KrISS feed 8 - Un simple et superbe (ou stupide) lecteur de flux. Par Tontof
  • Thursday 02 November 2017 - 14:27
    Vous avez un compte Steam ?

    GOG Connect vous permet de récupérer une copie sans DRM de certains jeux que vous avez dans votre bibliothèque Steam.

    - C'est totalement gratuit.
    - Cela ne marche que pour certains jeux.
    - Cette possibilité est parfois limitée dans le temps pour un jeu.

    Connectez-vous sur votre compte Steam, et allez à cette adresse: https://www.gog.com/connect

    Pour savoir quels jeux sont concernés: http://steamcommunity.com/groups/gogco/discussions/0/357288572115294089/
    (Permalink)
  • Thursday 26 October 2017 - 11:44
  • Monday 23 October 2017 - 11:28
    Dans la série « Windows vous espionne toujours plus », je veux la carte du "système anti-triche dans les jeux".
    Les systèmes anti-triche dans les jeux vidéo ont toujours existé, mais Microsoft propose maintenant cette couche de protection/surveillance directement au niveau du système d'exploitation.

    Les développeurs de jeux devront explicitement l'utiliser, et l'utilisateur final devra explicitement l'activer pour pouvoir jouer aux jeux utilisant ces systèmes.

    C'est pratique, Microsoft pourra se dédouanner: Ah mais on ne force personne !
    Oui bien sûr, puisque pour pouvoir jouer aux jeux utilisant ce système, les utilisateurs devront activer ce système de surveillance. :-(
    (Permalink)
  • Monday 23 October 2017 - 11:18
    C'est franchement pénible d'entendre tous ces gens dire que si c'est naturel, c'est forcément bon/bien, et si c'est artificiel c'est forcément mal. Il ne faut pas confondre l'un et l'autre.

    Les lunettes, les pacemakers, les médicaments et internet ne sont pas naturels. Pourtant, je ne pense pas qu'on puisse dire qu'ils sont "mal".

    La tétradotoxine est l'un des plus violents neurotoxiques de la planète. C'est 100% naturel, produit par le poisson Fugu.
    L'infanticide et le viol sont présents chez de nombreuses espèces. C'est 100% naturel. Est-ce que c'est bon ?
    Le pétrole brut est l'un des pires polluants de la planète. Pourtant, c'est du 100% naturel !

    Vous voyez où je veux en venir ?

    Quand quelqu'un me sort l'argument du «naturel», «pas naturel» ou «contre-nature», je dégaîne immédiatement mon bullshitomètre.
    Il faut arrêter cette instrumentalisation du "naturel".
    (Permalink)
  • Monday 23 October 2017 - 10:58
    Vous vous souvenez de Denuvo, ce système anti-piratage qui devait mettre un terme au piratage des jeux vidéo ?
    La plupart des jeux qui utilisent ce système sont crackés dans les jours qui suivent leur sortie, et certains le jour même.
    (Permalink)
  • Monday 23 October 2017 - 10:09
    La société occidentale et le Chrisiannisme ont infecté l'Islam avec l'homophobie et le patriarcat.
    (Permalink)
  • Saturday 21 October 2017 - 12:02

    De communications en directives, l’incurie de la Commission européenne dans le domaine de la technologie et des contenus en ligne apparaît de plus en plus clairement.

    Faisant fi des avis des experts, voire des rapports qu’elle a elle-même commandés, la Commission s’entête à proposer des solutions imparfaites et simplistes à des problèmes complexes. Une de ses dernières initiatives le prouve une fois de plus et ne fait que rajouter à l’inquiétude de tous les défenseurs des libertés numériques et de la vie privée.

    Filtres de publication, droit d’auteur et poudre de perlimpinpin

    Par Glyn Moody, source : Copybuzz
    Traduction à 20 mains par simon, satanas_g, QuoiQue, mo, FranBAG, Edgar Lori, goofy, Mika et dodosan

    Image par Stromcarlson.

