KrISS feed 8 - Un simple et superbe (ou stupide) lecteur de flux. Par Tontof
  • Sunday 24 September 2017 - 20:20
    Résumé : Carolyn était une jeune Américaine comme les autres. Mais ça, c’était avant. Avant la mort de ses parents. Avant qu’un mystérieux personnage, Père, ne la prenne sous son aile avec d’autres orphelins. Depuis, Carolyn n’a pas eu tant … Continue reading
  • Sunday 24 September 2017 - 14:00

    Cher(e)s ami(e)s, le Summer Star Wars Rogue One par Mr Lhisbei s’est achevé hier. Voici le rapport final d’ExcelVador avant l’atterrissage imminent de notre vaisseau. Nous vous prions de bien vouloir boucler vos ceintures avant la décélération finale. Lors de notre précédente escale, nous étions 25 inscrits pour 20 participants actifs et nous avions 97 […]

    Cet article Summer Star Wars Rogue One : retour sur Terre est apparu en premier sur RSF Blog.

  • Saturday 23 September 2017 - 20:05
    Pour ceux qui aiment la Science-Fiction, les SCP sont une œuvre toute particulière.
    Il s'agit d'une fondation fictive qui isole des phénomènes paranormaux très dangereux (et potentiellement cataclysmiques) pour protéger l'humanité.
    Chaque phénomène est décrit de manière scientifique, et inclue les procédures de confinement associées.
    Le ton froid et scientifique a quelque chose de glaçant, surtout quand on s'aperçoit au fil des lectures que la fondation SCP utilise des humains (souvent des prisonniers) pour des expériences.  L'horreur des phénomènes est peu à peu égalée par l'inhumanité de la fondation SCP.

    Les SCP sont une œuvre collaborative à la manière d'un Wiki. Il est à noter qu'elles sont à l'origine en anglais, et qu'une partie seulement est traduite en français. (La partie anglophone est donc beaucoup plus riche: http://www.scp-wiki.net/)

    Des histoires et fictions parallèles sont également disponibles à côté de la fiche de chaque SCP.

    Commencez en sélectionnant une série dans la colonne de gauche, par exemple « SCP I ».
    (Permalink)
  • Saturday 23 September 2017 - 10:29
    C’est aujourd’hui même que Blog-o-Livre fête ses 7 ans. Alors, je sais que je le dis tous les ans, mais franchement, je ne pensais pas dire en 2010, en créant mon blog, que je serai encore présent sept ans plus … Continue reading
  • Friday 22 September 2017 - 11:45
    © Olivier Razemon

    Rue commerçante à Brühl (Rhénanie du Nord-Westphalie), en septembre 2017.

    Dans la rue piétonne, la foule du vendredi s’est donné rendez-vous : lycéens, retraités, jeunes enfants accompagnés de leurs parents, salariés qui sortent tout juste du travail, couples d’amoureux, personnes tirant un cabas, groupes d’amis, touristes aux cheveux argentés… C’est encore l’été, les terrasses se remplissent de promeneurs qui commandent un morceau de gâteau, un café-crème ou la première bière de la journée.

    Vote. Accrochées bien haut sur des poteaux, on remarque des affiches électorales, car l’Allemagne vote le 24 septembre. Il faut chercher un bon moment pour repérer une vitrine vide. Cette ville se porte bien, manifestement. Voici Brühl, 45000 habitants, en Rhénanie du Nord-Westphalie, à mi-chemin entre Cologne et Bonn (sur Wikipédia en français et en allemand).

    45000 habitants. Dans une ville de cette taille, en France, de nos jours, la rue piétonne serait sans doute désertée, de nombreux commerces abandonnés, la voirie transformée en parking, les rares piétons relégués sur un minuscule trottoir. Quelle que soit la région et la situation économique (c’est à lire ici). Rien de tout cela à Brühl.

    © Olivier Razemon

    Brühl, le château Augustusburg.

    Château à la crème. La ville, plutôt conservatrice, n’a pas particulièrement une réputation de localité prospère, ni de cité en déshérence, d’ailleurs. Dans la région, on la connaît surtout pour son château à la crème, Augustusburg, construit au 18ème siècle pour le prince-archevêque de Cologne. La proximité avec Bonn, capitale de l’Allemagne de l’ouest entre 1949 et 1996, lui valut des visites d’Etat, lorsque le président de la République fédérale voulait impressionner ses invités. Depuis 50 ans, on se presse aussi au Phantasialand, un parc d’attraction situé au bord d’une autoroute à 4 km au sud de la ville, qui a accueilli 2 millions de visiteurs en 2016.

    Dans le petit centre, des maisons à colombages proprettes voisinent avec des bâtisses en pierre. Comme de nombreuses villes allemandes, Brühl a été en partie détruite pendant et après la guerre. L’esthétique est l’affaire de chacun, mais on a le droit de préférer les villes de France, qui conservent quelques restes moyenâgeux, des hôtels particuliers du 18ème siècle et souvent une architecture régionale.

    © Olivier Razemon

    Un supermarché de quartier, à Brühl

    Des commerces pour chaque budget. En revanche, Brühl est nettement plus animée. Dans les quelques rues piétonnes, on trouve tous types de commerces, pour chaque budget : boulangeries, commerces de bouche, grand magasin Kaufhof, supermarché à prix cassés Netto, enseignes de l’habillement ou de l’équipement de la maison, cafés et restaurants…

    Piétons à tous âges. Le centre-ville, où vit un peu plus de la moitié des habitants, est desservi par une ligne de chemin de fer et un métro qui mènent toutes les deux vers Bonn au sud et Cologne au nord. Les gares sont accessibles à pied, par une pente douce, sans escaliers, et garnies d’imposants parkings à vélos. Ces parcours conviennent aux piétons mais aussi aux personnes en fauteuil roulant ou se déplaçant à l’aide d’un déambulateur. Car là où il y a des espaces piétons, oui, on peut se déplacer à pied, même quand on est vieux.

    Lire aussi: En France, le rapport complexe des villes moyennes à la voiture (décembre 2015)

    © Olivier Razemon

    Devant le Kaufhof, un grand magasin à l’échelle réduite, des arceaux pour les vélos.

    Arceaux à vélo devant les commerces. A Brühl, on croise aussi des vélos partout : dans les rues piétonnes, tenus à la main durant les heures d’affluence, dans les avenues adjacentes, sur les boulevards qui partent vers les quartiers résidentiels, dans les allées du château… Devant chaque magasin ont été placés des arceaux, ainsi qu’aux intersections des rues. Les pistes et bandes cyclables présentent une continuité, et on peut même rejoindre Cologne, à 14km, guidé par des panneaux indicateurs destinés aux cyclistes.

    Accéder au cœur piétonnier à pied… En quittant les rues piétonnes, le promeneur n’est pas immédiatement confronté à des axes routiers majeurs. La transition se fait en douceur. On marche d’abord dans une rue semi-piétonne, puis dans une voie où la vitesse est limitée à 30 km/h, ensuite survient un boulevard passant et enfin une quatre voies menant vers l’autoroute. Cette gradation, tous ces axes étant bordés de trottoirs, permet une accessibilité de la zone piétonne à pied. Oui, à pied, un aspect que l’on néglige souvent lorsqu’on imagine l’accessibilité d’un cœur commerçant.

    … et en voiture. Bien entendu, on peut aussi accéder en voiture au centre de Brühl. Des parkings sont ménagés dans l’hyper-centre, à proximité immédiate et un peu plus loin. Leur tarif dépend de leur localisation, soit 30 centimes les 12 minutes, 3€ les des deux heures au maximum dans le centre. La localisation et le remplissage des parkings sont indiqués sur des panneaux lumineux en entrée de ville.

    Lire aussi: A Vannes, « on ne peut plus se garer » (mars 2017)

    © Olivier Razemon

    Le plan de Brühl: les équipements sont indiqués par une pastille de couleur.

