement complexe (dans sa maintenance parmi le champ de mines que sont les SPAM et les règles imposées par les géants du web). C’est d’autant plus complexe si vous avez un grand nombre de boîtes mail à gérer (et ouvrir un Framamail, c’est risquer d’avoir 10 000 inscriptions dès la première semaine -_-…)

    Nous sommes dans l’exemple typique de ce que l’on décrivait juste avant : si on ouvre un Framamail, et si on ne veut pas de pannes de plus de deux heures sur un outil aussi sensible, il nous faut embaucher deux administratrices système et un technicien support à plein temps juste pour ce service. Ce qui peut se financer par vos dons… mais au détriment des autres services et projets ; ou en faisant de vous des clients-consommateurs (alors que, depuis le début, nous cherchons à prendre chacun de nos échanges avec vous comme autant de contributions à cette aventure commune).

    Heureusement, il existe d’autres pistes à explorer… pour l’email tout comme pour les alternatives à YouTube, Change.org, MeetUp, Blogger qu’il nous reste à rayer de la carte !

    Bienvenue au banquet de Dégooglisons !

    Bienvenue au banquet concluant Dégooglisons Internet, par Péhä (CC-By)

     

    Il est donc temps de clore cet album, de sortir des gauloiseries en vous invitant à aiguiser vos canines sur les GAFAM… Nous en profitons pour remercier l’illustrateur Péhä de cette magnifique image qui nous permet de conclure en beauté ces trois années d’expérimentations en commun.

    Nous vous proposons, dès aujourd’hui, une refonte complète du site Dégooglisons Internet visant à répondre au plus vite à vos attentes. C’est un peu la v1, la première mouture finie de ce portail, après trois années de gestation. Nous espérons que vous aurez encore plus de facilité à partager ce site pour Dégoogliser votre entourage.

    Cette conclusion est pour nous l’opportunité d’avoir une pensée emplie de gratitude et de datalove pour toutes les personnes, les communautés, les bénévoles, les donatrices, les salariés, les passionnées, les partageurs, les contributrices… bref, pour cette foultitude qui a rendu cela possible.

    Chaque fin d’album est surtout l’occasion de tourner la page, afin d’ouvrir un nouveau chapitre… Promis, ceci n’est que le début, on en reparle d’ici quelques semaines.

    Merci, vraiment, du fond de nos petits cœurs de libristes, et à très vite,

    L’équipe de Framasoft.

  • Monday 25 September 2017 - 17:00

    L’Académie de l’éther Grand siècle vol. 1 De Johan Heliot Mnémos – 304 pages Voici la nouvelle trilogie uchronique de Johan Héliot après celle de La Lune, axée steampunk, qui se déroulait entre la fin du 19ème siècle et le début des années 50. Dans Grand Siècle, nous restons en France, mais l’auteur nous envoie […]

    Cet article L’Académie de l’éther, Grand siècle vol. 1 – Johan Heliot est apparu en premier sur RSF Blog.

  • Monday 25 September 2017 - 11:16
    Chaque voiture diesel rejette en moyenne 42,65 tonnes de CO2 contre 39 tonnes de CO2 pour une voiture essence. Transport et Environnement est l’ONG qui a publié les premières enquêtes Lire la suite...
  • Monday 25 September 2017 - 10:25
  • Monday 25 September 2017 - 09:59
    Utiliser « Dieu » et la « protection des valeurs morales nationales » pour arrêter, emprisonner, et torturer des LGBT.

    ☑ Done, en Azerbaïdjan.
    (Permalink)
  • Friday 22 September 2017 - 11:05

    "Le vélo est le médicament qui viendra guérir nos poumons, nos villes et notre planète". Sympathique vidéo du Youtuber Pyzik sur les bienfaits du déplacement à vélo. Non, le vélo n'est pas dangereux, il est même bénéfique. Le danger, c'est les autres... Et comme on dit, le vélo, ce qui ...
  • Wednesday 20 September 2017 - 10:05
    Ohhh....  RimWorld/DwarfFortress rencontre Dungeon Keeper ?  Je garde un oeil sur ce jeu.  <3
    (Permalink)
  • Tuesday 19 September 2017 - 09:11
    Donc le W3C - déjà très critiqué - n'est plus. Il n'y a plus de compromis, des décisions ont été passées en force, et l'appel de l'EFF (le premier dans l'histoire W3C) a été rejeté.
    Le W3C a donné aux majors ce qu'ils voulaient: Le champ libre pour bourrer le web de DRM.
    Le web ouvert - celui qui a permis tout l'innovation actuelle - est mort.
    (Et l'EFF a claqué la porte du W3C.)
    (Permalink)
  • Monday 18 September 2017 - 13:26
    Sur beaucoup de téléphones récents, les applications vous proposent de "taguer" les visages des amis (Facebook, Google+). Certains fabricants (comme Samsung) propose également cela dans leur galerie photo, et incluent souvent aussi la possibilité de déverrouiller votre téléphone avec votre visage, ou encore de temporiser le verrouillage automatique de l'écran s'il l'appareil détecte votre visage en train de regarder l'écran (fonction SmartStay).