    Le 28 septembre, la Commission européenne a dévoilé une initiative de grande ampleur pour s’attaquer au « contenu illicite en ligne ». Comme c’est souvent le cas lorsque des politiciens veulent avoir l’air de « faire quelque chose » au sujet du terrorisme, il y a beaucoup de mauvaises idées.

    Le cœur de cette initiative est un plan pour encourager les plateformes en ligne à renforcer « la prévention, la détection et la suppression proactives des contenus illicites en ligne incitant à la haine, à la violence et au terrorisme ».  De manière insistante, ces idées sont présentées comme des « orientations et des principes ». C’est parce que tout repose sur le libre consentement. Sauf que la Commission a clairement dit que si ce système volontaire n’est pas adopté par des entreprises comme Facebook ou Google, elle promulguera de nouvelles lois pour leur forcer la main. La Commission est pressée de voir les résultats de ces efforts volontaires, et des projets de loi pourraient être mis sur la table dès mai 2018.

    Une de ces mauvaises idées imposerait aux plateformes en ligne de travailler conjointement avec des signaleurs de confiance – « des entités spécialisées disposant d’une expertise en matière de contenu illicite ». Ils peuvent bien être experts, mais ils ne sont pas juges, ce qui implique que la Commission voudrait que Facebook et Google mettent des contenus hors ligne sans avoir besoin de se soucier de ce qu’un juge considérerait réellement comme illégal.

    Mais la pire idée, et elle apparaît plusieurs fois dans les derniers plans de la Commission, est l’utilisation omniprésente et systématique de filtres de publication. Dans un document de 20 pages détaillant la proposition intitulée « Communication sur la suppression des contenus illicites en ligne – Vers une responsabilité renforcée des plateformes en ligne » l’accent est mis sur « l’utilisation des technologies pour détecter les contenus illicites ». En particulier, l’utilisation et le développement futur de la détection automatique et des technologies de filtrage sont encouragés.

    Une des principales raisons pour lesquelles la Commission européenne place tant d’espoirs dans l’automatisation pour résoudre les problèmes de contenus illégaux est qu’elle croit apparemment que « dans le domaine du droit d’auteur, la reconnaissance automatique des contenus s’est avérée être un outil efficace depuis de nombreuses années ». Sauf que cela n’est pas vrai. L’eurodéputée Julia Reda (Parti pirate) a écrit un article de blog instructif qui détaille neuf façons bien distinctes dont les filtres de publication échouent. Ce faisant, ils causent de nombreux dégâts collatéraux, particulièrement en matière de droits fondamentaux.

    Une réponse à cette démonstration fracassante de l’échec des filtres de publication est de concéder qu’ils sont imparfaits, mais dire ceci montre simplement que davantage de recherches sont nécessaires pour les améliorer. C’est l’argument classique du cherchez plus fort qui est souvent utilisé pour défendre la création de portes dérobées dans les logiciels de chiffrement. Bien que les experts en sécurité expliquent unanimement et de façon répétée qu’il n’est pas possible de créer une vulnérabilité qui soit utilisable seulement par les autorités et qui ne soit pas vulnérable aux attaques de criminels ou d’acteurs étatiques malveillants, les gouvernements persistent à croire qu’ils savent mieux que les experts, et que les entreprises devraient juste le faire. Et des vulnérabilités sont donc implémentées. Même si les gens qui comprennent le fonctionnement des filtres de publication expliquent patiemment qu’il est impossible de traduire l’extrême complexité du droit d’auteur dans les règles de filtrage pouvant être appliquées automatiquement et correctement, les autorités continuent de prôner ce supposé remède miracle.

    Appelons cela le mirage de la « poudre de perlimpinpin numérique » – la croyance que l’on peut traiter tous les problèmes du monde réel avec de la technologie, et qu’ils seront résolus, juste comme ça. La Commission européenne est une grande adepte de cette poudre de perlimpinpin, comme le montre clairement sa demande de mettre en place des filtres de publication dans la directive sur le droit d’auteur et le nouveau cadre destiné à s’attaquer au contenu illégal. L’annonce de la semaine dernière est un signe inquiétant qu’elle est loin de comprendre que les filtres de publication ne sont pas une solution pratique pour la question du droit d’auteur en ligne, et qu’elle s’entête au contraire dans cette direction et l’étend désormais à d’autres domaines.