    En Allemagne, selon Procos, la fédération française des enseignes, les achats se répartissent à parts égales, en trois tiers : le centre-ville, les quartiers urbains et la périphérie. Car il y a bien sûr des grandes surfaces autour des villes allemandes. Mais leur installation est bien plus encadrée qu’en France, où elles cannibalisent plus de 60% des achats.

    Sur ce sujet: Les déplacements, point aveugle de la crise urbaine (octobre 2016)

    Les attributs urbains dans le centre. Dernière balade dans les rues de Brühl. Sur un panneau figure un plan de la ville, où les principaux équipements sont représentés par une gommette de couleur. On y repère la mairie, l’hôpital, l’agence pour l’emploi, les lycées, la bibliothèque, le stade, la poste… Le tout dans un rayon de moins d’un kilomètre. A l’inverse, dans les villes de France, ces attributs ont souvent été dispersés dans toute l’agglomération. Dernier exemple en date : la Banque de France de Poitiers, ses deux sites et ses 330 agents, qui quittent le centre-ville pour s’installer à seulement un kilomètre de là, mais loin des commerces.

    © Olivier Razemon

    Une femme se déplace à l’aide d’un déambulateur, dans une rue de Boppard (Rhénanie-Palatinat).

    En Allemagne, Brühl n’est pas une exception. A Bonn (300000 habitants), Kehl (35000 habitants) ou Boppard (15000 habitants), de tailles très différentes mais toutes trois au bord du Rhin, on a constaté la même vitalité, le même dynamisme urbain, la même adaptation des infrastructures de transport à la ville. « Je vis à Hilden, ville de 55000 habitants entre Cologne et Düsseldorf. Vous feriez le même constat qu’à Brühl: un centre très sympa avec pleins de magasins et plein de monde, plein de vélos et de pistes cyclables et aussi plein de parkings payants mais tout à fait abordables », témoigne Anne-Laure Fleurance, une Française originaire de Loire-Atlantique.

    On aurait évidemment tort de déduire de ces constats que tout est parfait en Allemagne. A Bonn comme à Brühl, quelques commerces ont fermé boutique. « Les commerçants qui prennent leur retraite ont du mal à trouver un successeur », confie le responsable de l’urbanisme d’une ville de 30000 habitants du sud de l’Allemagne. Et dans certaines villes de la Ruhr ou des Länder de l’est, la situation n’est pas aussi florissante. Mais au moins l’aménagement et les transports sont ceux d’une ville, pas d’un territoire sans nom.

    © Olivier Razemon

    Le télésiège de Boppard, au bord du Rhin.

    Olivier Razemon (l’actu sur Twitter, des nouvelles du blog sur Facebook et des pictogrammes sur Instagram).

    A l’inverse: En Wallonie, l’inexorable déclin des centres-villes (mars 2016)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Friday 22 September 2017 - 11:05

    "Le vélo est le médicament qui viendra guérir nos poumons, nos villes et notre planète". Sympathique vidéo du Youtuber Pyzik sur les bienfaits du déplacement à vélo. Non, le vélo n'est pas dangereux, il est même bénéfique. Le danger, c'est les autres... Et comme on dit, le vélo, ce qui ...
  • Friday 22 September 2017 - 10:03
    Trois ans seulement après une réforme que la CGT a combattue mais qui devait régler beaucoup de choses selon ses promoteurs, la SNCF cristallise à nouveau les mécontentements. Les usagers Lire la suite...
  • Friday 22 September 2017 - 07:50

    Quand un libriste s’amuse à reprendre et développer spectaculairement un petit Framaprojet, ça mérite bien une interview ! Voici Valvin, qui a dopé notre, – non, votre Geektionnerd Generator aux stéroïdes !

    Gégé, le générateur de Geektionnerd, est un compagnon déjà ancien de nos illustrations plus ou moins humoristiques. Voilà 4 ans que nous l’avons mis à votre disposition, comme en témoigne cet article du Framablog qui vous invitait à vous en servir en toute occasion. Le rapide historique que nous mentionnions à l’époque, c’est un peu une chaîne des relais qui se sont succédé de William Carvalho jusqu’à Gee et ses toons en passant par l’intervention en coulisses de Cyrille et Quentin.

    Vous le savez, hormis le frénétique Luc qu’on est obligés de piquer d’une flèche hypodermique pour l’empêcher de coder à toute heure, on développe peu à Framasoft. Aussi n’est-il guère surprenant que ce petit outil ludique soit resté en sommeil sans évolution particulière pendant ces dernières années où la priorité allait aux services de Dégooglisons.

    Enfin Valvin vint, qui à l’occasion de l’ajout d’une tripotée de nouveaux personnages se mit à coder vite et bien, poursuivant avec la complicité de Framasky – ô Beauté du code libre ! – la chaîne amicale des contributeurs.

    Mais faisons connaissance un peu avec celui qui vient d’ajouter généreusement des fonctionnalités sympathiques à Gégé.

    Commençons par l’exercice rituel : peux-tu te présenter pour nos lecteurs et lectrices. Qui es-tu, Valvin ?

    Salut Framasoft, je suis donc Valvin, originaire de Montélimar, j’habite maintenant dinch Nord avec ma petite famille. Je suis un peu touche-à-tout et il est vrai que j’ai une attirance particulière pour le Libre mais pas uniquement les logiciels.

     

    Qu’est-ce qui t’a amené au Libre ? Tu es tombé dedans quand tu étais petit ou bien tu as eu droit à une potion magique ?

    J’ai commencé en tant qu’ingénieur sur les technologies Microsoft (développement .NET, Active Directory, SQL Server…) J’avais bien commencé non ? Puis Pepper m’a concocté une potion et puis …. vous savez qu’elle ne réussit pas souvent ses potions ?

    Plus sérieusement lors de mon parcours professionnel, j’ai travaillé dans une entreprise où Linux était largement déployé, ce qui m’a amené à rencontrer davidb2111, libriste convaincu depuis tout petit (il a dû tomber dans la marmite …). Et je pense que c’est lui qui m’a mis sur la voie du Libre…

    Cependant ce qui m’a fait passer à l’action a été la 1re campagne « Dégooglisons Internet »… Elle a débuté juste après mon expérience de e-commerce, quand je gérais un petit site web de vente en ligne où j’ai découvert l’envers du décor : Google analytics, adwords, comparateurs de prix… et pendant que j’intégrais les premiers terminaux Android industriels.

    Je suis maintenant un libriste convaincu mais surtout défenseur de la vie privée. Certains diront extrémiste mais je ne le pense pas.

    Dans ta vie professionnelle, le Libre est-il présent ou bien est-ce compliqué de l’utiliser ou le faire utiliser ?
    Aujourd’hui, je suis une sorte d’administrateur système mais pour les terminaux mobiles industriels (windows mobile/ce mais surtout Android). Pour ceux que ça intéresse, ça consiste à référencer du matériel, industrialiser les préparations, administrer le parc avec des outils MDM (Mobile Device Management), mais pas seulement !

    Je suis en mission chez un grand compte (comme ils disent) où le Libre est présent mais pas majoritairement. On le retrouve principalement côté serveur avec Linux (CentOS), Puppet, Nagios/Centreon, PostgreSQL … (la liste est longue en fait). Après je travaille sur Android au quotidien mais j’ai un peu du mal à le catégoriser dans le Libre ne serait-ce qu’en raison de la présence des Google Play Services.

    J’ai la chance d’avoir mon poste de travail sous Linux mais j’utilise beaucoup d’outils propriétaires au quotidien. (j’démarre même des fois une VM Windows … mais chuuuut ! !).

    Je suis assez content d’avoir mis en place une instance Kanboard (Framaboard) en passant par des chemins obscurs mais de nombreux utilisateurs ont pris en main l’outil ce qui en fait aujourd’hui un outil officiel.