    Pour cela, la plupart de ces applications utilisent un répertoire-cache contenant des miniatures des visages. Regardez donc à la racine du stockage de votre téléphone (pas sur la carte SD) si vous n'auriez pas un répertoire ".face": Ces fichiers sans extensions (d'environ 7 ko) sont en fait des .jpg. (Il vous suffit de les renommer en .jpg pour voir le contenu.)

    A titre d'exemple, sur les téléphones Samsung, quelques minutes après avoir pris une photo (ou l'avoir simplement téléchargée d'internet), le téléphone va détecter les visages et en faire une copie dans ce répertoire. (Constaté sur un Samsung Galaxy S5 neo sous Android 6.0.1)

    Là où ça deviant glauque, c'est que non seulement on ne sait pas trop ce qu'en font ces applications, mais même en les désactivant toutes (Déverrouillage par visage, fonction SmartStay, désactivation de la gallerie Samsung....) ces foutus fichiers continuent être créés.  :-(((

    Solution bourrin:
    - supprimez le répertoire ".face"
    - copier un fichier non vide à la racine et renommez-le en ".face"

    Et voilà, le système ne pourra plus créer ce répertoire.

    J'aurais aimé trouver une réponse officielle de Samsung (ou autre) sur ce répertoire... mais rien.
    Est-ce que les informations de détection des visages quittent votre téléphone ?  Je n'en sais rien.
    Tout cela est probablement lié à l'API de détection des visages de Google: https://developer.android.com/reference/android/media/FaceDetector.html

    Mainenant étant donné que Google a aussi accès à votre position géographique (dès le moment où GoogleMaps est installé sur votre téléphone, et même si vous ne l'utilisez pas), cela veut dire qu'ils sont capables de constituer une grosse base de données indiquant QUI était OÙ et QUAND. Tout cela de manière **totalement automatisée**, à partir du simple moment où vous appairaissez sur une photo, même en arrière-plan.
    Je ne dis pas qu'ils le font, mais qu'ils ont tout ce qu'il faut pour le faire.
    (Permalink)
  • Monday 18 September 2017 - 09:50
    En s’insérant dans un module d’écomobilité individuel connecté, les premières nano-secondes sont consacrées à la reconnaissance faciale qui, outre une fonction antivol évidente, entraîne aussitôt le réglage des écrans, de Lire la suite...
  • Monday 18 September 2017 - 07:00

    510H-1bU08L._SX210_.jpgGenre : Matt Damon fait pousser des patates sur Mars avec son caca.

    Résumé : Mark Watney est l'un des premiers humains à poser le pied sur Mars. Il pourrait bien être le premier à y mourir. Lorsqu'une tempête de sable mortelle force ses coéquipiers à évacuer la planète, Mark se retrouve seul et sans ressources, irrémédiablement coupé de toute communication avec la Terre.
    Pourtant Mark n'est pas prêt à baisser les bras. Ingénieux, habile de ses mains et terriblement têtu, il affronte un par un des problèmes en apparence insurmontables. Isolé et aux abois, parviendra-t-il à défier le sort ? Le compte à rebours a déjà commencé...

    Mon avis : ce n'est pas bien de citer Matt Damon en plein milieu d'une chronique sur le livre, vu que ce dernier a été écrit bien avant que le film ne sorte au cinéma. Ce n'est pas bien, donc, mais... je kiffe.

    Mark Watney a 400 jours de ressources devant lui pour survivre sur Mars. Et comme il est increvable en termes d'optimisme et d'ingéniosité - le fameux bon sens américain, celui des Pionniers de la Nation (avec les majuscules), il surmonte tous les obstacles avec une persévérance incroyable. On peut compter sur les doigts d'une demi-main ses moments de découragements. Donc, si je dois émettre une critique sur le récit, c'est celle-ci : il me paraît difficile pour un humain seul de ne pas se laisser aller plus souvent à la dépression au vu des avanies qui lui tombent sur le coin du pif tous les quatre matins.

    Sinon, le roman fait appel à des ingrédients aussi divers que la botanique, la chimie, la biologie, les mathématiques (mais pas trop), l'astrophysique, le pragmatisme et le sens de l'humour. C'est surtout le sens de l'humour, en fait, qui tient le lecteur tout au long des mésaventures de Mark Watney. Je me suis surprise à éclater de rire plusieurs fois durant ma lecture, que j'ai menée tambour battant. Idem pour M. Blop, ce qui est un signe.

    Un bon nombre de problématiques techniques et scientifiques sont abordées, mais aussi certains enjeux politiques et psychologiques : par exemple, le délai imposé aux responsables du programme pour informer les astronautes survivants que leur collègue est vivant sur Mars, ou encore la problématique posée par les anciens programmes spatiaux abandonnés au profit des nouveaux, alors même qu'ils sont encore utiles, voire nécessaires.