    La Commission européenne est bien au courant que l’Article 15 de la directive sur le commerce électronique interdit explicitement aux États membres d’imposer « une obligation générale de surveiller les informations qu’ils transmettent ou stockent, ou une obligation générale de rechercher activement des faits ou des circonstances révélant des activités illicites » En mettant en avant la « responsabilité avancée des plateformes en ligne », comme le fait la première page de la communication du 29 septembre, la Commission semble souligner que sa nouvelle approche impose dans les faits une « obligation générale » à ces entreprises de filtrer tous les contenus mis en ligne qui correspondraient à une vaste gamme de « contenu illégal ». On imagine aisément la Cour de justice de l’Union européenne invalider toute tentative d’inscrire cette « responsabilité avancée » dans la loi.

    Au-delà du fait qu’ils ne fonctionneront pas et qu’ils sont illégaux du fait de la directive sur le commerce électronique, il y a une autre raison pour laquelle les filtres de publication de l’article 13 devraient être abandonnés : il n’existe aucune preuve de leur nécessité. Tout comme la Commission européenne a joyeusement propagé l’idée fausse selon laquelle le filtrage automatique fonctionne, elle a aussi docilement accepté la rumeur selon laquelle les copies non autorisées d’œuvres soumises au droit d’auteur seraient un désastre pour l’industrie du droit d’auteur et les artistes.

    Comme nous l’avons récemment appris par la publication tardive d’un rapport capital qui a coûté à la Commission européenne la somme princière de 369 871€, les faits montrent le contraire. Il est évident que la Commission a essayé d’enterrer sa propre analyse, payée par les citoyens européens, probablement parce que les résultats ne convenaient pas à son projet d’introduire des peines toujours plus fortes aux infractions au droit d’auteur. Comme l’admet le rapport, globalement, « les résultats ne montrent pas de preuves statistiques solides d’une modification des ventes due au non-respect du droit d’auteur en ligne ».

    Deux domaines spécifiques ont été touchés par le partage non autorisé : les nouveaux films ont été affectés défavorablement, tandis que pour les jeux, la consommation illégale a mené à plus de ventes légales. C’est un signe de l’approche biaisée de la Commission européenne sur ce sujet : ses économistes ont publié une synthèse à propos des effets négatifs du téléchargement sur les films, mais ont omis de mentionner l’effet positif qu’il avait sur les jeux.

    Cette mauvaise foi rend encore plus irritant l’acharnement de la Commission à vouloir trouver une solution technologique illusoire à un problème inexistant. Si elle avait le courage d’admettre la vérité sur la nature non problématique du partage non autorisé d’œuvres soumises au droit d’auteur, elle n’aurait pas à promouvoir des propositions stériles comme les filtres de publication dont on sait qu’ils nuiront immensément au monde en ligne ainsi qu’au Marché unique numérique de l’UE.

     

  • Friday 20 October 2017 - 18:00

    Nous avons déjà interviewé Aryeom au sujet de son projet de film d’animation ZeMarmot.

    Dessinatrice qui publie sous licence libre, elle ne pouvait pas être absente de notre série de l’été. Elle a été un peu retardée par un événement sympathique. On n’en dira pas plus parce que nous, on respecte la vie privée. ;)

    Bonjour Aryeom. Est-ce que tu peux te présenter ?

    Bonjour. Je suis Aryeom, la réalisatrice du film d’animation « ZeMarmot ».

    Je suis coréenne. Je suis venue en France après avoir étudié le film d’animation à l’université en Corée et voyagé dans divers pays pendant 2 ans. J’ai réalisé deux court métrages d’animation, quelques films institutionnels et j’ai aussi travaillé pour d’autres réalisateurs.

    J’utilise Linux depuis 2012.

     

     

     

    Ton immense sourire est connu dans tous les événements du Libre. Tu vas partout ?

    C’est vrai ? Hahaha !

    Photo Patrick David – licence CC-BY-SA

    Depuis quelques années, suite au projet ZeMarmot, j’ai participé à beaucoup d’événements pour faire la publicité du projet.