    On découvre des choses diverses sur ton blog, des articles sur le code et puis un Valvin fan de graphisme et surtout qui est prêt à contribuer dès qu’il y a passion ? Alors, tu as tellement de temps libre pour le Libre ?

    Du temps quoi ?… Malheureusement, je n’ai pas beaucoup de temps libre entre le travail, les trajets quotidien (plus de 2 heures) et la famille. Du coup, une fois les enfants couchés, plutôt que regarder la télé, j’en profite (entre deux dessins).
    Mes contributions dans le libre sont principalement autour du projet de David Revoy, Pepper & Carrot. J’ai la chance de pouvoir vivre l’aventure à ses côtés ainsi que de sa communauté. Et dans l’univers de la BD, c’est inédit ! D’ailleurs je te remercie, Framasoft, de me l’avoir fait découvrir :)
    Si je peux filer un petit coup de main avec mes connaissances sur un projet qui me tient à cœur, je n’hésite pas. Et même si ce n’est pas grand-chose, ça fait plaisir d’apporter une pierre à l’édifice et c’est ça aussi la magie du Libre !
    J’ai eu parfois l’ambition de lancer moi même des projets libres mais j’ai bien souvent sous-estimé le travail que ça représentait …

    Et maintenant, tu t’attaques au geektionnerd, pourquoi tout à coup une envie d’améliorer un projet/outil qui vivotait un peu ?
    Je dois avouer que c’est par hasard. J’ai vu un message sur Mastodon qui m’a fait découvrir le projet. Il n’y a pas si longtemps, je m’étais intéressé au projet Bird’s Dessinés et j’avais trouvé le concept sympa. Mais tout était un peu verrouillé, notamment les droits sur les réalisations. J’aime bien le dessin et la bande dessinée, le projet du générateur de Geektionnerd m’a paru très simple à prendre en main… du coup, je me suis lancé !

    Tu peux parler des problèmes du côté code qui se sont posés, comment les as-tu surmontés  ?
    Globalement, ça s’est bien passé jusqu’au moment où j’ai voulu ajouter des images distantes dans la bibliothèque. Le pire de l’histoire c’est que ça fonctionnait bien à première vue. On pouvait ajouter toutes les images que l’on voulait, les déplacer… Nickel ! Et puis j’ai cliqué sur « Enregistrer l’image » et là… j’ai découvert la magie de  CORS !

    CORS signifie Cross Origin Ressource Sharing et intervient donc lorsque le site web tente d’accéder à une ressource qui ne se situe pas sur son nom de domaine.
    Il est possible de créer une balise image html qui pointe vers un site extérieur du type :

    <img src="https://www.peppercarrot.com/extras/html/2016_cat-generator/avatar.php?seed=valvin" alt="c'est mon avatar" />

    En revanche, récupérer cette image pour l’utiliser dans son code JavaScript, c’est possible mais dans certaines conditions uniquement. Typiquement, si j’utilise jquery et que je fais :

    $.get("https://www.peppercarrot.com/extras/html/2016_cat-generator/avatar.php?seed=Linux", function(data){
        $("#myImg").src = data ;
    }) ;
    

    On obtient :

    Cross-Origin Request Blocked : The Same Origin Policy disallows reading the remote resource at https://www.peppercarrot.com/extras/html/2016_cat-generator/avatar.php?seed=Linux. (Reason : CORS header 'Access-Control-Allow-Origin' missing).
    

    En revanche, si on utilise une image hébergée sur un serveur qui autorise les requêtes Cross-Origin, il n’y a pas de souci :

    $.get("https://i.imgur.com/J2HZir3.jpg", function(data){
        $("#myImg").src = data ;
    }) ;
    

    Tout cela en raison de ce petit en-tête HTTP que l’on obtient du serveur distant :

    Access-Control-Allow-Origin *

    où `*` signifie tout le monde, mais il est possible de ne l’autoriser que pour certains domaines.
    Avec les canvas, ça se passait bien jusqu’à la génération du fichier PNG car on arrivait au moment où l’on devait récupérer la donnée pour l’intégrer avec le reste de la réalisation. J’avais activé un petit paramètre dans la librairie JavaScript sur l’objet Image

    image.crossOrigin = "Anonymous" ;

    mais avec ce paramètre, seules les images dont le serveur autorisait le Cross-Origin s’affichaient dans le canvas et la génération du PNG fonctionnait. Mais c’était trop limitatif.

    Bref, bien compliqué pour par grand-chose !

    J’ai proposé de mettre en place un proxy CORS, un relais qui rajoute simplement les fameux en-têtes mais ça faisait un peu usine à gaz pour ce projet. Heureusement, framasky a eu une idée toute simple de téléchargement d’image qui a permis de proposer une alternative.
    Tout cela a fini par aboutir, après plusieurs tentatives à ce Merge Request : https://framagit.org/framasoft/geektionnerd-generator/merge_requests/6

    Et après tous ces efforts quelles sont les fonctionnalités que tu nous as apportées sur un plateau ?

    Chaud devant ! ! Chaud ! ! !

    • Tout d’abord, j’ai ajouté le petit zoom sur les vignettes qui était trop petites à mon goût

    • Ensuite, j’ai agrandi la taille de la zone de dessin en fonction de la taille de l’écran. Mais tout en laissant la possibilité de choisir la dimension de la zone car dans certains cas, on ne souhaite qu’une petite vignette carrée et cela évite de ré-éditer l’image dans un second outil.

    • Et pour terminer, la possibilité d’ajouter un image depuis son ordinateur. Cela permet de compléter facilement la bibliothèque déjà bien remplie :)

    Merci ! D’autres développements envisagés, d’autres projets, d’autres cartoons dans tes cartons ?

    D’autres développements pour Geektionnerd ? Euh oui, j’ai plein d’idées … mais est ce que j’aurai le temps ?
    – intégration Lutim pour faciliter le partage des réalisations
    – recherche dans la librairie de toons à partir de tags (nécessite un référencement de méta-data par image)
    – séparation des toons des bulles et dialogues : l’idée serait de revoir la partie gauche de l’application et trouver facilement les différents types d’images. Notamment en découpant par type d’image : bulles / personnages / autres.
    – ajout de rectangles SVG pour faire des cases de BD
    – amélioration de la saisie de texte (multi-ligne) et sélection de la fonte pour le texte
    – …
    Je vais peut-être arrêter là :)

    Sinon dans les cartons, j’aimerais poursuivre mon projet Privamics dont l’objectif est de réaliser des mini-BD sur le sujet de la vie privée de façon humoristique. Mais j’ai vu avec le premier épisode que ce n’était pas une chose si facile. Du coup, je privilégie mon apprentissage du dessin :)

    Bien entendu, Pepper & Carrot reste le projet auquel je souhaite consacrer le plus de temps car je trouve que le travail que fait David est tout simplement fantastique !

    Le mot de la fin est pour toi…
    Un grand merci à toi Framasoft, tu m’as déjà beaucoup apporté et ton projet me tient particulièrement à cœur.

    Vive le Libre ! ! ! :)

  • Friday 22 September 2017 - 07:00

    71V4t6nBDhL.jpgGenre : « Ivan, espèce de crétin ! »

     

    Résumé : Lorsqu'il est affecté à la protection discrète et rapprochée d'une jeune représentante du beau sexe sous l'un des dômes de Komarr, le capitaine Ivan Xav Vorpatril, plus connu sous le nom de Cousin Ivan, s'applique à sa tâche avec zèle, quoique sans la moindre discrétion. Il se trouve qu'en réalité, fille d'une des plus puissantes familles de l'Ensemble de Jackson, Nanja Brindis fuit les tueurs qui ont décimé son clan. Mais Komarr n'est pas sûr, et Ivan parvient vite à la conclusion qu'il leur faut gagner Vorbarr Sultana, la capitale de l'empire, pour mettre à l'abri la jeune femme dont la vie ne tient qu'à un fil.
    Un fil... ou un anneau ?  