    Seul sur Mars est donc sans conteste un planet opera, un space opera, et un thriller technologique. Un pur divertissement, qui respecte admirablement son contrat. Pas de grandes questions existentielles ni philosophiques, certes, mais ce n'est pas pour cela qu'il est écrit. En tout cas, il est possible que je le relise un jour, juste pour le plaisir.

     

    Ce billet constitue ma quatrième participation à la huitième saison du Summer Star Wars de M. Lhisbei, porté par Lhisbei et Excel Vador, bénis soient leurs noms dans toutes les galaxies connues et inconnues.

    science-fiction,space opera,thriller

  • Sunday 17 September 2017 - 21:09
    J'ai testé ce générateur de galeries photo statique (donc il génère juste du html+css+js+images, pas de code exécutable côté serveur), et il marche très bien.
    Quelques avantages:
    - il est vraiment très rapide (il exploite les multi-cœurs).
    - il ne met à jour que ce qui est nécessaire.
    - la navigation js est vraiment très bien (avec le thème colorbox).
    - on peut naviguer dans la galerie au clavier (flèches droite/gauche).
    - le thème colorbox passe remarquablement bien sur mobiles.
    - on peut commenter les galeries en markdown.
    - on peut lui faire afficher un lien vers l'image original (j'y tiens).

    Je préfère habituellement MinigalNano comme galerie (http://sebsauvage.net/wiki/doku.php?id=minigal_nano) , mais Sigal peut être utile quand vous voulez juste servir du contenu statique.

    Il y a 3 thèmes fournis:
    Colorbox : http://saimon.org/sigal-demo/colorbox/
    Galleria : http://saimon.org/sigal-demo/galleria/
    Photoswipe : http://saimon.org/sigal-demo/photoswipe/
    (Permalink)
  • Sunday 17 September 2017 - 21:03
    Sous le coude: un vendeur de noms de domaine qui met l'accent sur la protection de l'identité et la vie privée des acheteurs de domaines.
    Ça peut être utile.
    Note: Selon les registry (donc selon les TLD: .com/.net/.eu/.fr...) les règles de confidentialité et de diffusion des identités dans les registres DNS diffèrent.
    Votre nom, prénom, adresse et téléphone peuvent se retrouver exposés.
    (Permalink)
  • Sunday 17 September 2017 - 21:02
    J'utilise habituellement Shutter pour les captures d'écran. Il faudra peut-être que j'essaie HotShots.

    PS: Pour capturer des vidéos du bureau, je trouve que Kazam fait un excellent boulot.
    (Permalink)
  • Sunday 17 September 2017 - 16:09

    Ceci est un post invité de Emma posté sous licence creative common 3.0 unported.

    Préambule

    Allongé de tout votre long par terre, encordé, saucissonné, enveloppé dans un drap ou du papier film alimentaire, vous allez découvrir que jouer le vers de terre ou l’asticot, ça fait autant de bien que de se l’astiquer. “ErotiQ LombriQ”, un jeu à pratiquer bien sûr sous les ordres de sa chère et tendre. Entre documentaire animalier et art ménagé.

    Avant toute chose : nous sommes tous d’accord pour admettre que le plaisir de l’humiliation fait désormais parti du lifestyle de l’époque. A l’heure des déclarations vexatoires de Trump et des nouilles dans le slip de Hanouna, le sm est devenu un truc de Bisounours dans la mesure où là, tout est consenti.

    Quel équipement ?

    Pas de panoplie très élaborée. 2 ou 3 cordes achetées chez Bricorama suffiront amplement pour se faire saucissonner dans un premier temps. Vous pouvez aussi utiliser un drap dans lequel il faudra s’enrouler, façon rouleau de printemps. Il y aussi le wrapping, technique sm très en vogue en ce moment chez les dominas pro. Il s’agit de se faire immobiliser, envelopper intégralement de papier film, le même que celui qu’on utilise pour recouvrir un reste de spaghetti bolognaise à mettre au frigo. Seule la tête reste libre. Petit détail qui a son importance, lors de l’enroulement, le sboub doit-il être comprimé vers le haut ou vers le bas ? C’est à votre copine de trancher.

    Pour toutes ces techniques, inutile que votre nana maitrise le bondage sur le bout des doigts même s’il faudra qu’elle ait envie d’être un zest directive ce soir là, nous y reviendrons.

    Jouer le lombric, quel intérêt pour le mec ?