    Mais maintenant, je préfère ne pas faire trop d’événements jusqu’à la fin du projet.

    On a quand même des conférences et des ateliers en octobre dans des bibliothèques parisiennes (pour le festival NUMOK) et un événement en novembre à Nice (JM2L).

    Des sources d’inspiration ? Des artistes qui t’ont donné envie de les égaler ?

    Je n’ai pas de liste exacte d’artistes. Je me laisse influencer petit à petit par des œuvres que j’ai vues, senties et écoutées dans ma vie.

    De plus en plus, je veux voir et faire des expériences variées et essayer plein de choses.

     

    Est-ce que les différences culturelles entre la Corée du Sud et la France t’ont conduite à modifier ta façon de dessiner ?

    Pour moi, le dessin est l’art le plus libre. Il n’y a rien entre mon dessin et moi que ce soit en Corée ou en France. Je fais ce que je veux. Quand je crée, j’oublie que je suis en Corée, en France ou dans un autre pays. Sauf bien sûr pour des raisons matérielles, par exemple si je ne peux pas trouver un pinceau d’une marque particulière que je trouve seulement en Corée dans les magasins de fournitures d’arts, etc.

    Mais bien entendu, d’un jour à l’autre en fonction de mes émotions, ma psychologie change. Avec l’âge, ma vision du monde change aussi. Tout cela affecte mon art.

     

    Mais cela n’a rien à voir avec le pays où je suis.

    Pourquoi publier sous licence libre ?

    C’est par conviction que mon projet apporte sa pierre pour un monde meilleur. Est-ce le meilleur chemin ? Je ne sais pas mais j’essaie.

    C’est aussi une sorte de défi pour savoir s’il est possible d’en vivre.

    Quelles sont les licences que tu utilises ?

    CC BY – SA.

    On a décidé ensemble la licence avec Jehan, le scénariste et développeur de ZeMarmot.

    Je préfère cette licence. Quand j’étais petite, j’ai vu ce film ‘Un monde meilleur’ de Mimi Leder.

    Un garçon aide trois personnes, et il obtient des personnes qu’il aide une promesse en guise de récompense. La règle : aider trois autres personnes comme lui et faire passer la promesse.

    CC BY – SA est dans cet esprit : « Utilisez librement ce que j’ai fait. Et laissez ouvert pour les autres ». J’espère qu’il y aura un cercle vertueux avec ZeMarmot.

    Est-ce que tu arrives à vivre de ton art ou est-ce que tu as un vrai travail sérieux à côté ? :)

    Oui et non.

    Grâce au financement participatif (patreon et tipeee), je touche quelques salaires de LILA pour la production de ZeMarmot. Mais pas beaucoup et clairement pas assez pour en vivre.

    Alors si je trouve d’autres projets rémunérés, je les prends. Heureusement qu’il y a aussi du travail dessin ou design.

    Comment dessines-tu ? Est-ce que tu travailles plus volontiers avec un ordinateur ou à la main ?

    Je dessine ZeMarmot avec un ordinateur et une tablette sur Linux et GIMP. C’est plus facile pour modifier et faire du montage.

    J’aime beaucoup dessiner à la main aussi. Alors je choisis exprès de travailler manuellement pour d’autres projets. Quand j’utilise des matériaux physiques, je suis de bonne humeur.

    Je choisis mes outils de travail en fonction du projet.

    Tu es la seule spécialiste de l’animation parmi nos dessinateurices de l’été. Cette technique prend un temps fou. Tu n’es jamais découragée ?

    Non et oui.

    C’est vrai pour tout travail, mais l’animation en particulier définit des étapes très claires. S’il n’y a pas de scénario, il ne peut pas y avoir de storyboard, et ainsi de suite il ne peut pas y avoir de layout. Sans keyframe, il n’y a pas d’inbetween. La pré-production, la production et la post production sont ordonnées dans une progression clairement définie. Chaque étape est importante et a son charme. Et quand on obtient le résultat voulu dans l’animation d’un plan, on ressent une satisfaction intense.