     

    Mon avis : je ne pouvais évidemment pas laisser passer un Summer Star Wars sans parler d'une de mes séries chouchoutes de space opera, la Saga Vorkosigan. Surtout quand j'ai lu de nouveaux tomes dans l'année.

    Voici donc, pour la première fois, un roman réservé à Ivan Vorpatril, le crétin magnifique, cousin de Miles Vorkosigan. Ivan est un personnage fétiche de la saga, parce qu'il incarne sans aucun doute tout ce que Miles aurait dû être si sa mère n'avait pas été empoisonnée à la soltoxine durant sa grossesse. Au fur et à mesure des 17 précédents tomes de la saga, on apprend à découvrir Ivan. Ivan est intelligent, mais il dissimule son intelligence sous une épaisse couche de fainéantise - qu'il ne cache, elle,  surtout pas. Ivan est léger, ce qui le fait paraître superficiel. Ivan n'est jamais réellement ce qu'il paraît être, même aux yeux de Miles. L'incipit reprend l'exclamation la plus courante qu'on trouve dans la bouche de Miles quand il parle à son cousin - plus exactement, quand il vocifère à son intention. Le gimmick est tel qu'il en est devenu une private joke entre un chauffagiste adepte de SF et moi, au boulot, c'est vous dire. Mais, pardon, je m'égare.

    Avoir tout un tome pour Ivan Vorpatril est donc, de fait, une très bonne nouvelle. Parce que l'avantage avec lui, c'est qu'il ne nous déçoit jamais : il fait gaffe sur bévue, tout en maintenant un cap logique et bien plus subtil qu'on pourrait le croire à ses actions. On rit, beaucoup pour ma part. On est surpris, aussi, et c'est sans doute l'une des grandes qualités du personnage : lorsque sa nature réelle se dévoile, on découvre chez lui des motivations profondes insoupçonnées.

    Ce roman permet également au lecteur de voir Ivan Vorpatril déployer sa connaissance infinie - on peut, à ce point, parler d'érudition -  de la société barrayarane en général, et de la caste Vor en particulier (les Vor étant les nobles de la planète Barrayar). Nous découvrons à quel point les jeux de pouvoir n'ont aucun secret pour lui, et que la raison de l'acquisition de ces savoirs a été une des plus cruelles leçons de sa vie. Sa lucidité sur sa condition est parfois effarante, surtout comparée à l'image qu'il donne de lui. Le roman révèle également à quel point les qualités d'Ivan Vorpatril sont extrêmement utiles, voire nécessaires, dans le cadre de son obscur emploi de secrétaire particulier d'un haut-gradé de l'armée. Et finalement, on comprend les raisons pour lesquelles il se réfugie dans le rôle d'un personnage inoffensif et passe-partout.

    Bien entendu, les clés du personnage Ivan sont dévoilées au cours d'un récit à suspens, mêlant humour, action et coups de théâtre, ainsi que Loïs McMaster Bujold sait fort bien le faire. On se doute évidemment comment se terminera l'histoire dès son début, mais il n'en reste pas moins que le chemin est, comme toujours dans cette Saga, éminemment plaisant. Rien que de l'évoquer ici, quelques temps après ma lecture, je suis joie.

    Cher lectrice·teur, je t'enjoins donc à entamer cette saga, si possible par le titre Cordelia Vorkosigan, afin de connaître toi aussi cette félicité.

     

    Ce billet constitue ma huitième et ultime participation à la huitième saison du Summer Star Wars de M. Lhisbei, porté par Lhisbei et Excel Vador, bénis soient leurs noms dans toutes les galaxies connues et inconnues.

    space opera,planet opera,science-fiction

     

    PS : oui Lhisbei, tu peux m'inscrire d'office pour l'été prochain. ;)

     

  • Thursday 21 September 2017 - 15:54

    How to run the economy on the weather

    Before the Industrial Revolution, people adjusted their energy demand to a variable energy supply. Our global trade and transport system -- which relied on sail boats -- operated only when the wind blew, as did the mills that supplied our food and powered many manufacturing processes. 

    The same approach could be very useful today, especially when improved by modern technology. In particular, factories and cargo transportation -- such as ships and even trains -- could be operated only when renewable energy is available. Adjusting energy demand to supply would make switching to renewable energy much more realistic than it is today.

    Stoneferry, a painting by John Ward of Hull.



    Renewable Energy in Pre-Industrial Times

    Before the Industrial Revolution, both industry and transportation were largely dependent on intermittent renewable energy sources. Water mills, windmills and sailing boats have been in use since Antiquity, but the Europeans brought these technologies to full development from the 1400s onwards. 

    At their peak, right before the Industrial Revolution took off, there were an estimated 200,000 wind powered mills and 500,000 water powered mills in Europe. Initially, water mills and windmills were mainly used for grinding grain, a laborious task that had been done by hand for many centuries, first with the aid of stones and later with a rotary hand mill.

    785px-Jan_van_Os_-_Een_zomers_landschap

    "Een zomers landschap" ("A summer landscape"), a painting by Jan van Os. 

    However, soon water and wind powered mills were adapted to industrial processes like sawing wood, polishing glass, making paper, boring pipes, cutting marble, slitting metal, sharpening knives, crushing chalk, grinding mortar, making gunpowder, minting coins, and so on. [1-3] Wind- and water mills also processed a host of agricultural products. They were pressing olives, hulling barley and rice, grinding spices and tobacco, and crushing linseed, rapeseed and hempseed for cooking and lighting.

    Even though it relied on intermittent wind sources, international trade was crucial to many European economies before the Industrial Revolution.

    So-called 'industrial water mills' had been used in Antiquity and were widely adopted in Europe by the fifteenth century, but 'industrial windmills' appeared only in the 1600s in the Netherlands, a country that took wind power to the extreme. The Dutch even applied wind power to reclaim land from the sea, and the whole country was kept dry by intermittently operating wind mills until 1850. [1-3]

    1024px-Abraham_Storck_-_A_river_landscape_with_fishermen_in_rowing_boats_(1679) (1)

    Abraham Storck: A river landscape with fishermen in rowing boats, 1679.

    The use of wind power for transportation – in the form of the sailboat – also boomed from the 1500s onwards, when Europeans 'discovered' new lands. Wind powered transportation supported a robust, diverse and ever expanding international trading system in both bulk goods (such as grain, wine, wood, metals, ceramics, and preserved fish), luxury items (such as precious metals, furs, spices, ivory, silks, and medicin) and human slaves. [4]

    Even though it relied on intermittent wind sources, international trade was crucial to many European economies. For example, the Dutch shipbuilding industry, which was centred around some 450 wind-powered saw mills, imported virtually all its naval stores from the Baltic: wood, tar, iron, hemp and flax. Even the food supply could depend on wind-powered transportation. Towards the end of the 1500s, the Dutch imported two thousand shiploads of grain per year from Gdansk. [4] Sailboats were also important for fishing.

    Dealing with Intermittency in Pre-Industrial Times

    Although variable renewable energy sources were critical to European society for some 500 years before fossil fuels took over, there were no chemical batteries, no electric transmission lines, and no balancing capacity of fossil fuel power plants to deal with the variable energy output of wind and water power. So, how did our ancestors deal with the large variability of renewable power sources?

    To some extent, they were counting on technological solutions to match energy supply to energy demand, just as we do today. The water level in a river depends on the weather and the seasons. Boat mills and bridge mills were among the earliest technological fixes to this problem. They went up and down with the water level, which allowed them to maintain a more predictable operating regime. [1-2]

    To some extent, our ancestors were counting on technological solutions to match energy supply to energy demand, just as we do today.