    De prime abord, on s’imagine une pratique pénible, ramper façon entrainement militaire ou Koh Lanta, un mauvais bizutage ou une reconstitution flippante d’un Faite entrer l’accusé avec cadavre retrouvé enroulé dans le tapis persan de la grand-mère… Élargissez votre horizon, la « vers de terre attitude », c’est bien plus profond que ça.

    figurine-de-collection-pixi-spirou-enroule-dans-un-tapis-6569-2015L’époque nous a transformé en robots multitâches, pressurisés comme jamais, chaque minute doit être rentable, chaque objectif rempli en temps et en heure, et plus vite que ça ! Il faut réussir sa life dans tous les domaines : être un king dans le taf, avoir pleins d’amis réels et virtuels, s’afficher en papa modèle et enfin assurer comme une bête au pieu, la bite à la main, toujours prêt (le mec n’a pas le droit de dire « non »). Au regard de ces constats, admettez que devenir une larve, une limace dénuée d’énergie, de cerveau, de bras, de jambes, de membres, peut s’avérer séduisant. Si les filles ont le droit de faire l’étoile de mer, les gars eux, ce sera donc le vers de terre.

    Immobiliser ou presque, inutile de réfléchir, impossible de décider, d’agir, de contrôler, de faire des choix, c’est le grand soulagement, les vacances forcées, l’immense plaisir de la contrainte qui libère. Alors, vous pouvez philosopher : « je ne suis plus rien, je suis le lombric du monde ». Le lâcher-prise engendre le fameux subspace, cet état de conscience modifié procuré par les endorphines, bref, de quoi économiser quelques joints.

    01Au raz du sol, vous ondulez avec vue imprenable sur les Bouboutin de votre meuf, ses jambes, ses bas-couture. Même le grand Bashung l’avait fantasmé dans sa chanson J’ai longtemps contemplé (album Chatterton)

    “J’ai longtemps contemplé
    Tibias, péronés
    Au ras des rez-de-chaussée
    Ces cités immenses
    Où je ne rutilais pas
    J’arpentais des tapis de braise…”

    Mais attention, ce n’est pas le Club Med pour autant. Il va falloir essayer de bouger un peu, de se tortiller, avancer centimètre par centimètre, bref ramper tel un nuisible, pour atteindre le ridicule absolu ! Votre douce complice peut vous motiver en semant par terre des lombrics gélifiés trouvés au rayon Haribo, ou disséminer dans toute la pièce ses culottes sales ou encore des lignes de coke. Mais être saucissonné sous cocaïne, c’est un peu comme boire un Pétrus juste après s’être lavé les dents avec un dentifrice mentholé, c’est gâché !

    Après vous avoir fait mordre la poussière, la meuf va vous obliger à jouer l’aspirateur à cunni. D’un coup de talon, la miss vous fera rouler sur le dos. Elle ne résistera pas à l’envie sadique de retirer son string histoire de vous faire admirer sa moquette, juste au dessus de votre tête. Toujours impossible de bouger un doigt, vous êtes à sa merci, et on dit merci qui ? « Merci Maîtresse ! » Dans sa grande mansuétude, elle se servira de vous comme d’un vulgaire sextoy en s’asseyant sur votre tronche, pour un facesitting d’anthologie. Attention tout de même à l’asphyxie, car enfoui sous ses fesses, difficile de bafouiller un safe word audible ou de faire un signe de secours, vu que vous n’avez plus de bras. À moins de se tordre comme un appât à deux doigts d’être accroché à l’hameçon de la pécheresse.

    ver-une-caricature-stupide-fou-tee-shirts-t-shirt-hommeFaire mordre la poussière à son partenaire, quel intérêt pour la nana ?

    Si les mecs ne peuvent pas échapper aux bimbos à plat ventre au détour d’un spam, d’un kiosque à journaux ou d’une pub dans le métro, pour les femmes, profiter de mecs dans le même état d’abandon, c’est beaucoup plus rare. Mais il y a quand même deux professions masculines où les filles ont la chance d’admirer quasi systématiquement un gars à quatre pattes voir à plat ventre, raie du cul apparente : plombier et dépanneur informatique. Ces derniers passent sous le bureau et se retrouvent nez à nez ou plutôt nez à pieds avec les escarpins aux talons parfois vertigineux.

    Avoir un homme à ses pieds, lui demander n’importe quoi sans avoir à lui dire merci, ça peut être très excitant. C’est aussi une bonne façon de se foutre de sa gueule, de régler des vieux comptes, lui faire manger les acariens à ce vaurien, depuis le temps qu’il repousse le moment de passer l’aspi. « Les plates excuses, c’est fini ! Tu n’es qu’un insecte rampant. Ce soir, ce ne sera pas « baisons » mais baygon vert ! » (contre insectes rampants, cafards, fourmis, action immédiate et longue durée, comme dit la pub.)

    Il peut être très plaisant de faire rouler le vermisseau sous ses pieds, un peu comme pousser un gros boudin, ça rappelle l’émission culte Interville. Et puis, comme expliqué plus haut, la demoiselle ou la dame pourra utiliser l’asticot tel un objet sexuel, en bonne entomologiste zoophile. Elle peut faire un trou dans le drap ou le papier film, juste au niveau du zboub.