    Ceci dit c’est mon premier projet de cette ampleur, et la durée entre chaque étape est plus longue que [pour] mes précédents projets. Donc oui, je suis souvent découragée depuis que j’ai commencé ZeMarmot.

    J’ai le cœur lourd car cela me prend plus de temps que prévu.

    Il y a beaucoup de personnes qui attendent ZeMarmot. Cela me rend heureuse mais me pèse aussi.

    Où en est ce projet ?

    Cette question me fait peur.

    ZeMarmot est mon plus long projet à ce jour (dans ma filmographie, mes plus longs films font 5 minutes) et avec un style graphique qui demande plus de travail que mes précédents films. Dans un précédent film de 5 minutes, nous étions deux, le travail de recherche a duré un an et demi et la production un an. Maintenant je suis seule et je fais deux trois minutes de plus sur ce pilote. Quand je participe à des événements ou réalise des projets externes, cela retarde encore plus le projet.

     

    L’animation d’une marmotte est un gros boulot !

     

    Certaines choses dans les logiciels libres ne sont pas encore au point. Il y a aussi des choses pour lesquelles j’ai dû progresser moi-même. Par exemple, je me suis rendu compte que je ne savais pas bien animer le mouvement animal alors qu’on a décidé de diminuer l’anthropomorphisme de la marmotte.

    Donc il reste pas mal de travail. Je ne pensais pas que ça prendrait tant de temps. Néanmoins j’y travaille dur. J’espère pour cette fin d’année, mais rien n’est moins sûr.

    On peut te suivre quelque part ? Un blog, les réseaux sociaux ?

    http://girinstud.io (Jehan se charge d’écrire la plupart des nouvelles) ou twitter @ZeMarmot ou @AryeomHan (twitter perso mais j’utilise très très peu).

    Et comme d’habitude sur le Framablog, on te laisse le mot de la fin.

    Merci beaucoup pour cette interview. J’ai passé plusieurs jours à essayer de trouver un mot de fin cool à vous dire, mais j’ai échoué. Alors je laisse un mot commun mais heureux : bonne journée !

     

    En savoir plus :

    Aryeom et le projet ZeMarmot donneront des conférences pendant le festival Numok à Paris

    Entre cette interview et sa publication, Jehan et Aryeom ont publié un appel à la solidarité pour les aider à remplacer du matériel défaillant. Pour leur permettre de poursuivre leurs contributions au logiciel et à la culture libre, n’hésitez pas à les soutenir sur Tipeee, Patreon ou en faisant un don à leur association LILA. Jehan est l’un des développeurs du projet Gimp.

    Tous les dessins sont d’Aryeom, licence CC-BY-SA.

    Created with GIMP

  • Thursday 19 October 2017 - 23:03

    Bon, voilà, je croyais finir la semaine tranquillement, et PAF ! Gattaz sort une énormité. Alors bon, c’était l’occaz de parler un peu de notre assurance chômage. Parce qu’en fait, je crois qu’en général, on ignore pas mal de trucs dessus (par exemple, vous saviez que c’était une association loi 1901 qui la gérait ?).

    Je ne garantis pas un article sans mauvaise foi ni exagérations, mais comme je ne raconte pas non plus n’importe quoi, vous pouvez retrouver les sources en bas.

    Sources :

    Pour aller plus loin :

    Télécharger “Réglons le problème du chômage” lf_027_reglons_le_probleme_du_chomage.zip – Téléchargé 83 fois – 1 MB

  • Tuesday 17 October 2017 - 17:30

    Raymond Rochedieu est, depuis des années, un pilier de l’équipe bénévole qui relit et corrige les framabooks. Quand ce perfectionniste a annoncé vouloir s’attaquer à la traduction et l’adaptation d’un ouvrage kolossal, personne ne pouvait imaginer la masse de travail qui l’attendait. Surtout pas lui !
    Personnage haut en couleur et riche d’une vie déjà bien remplie, ce papi du Libre nous offre aujourd’hui le fruit d’un travail acharné de plusieurs années. Framabook renoue ainsi le temps d’un précieux ouvrage avec sa tradition de manuels et guides.