    However, water power could also be stored for later use. Starting in the middle ages, dams were built to create mill ponds, a form of energy storage that's similar to today's hydropower reservoirs. The storage reservoirs evened out the flow of streams and insured that water was available when it was needed. [2] [5

    The horse millThe Horse Mill, a painting by James Herring. Ca. 1850.

    But rivers could still dry out or freeze over for prolonged periods, rendering dams and adjustable water wheels useless. Furthermore, when one counted on windmills, no such technological fixes were available. [3] [6-7]

    A technological solution to the intermittency of both water and wind power was the 'beast mill' or 'horse mill'. [8] In contrast to wind and water power, horses, donkeys or oxen could be counted on to supply power whenever it was required. However, beast mills were expensive and energy inefficient to operate: feeding a horse required a land area capable of feeding eight humans. [9] Consequently, the use of animal power in large-scale manufacturing processes was rare. Beast mills were mostly used for the milling of grain or as a power source in small workshop settings, using draft animals. [1]

    Obviously, beast mills were not a viable backup power source for sailing ships either. In principle, sailing boats could revert to human power when wind was not available. However, a sufficiently large rowing crew needed extra water and food, which would have limited the range of the ship, or its cargo capacity. Therefore, rowing was mainly restricted to battleships and smaller boats.

    Adjusting Supply to Demand: Factories

    Because of their limited technological options for dealing with the variability of renewable energy sources, our ancestors mainly resorted to a strategy that we have largely forgotten about: they adapted their energy demand to the variable energy supply. In other words, they accepted that renewable energy was not always available and acted accordingly. For example, windmills and sailboats were simply not operated when there was no wind.

    Claude monnet mills

    Painting: Mills in the Westzijderveld near Zaandam, a painting by Claude Monet. 

    In industrial windmills, work was done whenever the wind blew, even if that meant that the miller had to work night and day, taking only short naps. For example, a document reveals that at the Union Mill in Cranbrook, England, the miller once had only three hours sleep during a windy period lasting 60 hours. [3] A 1957 book about windmills, partly based on interviews with the last surviving millers, reveals the urgency of using wind when it was available: 

    Often enough when the wind blew in autumn, the miller would work from Sunday midnight to Tuesday evening, Wednesday morning to Thursday night, and Friday morning to Saturday midnight, taking only a few snatches of sleep; and a good windmiller always woke up in bed when the wind rose, getting up in the middle of the night to set the mill going, because the wind was his taskmaster and must be taken advantage of whenever it blew. Many a village has at times gone short of wheaten bread because the local mill was becalmed in a waterless district before the invention of the steam engine; and barley-meal bread or even potato bread had to suffice in the crisis of a windless autumn. [10]

    In earlier, more conservative times, the miller was punished for working on Sunday, but he didn't always care. When a protest against Sunday work was made to Mr. Wade of Wicklewood towermill, Norfolk, he retorted: "If the Lord is good enough to send me wind on a Sunday, I'm going to use it". [11] On the other hand, when there was no wind, millers did other work, like maintaining their machinery, or took time off. Noah Edwards, the last miller of Arkley tower mill, Hertfordshire, would “sit on the fan stage of a fine evening and play his fiddle”. [11]

    Adjusting Supply to Demand: Sailboats

    A similar approach existed for overseas travel, using sail boats. When there was no wind, sailors stayed ashore, maintained and repaired their ships, or did other things. They planned their trips according to the seasons, making use of favourable seasonal winds and currents. Winds at sea are not only much stronger than those over land, but also more predictable. 

    Sailors planned their trips according to the seasons, making use of favourable seasonal winds and currents. 

    The lower atmosphere of the planet is encircled by six major wind belts, three in each hemisphere. From Equator to poles these 'prevailing winds' are the trade winds, the westerlies, and the easterlies. The six wind belts move north in the northern summer and south in the northern winter. Five major sea current gyres are correlated with the dominant wind flows. 

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    The Maas at Dordrecht, a painting by Aelbert Cuyp, 1660.

    Gradually, European sailors deciphered the global pattern of winds and currents and took full advantage of them to establish new sea routes all over the world. By the 1500s, Christopher Columbus had figured out that the combination of trade winds and westerlies enabled a round-trip route for sailing ships crossing the Atlantic Ocean.

    The trade winds reach their northernmost latitude at or after the end of the northern summer, bringing them in reach of Spain and Portugal. These summer trade winds made it easy to sail from Southern Europe to the Caribbean and South America, because the wind was blowing in that direction along the route.

    Trade winds westerlies and hurricanes

    Wind map of the Atlantic, September 9, 2017. Source: Windy.

    Taking the same route back would be nearly impossible. However, Iberian sailors first sailed north to catch the westerlies, which reach their southernmost location at or after the end of winter and carried the sailors straight back to Southern Europe. In the 1560s, Basque explorer Andrés de Urdaneta discovered a similar round-trip route in the Pacific Ocean. [12]

    The use of favourable winds made travel times of sailboats relatively reliable. The fastest Atlantic crossing was 21 days, the slowest 29 days.

    The use of favourable winds made the travel times of sailboats relatively predictable. Ocean Passages for the World mentions that typical passage times from New York to the English Channel for a mid-19th to early 20th century sailing vessel was 25 to 30 days. From 1818 to 1832, the fastest crossing was 21 days, the slowest 29 days. [13]

    The journey from the English Channel to New York took 35-40 days in winter and 40-50 days in summer. To Cape Town, Melbourne, and Calcutta took 50-60 days, 80-90 days, and 100-120 days, respectively. [13] These travel times are double to triple those of today's container ships, which vary their speed based on oil prices and economic demand

    Old Approach, New Technology

    As a strategy to deal with variable energy sources, adjusting energy demand to renewable energy supply is just as valuable a solution today as it was in pre-industrial times. However, this does not mean that we need to go back to pre-industrial means. We have better technology available, which makes it much easier to synchronise the economic demands with the vagaries of the weather. 

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    Shipping in a calm, a painting by Charles Brooking, first half 18th century.

    In the following paragraphs, I investigate in more detail how industry and transportation could be operated on variable energy sources alone, and demonstrate how new technologies open new possibilities. I then conclude by analysing the effects on consumers, workers, and economic growth.

    Industrial Manufacturing

    On a global scale, industrial manufacturing accounts for nearly half of all energy end use. Many mechanical processes that were run by windmills are still important today, such as sawing, cutting, boring, drilling, crushing, hammering, sharpening, polishing, milling, turning, and so on. All these production processes can be run with an intermittent power supply. 

    The same goes for food production processes (mincing, grinding or hulling grains, pressing olives and seeds), mining and excavation (picking and shovelling, rock and ore crushing), or textile production (fulling cloth, preparing fibres, knitting and weaving). In all these examples, intermittent energy input does not affect the quality of the production process, only the production speed.

    Many production processes are not strongly disadvantaged by an intermittent power supply.

    Running these processes on variable power sources has become a lot easier than it was in earlier times. For one thing, wind power plants are now completely automated, while the traditional windmill required constant attention. [14]

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    Image: “Travailler au moulin / Werken met molens”, Jean Bruggeman, 1996.

    However, not only are wind turbines (and water turbines) more practical and powerful than in earlier times, we can now make use of solar energy to produce mechanical energy. This is usually done with solar photovoltaic (PV) panels, which convert sunlight into electricity to run an electric motor. 

    Consequently, a factory that requires mechanical energy can be run on a combination of wind and solar power, which increases the chances that there's sufficient energy to run its machinery. The ability to harvest solar energy is important because it's by far the most widely available renewable power source. Most of the potential capacity for water power is already taken. [15

    Thermal Energy

    Another crucial difference with pre-industrial times is that we can apply the same strategy to basic industrial processes that require thermal energy instead of mechanical energy. Heat dominates industrial energy use, for instance, in the making of chemicals or microchips, or in the smelting of metals.