    353-0Mais votre amour propre est sauf, elle ne pourra pas vous traiter de « bite sur patte », puisque vous n’en avez plus, des papattes. Reste pour elle à s’empaler gaiement sur votre appendice. Concentrez-vous uniquement sur votre érection. Le reste n’a plus aucune importance vu le ridicule dans lequel vous êtes vautré, plus rien à réussir, plus d’objectif à atteindre, le nirvana post productiviste en somme.

     De notre contributrice Emma du blog Paris Derrière, blog sur les frasques du Paris érotique.

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  • Sunday 17 September 2017 - 12:15
    Résumé : Quand, après des années de combats acharnés , deux organisations secrètes et rivales sont contraintes d’allier leurs forces, une seule personne semble en mesure de les aider à conclure cette paix nécessaire : Myfanwy Thomas, la très fantasque … Continue reading
  • Sunday 17 September 2017 - 10:05

    J’ai le plaisir de vous annoncer la parution aux éditions ActuSF, le 5 octobre 2017, du Guide de la SF & de la fantasy de Karine Gobled (oui, je parle de moi à la troisième personne du singulier, mais pour ceux qui ne le savent pas que c’est moi, je préfère le préciser). La couverture […]

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  • Sunday 17 September 2017 - 08:00

    La-porte-d-Abaddon.jpgLa série The Expanse avait commencé pour moi par un premier tome tirant vers le suspense horrifique, un élément qui avait ralenti ma lecture. J'étais pourtant allée au bout, charmée par la profondeur des personnages et la complexité de la narration à plusieurs voix.

    Le second tome a été un coup de foudre : l'horreur avait cédé le pas devant des leviers narratifs plus aisés pour moi, les personnages étaient extraordinaires, la narration parfaitement bien menée.

    Nous voici donc arrivés à ce troisième tome.

    Le résumé : Un objet non identifié opérant sous les nuages de Vénus est apparu dans l’orbite d’Uranus, où il a construit une porte massive qui mène à un hyperespace désolé.
    Jim Holden et l’équipage du Rossinante font partie d’une vaste flotte de navires scientifiques et militaires chargés d’examiner le phénomène. Mais une intrigue complexe se trame dans leur dos, visant à l’élimination pure et simple d’Holden. Les émissaires de la race humaine en sont à devoir décider si la porte est une opportunité ou une menace, sans imaginer que le plus grand danger est peut être celui qu’ils ont apporté avec eux.

    Mon avis : Bien que je l'aie terminée en deux temps trois mouvements, happée par les personnages et le récit, je ressors néanmoins déçue de cette lecture. La raison ? L'unité de temps, de lieu et d'action. Enfin, ce qui, dans cette série ressemble le plus à la parfaite trinité. Pourtant, comme d'habitude, chaque chapitre aborde un personnage différent, l'ensemble constituant une toile tissée de ces récits entrecroisés. J'ai malgré tout trouvé le récit linéaire et prévisible, ce qui n'avait jamais été le cas jusqu'ici. Sans doute parce qu'on comprend rapidement que tous les personnages vont se rejoindre, que de fait ils se rejoignent vite, dans le même espace relativement confiné, et qu'on commence à s'ennuyer ferme en attendant la résolution.

    On retrouve pourtant nos personnages préférés (Holden et sa clique, ainsi que les mystérieuses apparitions de Miller, pourtant *alerte spoiler* mort à la fin du premier tome). De nouveaux personnages, comme la pasteure méthodiste Anna et la fille de Mao, sont intégrés au récit, avec plus ou moins de réussite, d'ailleurs. Le profil psychologique de la demoiselle Mao est franchement mal travaillé, on a du mal à la croire vraie. Et celui de la pasteure, bien que meilleur, est assez téléphoné.

    En réalité, ce qui occupe environ les deux-tiers du livre aurait pu tenir en une dizaine de pages, et on aurait pu passer à la suite, qui promet d'être autrement passionnante, beaucoup plus vite, sans rien enlever à l'histoire ni aux personnages.

    Bref, ce troisième tome est le maillon faible. Dommage, parce que la couverture est magnifique. Cela dit, je me jetterai sur le quatrième comme une morte de faim, en novembre prochain, car la résolution de ce troisième tome ouvre littéralement la porte à des potentialités infinies.

     

    Ce billet constitue ma troisième participation à la huitième saison du Summer Star Wars de M. Lhisbei, porté par Lhisbei et Excel Vador, bénis soient leurs noms dans toutes les galaxies connues et inconnues.

    1828409386.jpg

  • Saturday 16 September 2017 - 15:00

    Le 4 septembre, nous vous proposions un deuxième et dernier concours pour le Summer Star Wars Rogue One. En partenariat avec les éditions Pocket, nous avions deux exemplaires de Star Wars Episode VII – Le Réveil de la Force d’Alan Dean Foster, la novélisation officielle du film, à vous faire gagner. Le concours s’est terminé […]

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  • Saturday 16 September 2017 - 12:13

    CVT_Dosadi_1802.jpegGenre : Ils sont fous ces batraciens.