    Markus Kohm, Raymond Rochedieu (traduction et adaptation), KOMA-Script. Typographie universelle avec XƎLATEX, Framabook, octobre 2017.

    KOMA-Script. Typographie universelle avec XƎLATEX

    Bonjour Raymond, si tu aidais nos lecteurs à faire connaissance avec toi ?

    Bonjour, je m’appelle Raymond Rochedieu et depuis une quinzaine d’année, lors de la naissance de mon premier petit fils, tout le monde m’appelle Papiray. Je suis âgé de 72 ans, marié depuis 51 ans, j’ai deux garçons et 6 petits-enfants.

    Je suis à la retraite, après avoir exercé des métiers aussi variés que : journaliste sportif vacataire (1959-1963), agent SNCF titulaire (1963-1967), VRP en machines-outils bois Guilliet (1967-1968), éducateur spécialisé (1968-1970, école d’éducateur de Reims), artisan imprimeur en sérigraphie (1970-1979), VRP (Textiles Florimond Peugnet – Cambrai, Éditions Paris-Match, Robert Laffont et Quillet, Laboratoires Messegué, Électro-ménager Vorwerk et Electrolux, Matra-Horlogerie JAZ…), puis ingénieur conseil, directeur commercial, artisan menuisier aluminier, avant de reprendre des études à 52 ans et de passer en 10 mois un BTS d’informaticien de gestion. Malgré les apparences, je ne suis pas instable, seulement curieux, « jusqu’auboutiste » et surtout socialement et individuellement responsable mais (très) indépendant, ce que j’appelle mon « Anarchie Utopiste » (expression qui, comme chacun le sait, vaut de l’or) : je rêve d’un monde où tous seraient responsables et égaux… mais ce n’est qu’un rêve !

    J’ai terminé ma carrière professionnelle comme intervenant en informatique, installateur, dépanneur, créateur de sites internet, formateur agréé éducation nationale, chambre de commerces et chambre des métiers et même jury BTS à l’IUT de Reims.

    Ton projet de traduction et de Framabook a été une œuvre de longue haleine et aboutit à un ouvrage massif. Comment tout cela a-t-il commencé ? Pourquoi as-tu entamé seul ce gigantesque labeur ?

    Je me suis tout d’abord intéressé à l’ouvrage de Vincent Lozano Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur LATEX sans jamais oser le demander (Ou comment utiliser LATEX quand on n’y connaît goutte) auquel j’ai participé, à l’époque, en qualité de correcteur. Mais 2008, c’est aussi, pour moi, une rupture d’anévrisme et 14 jours de coma dont je suis sorti indemne, bien que physiquement diminué.

    Puis j’ai enchaîné opération du genou droit, infection nosocomiale, prothèse du genou gauche, phlébite, re-opération pour éviter l’amputation, bref vous comprenez pourquoi j’ai mis du temps pour poursuivre le travail !

    J’ai cependant connu quelques moments de bonheur : deux stages de tourneur sur bois, à l’école Jean-François Escoulen d’Aiguines (83630) avec le « Maître » qui m’ont conduit à un premier projet : construire un tour à bois fonctionnant à l’ancienne sans électricité et raconter mon ouvrage, projet toujours d’actualité mais qui s’est fait croquer, l’âge aidant, par l’envie d’écrire mes souvenirs, moins de sport… car même la marche m’est devenue pénible… un refuge, mon bureau… l’ordi…et KOMA-Script…

    En réalité, ce n’est pas tout à fait ça. Début 2014, je rencontre une amie  qui se plaint de l’utilisation du logiciel Word, inadapté à son besoin actuel : à 72 ans, elle a repris ses études et prépare un doctorat de théologie. Chapeau, Françoise… elle a aujourd’hui 75 ans et elle est, je crois, en dernière année…

    Je cherche donc quels sont les outils utilisés par les « thésards » et les « doctorants », et je découvre LaTeX que l’on dit « créé par les Américains, pour les Américains » et mal adapté à la typographie du reste du monde. J’achète le livre de Maïeul Rouquette et découvre finalement cette perle qu’est KOMA-Script, à travers « Les fiches de Bébert » (voir liste de références plus bas).