    In pre-industrial times, manufacturing processes that required thermal energy were powered by the burning of biomass, peat and/or coal. The use of these energy sources caused grave problems, such as large-scale deforestation, loss of land, and air pollution. Although solar energy was used in earlier times, for instance, to evaporate salt along seashores, to dry crops for preservation, or to sunbake clay bricks, its use was limited to processes that required relatively low temperatures.

    We can apply the same strategy to basic industrial processes that require thermal energy instead of mechanical energy, which was not possible before the Industrial Revolution.

    Today, renewable energy other than biomass can be used to produce thermal energy in two ways. First, we can use wind turbines, water turbines or solar PV panels to produce electricity, which can then be used to produce heat by electrical resistance. This was not possible in pre-industrial times, because there was no electricity.

    Solar thermal printing

    Augustin Mouchot's solar powered printing press, 1882. 

    Second, we can apply solar heat directly, using water-based flat plate collectors or evacuated tube collectors, which collect solar radiation from all directions and can reach temperatures of 120 degrees celsius. We also have solar concentrator collectors, which track the sun, concentrate its radiation, and can generate temperatures high enough to melt metals or produce microchips and solar cells. These solar technologies only became available in the late 19th century, following advances in the manufacturing of glass and mirrors.

    Limited Energy Storage

    Running factories on variable power sources doesn't exclude the use of energy storage or a backup of dispatchable power plants. Adjusting demand to supply should take priority, but other strategies can play a supportive role. First, energy storage or backup power generation capacity could be useful for critical production processes that can't be halted for prolonged periods, such as food production.

    Second, short-term energy storage is also useful to run production processes that are disadvantaged by an intermittent power supply. [16] Third, short-term energy storage is crucial for computer-controlled manufacturing processes, allowing these to continue operating during short interruptions in the power supply, and to shut down safely in case of longer power cuts. [17]

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    Binnenshaven Rotterdam, a painting by Jongkind Johan Berthold (1857)

    Compared to pre-industrial times, we now have more and better energy storage options available. For example, we can use biomass as a backup power source for mechanical energy production, something pre-industrial millers could not do – before the arrival of the steam engine, there was no way of converting biomass into mechanical energy.

    Before the arrival of the steam engine, there was no way of converting biomass into mechanical energy.

    We also have chemical batteries, and we have low-tech systems like flywheels, compressed air storage, hydraulic accumulators, and pumped storage plants. Heat energy can be stored in well-insulated water reservoirs (up to 100 degrees) or in salt, oil or ceramics (for much higher temperatures). All these storage solutions would fail for some reason or another if they were tasked with storing a large share of renewable energy production. However, they can be very useful on a smaller scale in support of demand adjustment.

    The New Age of Sail

    Cargo transportation is another candidate for using renewable power when it's available. This is most obvious for shipping. Ships still carry about 90 percent of the world's trade, and although shipping is the most energy efficient way of transportation per tonne-kilometre, total energy use is high and today's oil powered vessels are extremely polluting. 

    How to run the economy on the weather

    Image by Arne List [CC BY-SA 2.0], via Wikimedia Commons

    A common high-tech idea is to install wind turbines off-shore, convert the electricity they generate into hydrogen, and then use that hydrogen to power seagoing vessels. However, it's much more practical and energy efficient to use wind to power ships directly, like we have done for thousands of years. Furthermore, oil powered cargo ships often float idle for days or even weeks before they can enter a port or leave it, which makes the relative unpredictability of sailboats less problematic.

    It's much more practical and energy efficient to use wind to power ships directly.

    As with industrial manufacturing, we now have much better technology and knowledge available to base a worldwide shipping industry on wind power alone. We have new materials to build better and longer-lasting ships and sails, we have more accurate navigation and communication instruments, we have more predictable weather forecasts, we can make use of solar panels for backup engine power, and we have more detailed knowledge about winds and currents. 

    Sailboat revival

    Thomas W. Lawson was a seven-masted, stell-hulled schooner built in 1902 for the Pacific trade. It had a crew of 18.

    In fact, the global wind and current patterns were only fully understood when the age of sail was almost over. Between 1842 and 1861, American navigator Matthew Fontaine Maury collected an extensive array of ship logs which enabled him to chart prevailing winds and sea currents, as well as their seasonal variations. [18]

    Maury's work enabled seafarers to shorten sailing time considerably, by simply taking better advantage of prevailing winds and sea currents. For instance, a journey from New York to Rio de Janeiro was reduced from 55 to 23 days, while the duration of a trip from Melbourne to Liverpool was halved, from 126 to 63 days. [18]

    More recently, yacht racing has generated many innovations that have never been applied to commercial shipping. For example, in the 2017 America's Cup, the Emirates Team New Zealand introduced stationary bikes instead of hand cranks to power the hydraulic system that steers the boat. Because our legs are stronger than our arms, pedal powered 'grinding' allows for quicker tacking and gybing in a race, but it could also be useful to reduce the required manpower for commercial sailing ships. [19]

    Emirates team new zealand

    Speed sailing records are also telling. The fastest sailboat in 1972 did not even reach 50 km/h, while the current record holder -- the Vestas Sailrocket 2 -- sailed at 121 km/h in 2012. While these types of ships are not practical to carry cargo, they could inspire other designs that are.

    Wind & Solar Powered Trains

    We could follow a similar approach for land-based transportation, in the form of wind and solar powered trains. Like sailing boats, trains could be running whenever there is renewable energy available. Not by putting sails on trains, of course, but by running them on electricity made by solar PV panels or wind turbines along the tracks. This would be an entirely new application of a centuries-old strategy to deal with variable energy sources, only made possible by the invention of electricity.

    Wind and solar powered trains would be an entirely new application of a centuries-old strategy to deal with variable energy sources.

    Running cargo trains on renewable energy is a great use of intermittent wind power because they are usually operated at night, when wind power is often at its best and energy demand is at its lowest. Furthermore, just like cargo ships, cargo trains already have unreliable schedules because they often sit stationary in train-yards for days, waiting to become fully loaded.

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    Cardiff Docks, a painting by Lionel Walden, 1894

    Even the speed of the trains could be regulated by the amount of renewable energy that is available, just as the wind speed determines the speed of a sailing ship. A similar approach could also work with other electrical transportation systems, such as trolleytrucks, trolleyboats or aerial ropeways.

    Combining solar and wind powered cargo trains with solar and wind powered factories creates extra possibilities. For example, at first sight, solar or wind powered passenger trains appear to be impossible, because people are less flexible than goods. If a solar powered train is not running or is running too slow, an appointment may have to be rescheduled at the last minute. Likewise, on cloudy days, few people would make it to the office. 

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    Solar PV panels cover a railway in Belgium, 2016. Image: Infrabel.

    However, this could be solved by using the same renewable power sources for factories and passenger trains. Solar panels along the railway lines could be sized for cloudy days, and thus guarantee a minimum level of energy for a minimum service of passenger trains (but no industrial production). During sunny days, the extra solar power could be used to run the factories along the railway line, or to run extra passenger (or cargo) trains.

    Consequences for Society: Consumption & Production

    As we've seen, if industrial production and cargo transportation became dependent on the availability of renewable energy, we would still be able to produce a diverse range of consumer goods, and transport them all over the globe. However, not all products would be available all the time. If I want to buy new shoes, I might have to wait for the right season to get them manufactured and delivered.

    Production and consumption would depend on the weather and the seasons. Solar powered factories would have higher production rates in the summer months, while wind powered factories would have higher production rates in the winter months. Sailing seasons also need to be taken into account. 

    If I want to buy new shoes, I might have to wait for the right season to get them manufactured and delivered.

    But running an economy on the rhythms of the weather doesn't necessarily mean that production and consumption rates would go down. If factories and cargo transportation adjust their energy use to the weather, they can use the full annual power production of wind turbines and solar panels.

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    A Windmill at Zaandam, a painting by Claude Monet, 1871. 