    Résumé : Sur Dosadi, il n'y a qu'une ville, Chu. Elle compte plus de quatre-vingt-dix millions d'habitants et autour de ses murs, sur la Bordure, s'en pressent au moins trois fois autant. Le reste de la planète est désert. Parce que le sol, les plantes et les animaux, l'air et l'eau contiennent des poisons pour les deux races intelligentes qui peuplent chu, les humains et les Gowadchins. Le seul espoir de survie réside dans les usines purificatrices de Chu. Les habitants de Dosadi ne voient jamais les étoiles. Leur ciel est laiteux. Surpopulation, mort facile, confinement Dosadi, c'est l'enfer. Cerné par le Mur de Dieu. Mais qui joue à Dieu ? Quelle expérience monstrueuse se déroule depuis des générations sur Dosadi ? C'est ce qu'aimerait découvrir Jorj McKie, envoyé extraordinaire du Bureau du Sabotage et ami d'une étoile Calibane. Et aussi Keila Jedrik, native de Dosadi et bien décidée à s'en sortir. 

    Mon avis : Voilà un livre à la fois très intéressant, très déroutant et pas forcément toujours réussi. L'histoire se déroule en réalité sur deux plans : celui de Dosadi elle-même, dans les rouages extrêmement complexes du pouvoir de la ville infernale de Chu, et celui de l'univers en dehors de Dosadi, là où le monde de la sentience ignore superbement l'existence de cet enfer. Les Gowadchins, sorte de crapauds grégaires et intelligents, constituent un antagoniste révélateur pour l'humanité. Le fil du récit se déroule très lentement au départ, se perd dans une foultitude de détails qui n'auront au final pas forcément d'éclairage sur leur utilité. Cela rend la lecture déroutante et parfois ardue. Cependant, comme toujours chez Herbert, la réflexion politique, sociale et juridique, c'est à dire, au final, philosophique, est poussée dans ses retranchements. Herbert joue la carte de la logique jusqu’au-boutiste, en particulier dans le domaine juridique, de façon étonnante. En cela, le récit atteint des limites que je n'imaginais pas (il faut dire que ma culture dans les domaines suscités est plus que balbutiante).

    Je dois donc admettre (sans honte), que je n'ai pas tout compris, mais que j'ai retenu de cette lecture un questionnement tout à fait dérangeant sur l'évolution des sociétés sentientes. Je la recommande.

     

    Ce billet constitue ma deuxième participation à la huitième saison du Summer Star Wars de M. Lhisbei, porté par Lhisbei et Excel Vador, bénis soient leurs noms dans toutes les galaxies connues et inconnues.

    science-fiction, space opera

  • Saturday 16 September 2017 - 10:24
    Oh mais c'est tellement ça ! ><
    (Permalink)
  • Friday 15 September 2017 - 17:00

    Lire les premiers billets des Imaginales 2017 : C’est parti, Bilan à chaud, Auteurs en dédicace, Nos dédicaces, Les conférences du jeudi et celles du vendredi. Reprenons les billets sur les Imaginales. Nous sommes donc samedi, il est 9 h et nous petit déjeunons avec Sofia Samatar, Solenne Dubois, Cédric (blogueur suisse polyglotte). Ce petit-déjeuner […]

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  • Friday 15 September 2017 - 13:02

    C'est à partir de ce samedi 16 septembre prochain que débute la Semaine Européenne de la Mobilité 2017 (coïncidence ou non, cela tombe toujours la semaine de mon anniversaire, c'est un signe...). L'objectif de cet événement, qui existe depuis 16 ans maintenant, vise "à inciter les citoyens et les collectivités à opter pour ...
  • Friday 15 September 2017 - 12:29

    Deux fois deux voies contournant Saint-Etienne par le sud.

    L’affaire est entendue : il n’y a plus d’argent pour les grands projets et la priorité va désormais officiellement aux « transports du quotidien ». Depuis le début de l’ère Macron, cette doctrine s’applique aux lignes de chemin de fer, canaux et autres aéroports. Le chef de l’État en a lui-même fait une démonstration éclatante le 1er juillet dernier, lors de l’inauguration de la ligne à grande vitesse Paris-Rennes (à lire ici).

    Et pour les autoroutes ? La logique voudrait que l’on renonce à la construction des nouveaux axes, grand contournement ouest de Strasbourg, élargissement de l’autoroute A480 à Grenoble ou doublement du barreau entre Lyon et Saint-Étienne, par exemple. Ces infrastructures ont été envisagées, soutenues, parfois décidées, car elles sont censées « désaturer » les voies existantes. Pas si sûr. On sait ce qu’il advient lorsque s’ouvre un nouvel axe routier : les usagers s’y engouffrent en masse (un exemple ici), pariant sur la fluidité retrouvée, et quelques mois plus tard, le nouvel axe est aussi encombré que celui qu’il était censé désaturer.