    Ce qu’il en écrit me donne envie d’aller plus loin dans la connaissance de l’ouvrage de Markus KOHM, mais pour moi, c’est l’horreur : l’original en langue allemande n’existe que dans une traduction en langue anglaise.

    Et qu’est-ce qu’y fait, Papiray ? Hein ? Qu’est-ce qu’y fait ?

    Ben y contacte Markus Kohm pour lui demander l’autorisation de passer l’ouvrage en langue française et y demande à ses « amis » de Framasoft ce qu’ils en pensent… ou l’inverse… toujours est-il que Markus m’y autorise en date du 19 juillet 2014 et que mes amis de Framasoft me disent « vas-y, fonce », le début d’une aventure commencée en réalité en mai de la même année.

    Dans l’absolu, je n’ai pas l’impression d’avoir été réellement seul. La curiosité, la découverte des différents systèmes, les réponses – surtout par Christophe Masutti – aux questions posées, les lectures des multiples articles et ouvrages consacrés au sujet, les tests permanents des codes (dont les résultats n’étaient pas toujours ce que j‘en attendais), les erreurs de compilation non identifiées et dont il me fallait corriger la source…

    Et puis, pour tout avouer, je ne savais pas réellement où je mettais les doigts… une fois la machine lancée, fallait bien assurer et assumer…

    Tu as travaillé dur pendant longtemps et par-dessus le marché, les passes de révision des bénévoles de Framabook ont été nombreuses et t’ont souvent obligé à reprendre des détails, version après version. Comment tu as vécu ça, tu ne t’es jamais découragé ?

    Vu dans l’instance Framapiaf du 26 juillet 2017 à propos de l’utilisation d’une varwidth dans une fbox :

    Ce sont surtout les modifications de versions dues à Markus qui m’ont « obligé ».

    Comme je l’ai indiqué ci-dessus, j’ai démarré ce travail, en mai 2014, sur la base de la version de l’époque qui a évolué le 16 avril, le 15 septembre, le 3 octobre 2015, avant de devenir la v3.20 en date du 10 mai 2016, la v3.21 le 14 juin puis la v3.22 le 2 janvier 2017, enfin la v3.23 le 13 avril 2017 et chaque fois, pour coller à la réalité, je me suis adapté en intégrant ces modifications.

    De plus, Markus Kohm a multiplié des extensions et additifs publiés sur internet et j’ai décidé de les intégrer dans la version française de l’ouvrage. KOMA-Script est bien entendu le noyau, mais LaTeX, le système d’encodage abordé, m’était totalement inconnu. Je me suis inspiré, pour le découvrir à travers XƎLATEX, des ouvrages suivants qu’il m’a fallu ingérer, sinon comprendre :

    Cette liste n’est pas exhaustive et ne mentionne que les quelques ouvrages et sites parcourus le plus fréquemment.

    Quant au bon usage de la langue française, j’ai toujours, à portée de main,

    que je consulte régulièrement. En cas de doute, il me reste trois références françaises solides :

    Et j’ai navigué au hasard de mes hésitations (merci Mozilla), sur de nombreux sites que je n’ai pas cités dans mes références.

    Que leurs auteurs et animateurs ne m’en tiennent pas rigueur.

    Tu es donc passionné de LaTeX ? Pourquoi donc, quels avantages présente ce langage ?

    LaTeX — prononcer « latèk » ou « latèr » comme avec le « j » espagnol de « rota » ou le « ch » allemand de « maren » (machen), selon votre goût — est un langage de description de document, permettant de créer des écrits de grande qualité : livres, articles, mémoires, thèses, présentations projetées…

    On peut considérer LaTeX comme un collaborateur spécialisé dans la mise en forme du travail en typographie tandis que l’auteur se consacre au contenu. La fameuse séparation de la forme et du fond : chacun sa spécialité !

    Et ce KOMA-Script c’est quoi au juste par rapport à LaTeX ?