    Manufacturers could counter seasonal production shortages by producing items 'in season' and then stocking it close to consumers for sale during low energy periods. In fact, the products themselves would become 'energy storage' in this scenario. Instead of storing energy to manufacture products in the future, we would manufacture products whenever there is energy available, and store the products for later sale instead.

    However, seasonal production may well lead to lower production and consumption rates. Overproducing in high energy times requires large production facilities and warehouses, which would be underused for the rest of the year. To produce cost-efficiently, manufacturers will need to make compromises. From time to time, these compromises will lead to product shortages, which in turn could encourage people to consider other solutions, such as repair and re-use of existing products, crafted products, DIY, or exchanging and sharing goods.

    Consequences for the Workforce

    Adjusting energy demand to energy supply also implies that the workforce adapts to the weather. If a factory runs on solar power, then the availability of power corresponds very well with human rhythms. The only downside is that workers would be free from work especially in winter and on cloudy days.

    However, if a factory or a cargo train runs on wind power, then people will also have to work during the night, which is considered unhealthy. The upside is that they would have holidays in summer and on good weather days.

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    Nachtelijk werk in de dokken (Night work at the docks), a painting by Henri Adolphe Schaep, 1856. 

    If a factory or a transportation system is operated by wind or solar energy alone, workers would also have to deal with uncertainty about their work schedules. Although we have much better weather forecasts than in pre-industrial times, it remains difficult to make accurate predictions more than a few days ahead. 

    However, it is not only renewable power plants that are now completely automated. The same goes for factories. The last century has seen increasing automation of production processes, based on computers and robots. So-called “dark factories” are already completely automated (they need no lights because there is nobody there).

    It's not only renewable power plants that are now completely automated. The same goes for factories.

    If a factory has no workers, it doesn't matter when it's running. Furthermore, many factories already run for 24 hours per day, partly operated by millions of night shift workers. In these cases, night work would actually decrease because these factories will only run through the night if it's windy.

    Finally, we could also limit the main share of industrial manufacturing and railway transportation to normal working hours, and curtail the oversupply during the night. In this scenario, we would simply have less material goods and more holidays. On the other hand, there would be an increased need for other types of jobs, like craftsmanship and sailing.

    What About the Internet?

    In conclusion, industrial manufacturing and cargo transportation -- both over land and over sea -- could be run almost entirely on variable renewable power sources, with little need for energy storage, transmission networks, balancing capacity or overbuilding renewable power plants. In contrast, the modern high-tech approach of matching energy supply to energy demand at all times requires a lot of extra infrastructure which makes renewable power production a complex, slow, expensive and unsustainable undertaking.

    Adjusting energy demand to supply would make switching to renewable energy much more realistic than it is today. There would be no curtailment of energy, and no storage and transmission losses. All the energy produced by solar panels and wind turbines would be used on the spot and nothing would go to waste. 

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    Marina, a painting by Carol Popp de Szathmary, 1800s. 

    Admittedly, adjusting energy demand to energy supply can be less straightforward in other sectors. Although the internet could be entirely operated on variable power sources -- using asynchronous networks and delay-tolerant software -- many newer internet applications would then disappear.

    At home, we probably can’t expect people to sit in the dark or not to cook meals when there is no renewable energy. Likewise, people will not come to hospitals only on sunny days. In such instances, there is a larger need for energy storage or other measures to counter an intermittent power supply. That's for a next post.

    Kris De Decker. Edited by Jenna Collett.

    Part of the research for this article happened during a fellowship at the Demand Centre, Lancaster, UK.


    Related articles: 


    Sources: 

    [1] Lucas, Adam. Wind, Water, Work: Ancient and Medieval Milling Technology. Vol. 8. Brill, 2006.

    [2] Reynolds, Terry S. Stronger than a hundred men: a history of the vertical water wheel. Vol. 7. JHU Press, 2002.

    [3] Hills, Richard Leslie. Power from wind: a history of windmill technology. Cambridge University Press, 1996.

    [4] Paine, Lincoln. The sea and civilization: a maritime history of the world. Atlantic Books Ltd, 2014.

    [5] One of the earliest large hydropower dams was the Cento dam in Italy (1450), which was 71 m long and almost 6 m high. By the 18th century, the largest dams were up to 260 m long and 25 m high, with power canals leading to dozens of water wheels. [2]

    [6] Although windmills had all kinds of internal mechanisms to adapt to sudden changes in wind speed and wind direction, wind power had no counterpart for the dam in water power.

    [7] This explains why windmills became especially important in regions with dry climates, in flat countries, or in very cold areas, where water power was not available. In countries with good water resources, windmills only appeared when the increased demand for power created a crisis because the best waterpower sites were already occupied.

    [8] Tide mills were technically similar to water mills, but they were more reliable because the sea is less prone to dry out, freeze over, or change its water level than a river.

    [9] Sieferle, Rolf Peter, and Michael P. Osman. The subterranean forest: energy systems and the industrial revolution. Cambridge: White Horse Press, 2001.

    [10] Freese, Stanley. Windmills and millwrighting. Cambridge University Press, 1957

    [11] Wailes, Rex. The English windmill. London, Routledge & K. Paul, 1954

    [12] The global wind pattern is complemented by regional wind patterns, such as land and sea breezes. The Northern Indian Ocean has semi-annually reversing Monsoon winds. These blow from the southwest from June to November, and from the northeast from December to May. Maritime trade in the Indian Ocean started earlier than in other seas, and the established trade routes were entirely dependent on the season. 

    [13] Jenkins, H. L. C. "Ocean passages for the world." The Royal Navy, Somerset (1973).

    [14] Windmillers had to be alert to keep the gap between the stones constant however choppy the wind, and before the days of the centrifugal governor this was done by hand. The miller had to watch the power of the wind, to judge how much sail cloth to spread, and to be prepared  to stop the mill under sail and either take in or let out more cloth, for there were no patent sails. And before the fantail came into use, he had to watch the direction of the wind as well and keep the sails square into the wind's eye. [11]

    [15] Apart from electricity, the Industrial Revolution also brought us compressed air, water under pressure, and improved mechanical power transmission, which can all be valuable alternatives for electricity in certain applications. 

    [16] A similar distinction was made in the old days. For example, when spinning cloth, a constant speed was required to avoid gearwheels hunting and causing the machines to deliver thick and thin parts in rovings or yarns. [3] That's why spinning was only mechanised using water power, which could be stored to guarantee a more regular power supply, and not wind power. Wind power was also unsuited for processes like papermaking, mine haulage, or operating blast furnace bellows in ironworks.

    [17] Very short-term energy storage is required for many mechanical production processes running on variable power sources, in order to smooth out small and sudden variations in energy supply. Such mechanical systems were already used in pre-industrial windmills. 

    [18] Leighly, J. (ed) (1963) The Physical Geography of the Sea and its Meteorology by Matthew Fontaine Maury, 8th Edition, Cambridge, MA: Belknap Press. Cited by Knowles, R.D. (2006) "Transport shaping space: the differential collapse of time/space", Journal of Transport Geography, 14(6), pp. 407-425.

    [19] Rival teams rejected pedal power because they feared radical change, says Team New Zealand designer. The Telegraph, May 24, 2017.


  • Thursday 21 September 2017 - 14:44
    Achievement unlocked: Your website linked on standblog.org \o/
    (Permalink)
  • Thursday 21 September 2017 - 12:45

    Oyez, oyez ! Les Halliennales 2017 sont annoncées. Le festival Les Halliennales tiendra sa sixième édition le samedi 7 octobre 2017 de 10h à 18h, salle Pierre de Coubertin, à Hallennes-Lez-Haubourdin (dans le Nord de la France, soit pas très loin de chez moi). Cette année, le festival s’est choisi pour thème « frisson » et l’affiche […]

    Cet article Halliennales 2017 est apparu en premier sur RSF Blog.