    Point de covoiturage, en Seine-Saint-Denis.

    Autocar et covoiturage. Une solution consiste à mieux utiliser les autoroutes existantes : y faire passer plus de monde, dans des cars plutôt que dans des voitures, ou alors dans les voitures, mais à plusieurs et non tout seul. Ceci est une proposition tout à fait sérieuse : les concessionnaires autoroutiers eux-mêmes, ces grands méchants, réunis en congrès à Strasbourg, en juin, ne parlaient que de « remplir les tuyaux » et d’«occuper les voitures». Sans toutefois se résoudre à renoncer à leurs projets de contournements et autres rocades. Pas fous. 

    Lors des « Assises de la mobilité », la grande consultation sur les déplacements qui s’ouvre mardi 19 septembre et débouchera sur une loi en 2018, il sera question de covoiturage. Directeur adjoint du cabinet de la ministre des transports, Julien Dehornoy l’a confirmé le 14 septembre lors d’une conférence consacrée aux « zones de moyennes densité » organisée par le Shift Project de l’expert Jean-Marc Jancovici. « Parmi les enjeux de ces Assises figurent l’essor du vélo, d’une part, et du covoiturage, d’autre part », a indiqué le conseiller ministériel.

    A ce sujet: Covoiturage, autopartage, vélo: les trois trucs efficaces qui ne coûtent presque rien (janvier 2014)

    Le périphérique parisien, fluide ou presque.

    1,07 personne par voiture. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. « On dit sans cesse que les transports en Ile-de-France sont saturés. Mais avec 1,07 personne par voiture, occupant chacune une superficie de 12 m², les autoroutes sont-elles vraiment saturées ? », interroge M. Dehornoy. En d’autres termes, pour optimiser les axes reliant la périphérie à la capitale, et donc, contrairement aux attentes des autoroutiers, éviter d’avoir à en construire d’autres, il faut concentrer les personnes et leurs véhicules. Et réserver une voie au covoitureurs et aux autocars.

    Ce n’est pas nouveau : Pour délester le RER, Vinci rêve de réhabiliter l’autocar (juin 2014)

    Cette méthode présente un double avantage : les personnes voyageant à plusieurs, en voiture ou en car, disposent d’une priorité, sur la voie de gauche, par exemple. Et les autres, seuls dans leur habitacle, sont cantonnés sur la voie de droite, dans les bouchons, et donc incités à faire autrement. L’intérêt général prime sur les intérêts particuliers.

    C’est exactement ce que prônent certains concessionnaires autoroutiers, conscients que les pouvoirs publics finiront par s’intéresser au potentiel spatial que représentent leurs autoroutes. Des voies réservées aux cars existent d’ailleurs déjà, par exemple à l’approche de Marseille, sur l’autoroute A51, sur les autoroutes A1 et A6, en Ile-de-France, ou sur l’A10, dans l’Essonne, au sud de Paris.

    Covoiturage, à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis).

    Covoiturage des courtes distances. Voilà qui ouvre enfin une opportunité au « covoiturage domicile-travail ». Tout le monde connaît le covoiturage de longue distance, popularisé par Blablacar. Depuis quelques années, toute une série de start-ups plus ou moins pérennes se lancent, pleines d’espoir, dans le covoiturage de proximité, espérant convaincre Monsieur José, de Croissy-Beaubourg, de monter dans la voiture de Madame Irma, de Ferrières-en-Brie, puisqu’ils travaillent tous les deux dans le même openspace, à Paris.

    Même Blablacar a lancé un service de covoiturage de courtes distances, baptisé Blablalines. Et le lundi 18 septembre, Ile-de-France mobilités (l’ex-Stif) organise un colloque sur le covoiturage.

    Mais pour l’instant, malgré des incitations plus ou moins efficaces, ça ne marche pas. C’est que Madame Irma et Monsieur José n’ont pas exactement les mêmes horaires. A 10 minutes près. Aujourd’hui, le seul covoiturage domicile-travail qui fonctionne est celui de moyenne distance, entre collègues qui se rendent ensemble au travail ou effectuent une mission professionnelle.

    Arriver à l’heure. Selon ses adeptes, le covoiturage permet d’abord d’économiser de l’argent, puis de converser aimablement avec leurs collègues de travail, voire de sauver la planète. Avec des voies réservées, le covoiturage permettra aussi d’arriver à l’heure et d’être certain de son temps de parcours. Des avantages appréciables et qui correspondent parfaitement à la priorité aux « transports du quotidien » vantée par le gouvernement.

    Olivier Razemon (l’actu sur Twitter, des nouvelles du blog sur Facebook et des pictogrammes sur Instagram).