    LaTeX a été écrit par des Américains pour des Américains. Pour pouvoir l’utiliser convenablement il nous faut charger des paqs qui permettent de l’adapter à notre langue car les formats de papiers américains et européens sont très différents et les mises en page par défaut de LaTeX ne sont adaptées ni à notre format a4, ni à notre typographie.

    L’utilisation de KOMA-Script, outil universel d’écriture, permet de gérer la mise en page d’un ensemble de classes et de paqs polyvalents adaptés, grâce au paq babel, à de multiples langues et pratiques d’écriture, dont le français. Le paq KOMA-Script fonctionne avec XƎLATEX, il fournit des remplacements pour les classes LaTeX et met l’accent sur la typographie.

    Les classes KOMA-Script permettent la gestion des articles, livres, documents, lettres, rapports et intègrent de nombreux paqs faciles à identifier : toutes et tous commencent par les trois lettres scr : scrbook, scrartcl, scrextend, scrlayer

    Tous ces paqs peuvent être utilisés non seulement avec les classes KOMA-Script, mais aussi avec les classes LaTeX standard et chaque paq a son propre numéro de version.

    Donc ça peut être un ouvrage très utile, mais quel est le public visé particulièrement ?

    j’ai envie de répondre tout le monde, même si, apparemment, ce système évolué s’adresse d’avantage aux étudiants investis dans des études supérieures en sciences dites « humaines » (Géographie, Histoire, Information et communication, Philosophie, Psychologie, Sciences du langage, Sociologie, Théologie…) et préparant un DUT, une licence, une thèse et même un doctorat plutôt qu’aux utilisateurs des sciences « exactes » qui peuvent être néanmoins traitées.

    En réalité, je le pense aussi destiné aux utilisateurs basiques de MSWord, LibreOffice ou de logiciels équivalents de traitement de texte, amoureux de la belle écriture, respectueux des règles typographiques utilisées dans leur pays, désireux de se libérer des carcans plus ou moins imposés par la culture anglo-saxonne, même s’il n’est pas évident, au départ, d’abandonner son logiciel wysiwyg pour migrer vers d’autres habitudes liées à la séparation du fond et de la forme.

    Est-ce que tu as d’autres projets pour faire partager des savoirs et savoir-faire à nos amis libristes ?

    Oui, dans le même genre, j’ai sous le coude un ouvrage intitulé « Utiliser XƎLATEX c’est facile, même pour le 3e âge  » écrit avec la complicité de Paul Bartholdi et Denis Mégevand, tous deux retraités de l’université de Genève, l’Unige. Ces derniers sont les co-auteurs, en octobre 2005, d’un didacticiel destiné à leurs étudiants « Débuter avec LaTeX » simple, clair, plutôt bien écrit et dont je m’inspire, avec leurs autorisations, pour composer la trame de mon ouvrage qui sera enrichi (l’original compte 98 pages) et portera – comme son titre le laisse supposer – sur l’usage de XƎLATEX, incluant des développements et surtout des exemples de codes détaillés et commentés de diverses applications (mon objectif est de me limiter à 400 pages), mais ne le répétez pas…

     

     

  • Tuesday 17 October 2017 - 11:11

    L’actualité des champions de l’exploitation peu scrupuleuse des données personnelles est malheureusement toujours chargée… Gee nous propose un petit florilège (les sources sont données en fin d’article). Une façon d’illustrer à quoi Contributopia, notre toute nouvelle campagne, se veut une alternative un peu plus réjouissante…

    Sources :

    Crédit : Simon Gee Giraudot (Creative Commons By-Sa)

  • Tuesday 17 October 2017 - 11:07

    L’actualité des champions de l’exploitation peu scrupuleuse des données personnelles est malheureusement toujours chargée… Voici un petit florilège (les sources sont données en fin d’article). Une façon d’illustrer à quoi Contributopia, la toute nouvelle campagne de Framasoft, se veut une alternative un peu plus réjouissante…

    Sources :

    Télécharger “Bienvenue à Datastopia” dm_015_bienvenue_a_datastopia.zip – Téléchargé 14 fois – 725 KB

  • Thursday 12 October 2017 - 11:53