    Et comment faire pour contrôler que la voie est bien empruntée par des covoitureurs? Une réponse ici, avec le radar qui contrôle le covoiturage (juin 2015)

     

     

     

     

     

  • Friday 15 September 2017 - 10:33
    Une journée sans voiture vise à expérimenter dans le monde ce que peut être la vie sans voiture. Cette journée est pour les piétons, les cyclistes et les transports en Lire la suite...
  • Thursday 14 September 2017 - 12:49
    Et là je suis sûr que Google va nous sortir un argument du genre: Non mais ne vous inquietez pas, c'est pas pour monopoliser la technique, c'est pour vous protéger afin que des méchants n'essaient pas de déposer un brevet pour vous faire du mal, parce que nous, on est des gentils.
    (Permalink)
  • Wednesday 13 September 2017 - 23:11
    Un très bon et inquiétant article qui montre que nos voitures nous appartiennent de moins en moins. Et que potentiellement des entreprises privées pourraient décider de notre mort.
    (Permalink)
  • Wednesday 13 September 2017 - 10:12
    Tribune. Julien Demade, chercheur au CNRS et auteur de « Les Embarras de Paris ou l’illusion techniciste de la politique des déplacements« , défend la réduction de la capacité de circulation automobile Lire la suite...
  • Tuesday 12 September 2017 - 01:22
    D'excellents rappel sur la vie privée à lire et faire lire.
    (Permalink)
  • Monday 11 September 2017 - 05:16
    Sur Hubic, si vous avez une erreur en essayant de partager un dossier, voici la solution:

    Avec l'interface web, copiez juste le dossier en question dans un autre répertoire de votre espace de stockage et effacez l'ancien.  Et c'est bon !

    La cause ?  Il semble que rclone ne fonctionne pas tout à fait pareil que le client web et n'insère pas les mêmes méta-données, provoquant ce problème de partage.
    (Permalink)
  • Thursday 07 September 2017 - 05:19
    100 000 erreurs pour 1 terroriste arrêté: Les algorithmes pour détecter le terrorisme font énormément de dégâts colatéraux. Des vies impactés ou détruites. Bonjour le coût social.
    (via Tristan Nitot)
    (Permalink)
  • Tuesday 05 September 2017 - 13:00
    Au mois de septembre, tous les romans de Jean-Marc Ligny sont à 4,99 € en numérique. Une bonne occasion...
  • Monday 04 September 2017 - 01:04
    Aux Etats-Unis, les bases de données de machines à voter ont été piratées. Se sont retrouvés dans la nature 1,8 millions d'identités, avec noms, prénoms, adresses, date de naissance, numéro de sécurité sociale, et affiliations aux partis politiques.
    Une raison de plus d'éviter ces saloperies de machines à voter.
    (Permalink)
  • Sunday 03 September 2017 - 18:50
    Résumé : Depuis des décennies, Pornarina ensanglante secrètement l’Europe. Les rares à connaître son existence – les pornarinologues – l’ont surnommée la-prostituée-à-tête-de-cheval. Elle serait coupable de dizaines d’homicides. À plus de quatre-vingt-dix ans, le Dr Blažek est un tératologue renommé. … Continue reading
  • Sunday 03 September 2017 - 10:00

    Voici les parutions septembre 2017 en littérature de l’imaginaire. Cette liste est non exhaustive. Je vous invite à signaler toute parution oubliée dans les commentaires sous le billet. Actes Sud Zero K de Don DeLillo Actes Sud Exofictions 2312 de Kim Stanley Robinson Actusf Naos Mission M’Other de de Pierre Bordage et Melanÿn Actusf Helios […]

    Cet article Parutions septembre 2017 est apparu en premier sur RSF Blog.

  • Saturday 02 September 2017 - 09:47

    Comme chaque année, le jury des Eurobike Awards a rendu son verdict. La sélection est souvent de qualité, et comporte d'ailleurs fréquemment, comme c'est le cas cette année, des produits dédiés vélo urbain. "C'est formidable de voir comment l'industrie cycliste se concentre de plus en plus sur le sujet de ...
  • Friday 01 September 2017 - 17:00

    Je suis en retard sur le bilan du mois d’août. Tout le monde prépare sa rentrée ? Moi c’était le 31 juillet autant dire que les vacances sont loooooiiiin derrière. Quel bilan de lecture pour août ? Quelles ont été les entrées du mois ? La PAL baisse-t-elle ? Passons tout ça en revue. Du […]

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  • Friday 01 September 2017 - 13:47
    Un très bon billet.
    Et oui, l'éducation sexuelle est juste à chier dans notre société.
    (Permalink)
  • Friday 01 September 2017 - 13:10
    Lors du match de football France-Pays-Bas hier (qualificatif pour la coupe du Monde 2018), voici le slogan publicitaire de Volkswagen qui s’affichait dans le stade et donc à la télévision: Lire la suite...
  • Thursday 24 August 2017 - 03:23
    Sous le coude: La liste des jeux Linux en promo actuellement sur Steam, les plus récents en premier.
    (Permalink)