  • Thursday 21 September 2017 - 09:16
    Le jeu de réflexion « Back to Bed » est gratuit sur Steam.
    (merci à Liandri !)
    (Permalink)
  • Thursday 21 September 2017 - 07:00

    1206-10ans-dechu_org.jpgGenre : le capitalisme ultra-libéral appliqué au space opera.

     

    Résumé : Lawrence Newton, en ce XXIVe siècle, n'a qu'un désir, une ambition, sillonner l'espace galactique. Même s'il doit abandonner famille, fortune et pouvoir pour accéder à ce rêve. Vingt ans plus tard, alors qu'il est devenu un simple sergent pour le compte d'une des Grandes Compagnies, il lui semble avoir échoué sur toute la ligne. Mais sur la planète Thallspring, où Lawrence et ses hommes sont chargés d'appuyer un " retour sur investissement ", c'est-à-dire un pillage pur et simple, une légende persistante évoque le Temple du Dragon Déchu. Ce Dragon Déchu, s'il existe, serait un extraterrestre à la puissance colossale. Et Lawrence entreprend de monter, à l'insu de ses employeurs, sa propre petite expédition. Non sans risques. 

     

    Mon avis : le résumé ci-dessus, très linéaire, ne rend pas hommage à la complexité de la construction de ce long roman de space opera, qui introduit de multiples personnages et de nombreux flash-back. Les personnages évoluent, et notre point de vue sur eux également, tout au long du roman. Ils peuvent être à la fois sympathiques et antipathiques, simples et complexes, engagés et cyniques. Les révélations progressives au long du récit font apparaître des motivations et des actes incompris au départ. Rien que pour les personnages, donc, Dragon déchu vaut le coup d'oeil.

    Mais il a bien d'autres atouts dans sa manche, le moindre n'étant pas, comme indiqué en incipit, le capitalisme ultra-libéral appliqué au space opera. Reprenant les codes du genre, Peter F. Hamilton le « met au goût du jour », ce qui d'un point de vue philosophique n'est pas, à mon sens, une bonne chose, mais est, d'un point de vue littéraire, tout à fait intéressant. La conquête spatiale a bien eu lieu, mais en cette fin de 24e siècle, les coûts sont bien trop importants et l'exploration a cessé, faute d'argent. Au temps pour les rêves de l'âge d'or...

    Les très grandes entreprises encore impliquées dans les voyages spatiaux ont un mal fou à faire du bénéfice. En fait, elles n'y parviennent pas avec le simple coût du billet. Les actionnaires ne s'y retrouvent pas. Pour compenser, les armées privées de ces entreprises mènent depuis des dizaines d'années des opérations de pillage en règle des colonies établies grâce à leurs vaisseaux. Opérations menées avec un cynisme qui fait froid dans le dos, qui permettent de récupérer des objets manufacturés, des minerais, de l'artisanat local : tout ce qui peut avoir une valeur aux yeux des actionnaires.

    C'est à travers l'oeil du sergent des forces d'intervention (entendez : de pillage) de l’entreprise Zantiu-Braun, Lawrence Newton, qu'on découvre les planètes colonisées par les humains. Et c'est à travers l'oeil d'un habitante de Thallspring, Denise Ebourn, qu'on découvre l'autre camp, celui des colons en colère. Or, tous deux disposent d'un super-logiciel nommé Apogée, logiciel qui permet à la résistance de Thallspring de mener à bien ses actions de sape sans laisser de trace. Il est donc d'autant plus surprenant que le sergent Newton le détienne aussi. Ce logiciel de pirate, ultra-puissant, proviendrait d'une légende... Dommage que cette légende ne soit évoquée qu'aux trois-quarts du roman.

    Pour les adeptes de space opera militaire, enfin, Dragon déchu propose une version intéressante des armures de combats, des sortes de combinaisons-scaphandres irriguées par le propre sang des soldats, et intégrant une belle panoplie d'armements.

    Dragon déchu fut donc pour moi une intéressante découverte et constitua un agréable voyage. L'approche matérialiste et terre-à-terre de l'exploration spatiale y est développée de façon remarquable, même si le roman ne fait pas l'économie de quelques longueurs. Je recommande.

     

    Ce billet constitue ma septième participation à la huitième saison du Summer Star Wars de M. Lhisbei, porté par Lhisbei et Excel Vador, bénis soient leurs noms dans toutes les galaxies connues et inconnues.

    space opera,science-fiction

  • Wednesday 20 September 2017 - 16:00
    © Olivier Razemon

    Une expérience de connexion des cyclistes, à Santiago du Chili, présentée lors des Assises de la mobilité, le 19 septembre.

    Se déplacer sans voiture, c’est l’avenir, bien sûr, mais pas pour moi. C’est l’impression ressentie, hier, 19 septembre, après la séance inaugurale des « Assises de la mobilité », dans la salle comble du palais Brongniart, à Paris, où avaient pris place plus de 600 personnes.

    L’après-midi avait bien commencé. Le gouvernement, par la voix d’Édouard Philippe puis Élisabeth Borne, a réaffirmé son engagement en faveur de la « mobilité du quotidien » et rappelé qu’il était impossible de financer toutes les promesses passées en matière d’infrastructures budgétivores, qu’elles soient ferroviaires ou routières. « On ne peut pas pousser toujours plus loin la boule qui grossit devant nous », a résumé le Premier ministre. Voir le compte-rendu d’Eric Beziat, du Monde.

    La priorité aux transports du quotidien, le pitch (juillet 2017)

    Pour cette grand-messe réunissant tous les acteurs et spécialistes des transports, l’heure était donc, officiellement, aux solutions simples, à l’optimisation des ouvrages existants, à la sobriété énergétique et à l’éloge de la proximité. Ce qui revient, dans les faits, à prôner le covoiturage sur les grands axes routiers (à lire ici), la taxation des modes polluants pour financer les réseaux de transports locaux, l’autopartage pour mutualiser les frais, le vélo en ville et la marche dès que c’est possible.

    © Olivier Razemon

    Édouard Philippe, lors des Assises de la mobilité.

    7 millions d’exclus de la mobilité. Si M. Philippe n’a pas prononcé les mots « vélo », « marche » ni « covoiturage », ces thèmes ont été amplement évoqués ensuite. « En France, 7 millions de personnes n’ont pas accès à la mobilité, parce qu’elles ne possèdent pas le permis de conduire, habitent dans un endroit isolé, marchent difficilement ou manquent d’information », a rappelé Florence Gilbert, de l’association Wimoov. Pour ces personnes immobiles par défaut, la voiture individuelle n’est pas forcément la solution, car elle coûte cher. Wimoov prône en revanche « le covoiturage, le vélo, l’apprentissage de la mobilité ».

    Ces millions de pauvres qui peinent à se déplacer quotidiennement (juillet 2014)

    La forme de la ville. Les enjeux dépassent de loin les émissions de CO2 ou de la pollution de l’air. C’est d’aménagement du territoire, de forme de la ville, dont on parle : « la ville ne peut être le résultat de ses mobilités », affirme le consultant Bruno Marzloff, fondateur du Groupe Chronos, qui plaide pour un « urbanisme de proximité ».

    DR

    Le bandeau figurant sur le site du ministère de la transition écologique.

    Le gouvernement mise pour sa part sur une mobilité « propre, connectée, solidaire, intermodale, sûre et soutenable », a expliqué Mme Borne en reprenant les intitulés des six « ateliers thématiques » où doit être discutée dans les prochains mois cette nouvelle stratégie. Miracle, les « modes actifs », marche, vélo et autres objets permettant d’accélérer le cheminement, illustrent magistralement chacun des items. Signe des temps, la photo d’accueil du site du ministère de la transition écologique montre d’ailleurs un cycliste de tous les jours, roulant sur une piste aménagée le long d’une ligne de tramway, à Grenoble.

    Ode à la mobilité « décarbonée ». Le rejet de l’« autosolisme » (le fait de prendre sa voiture seul alors qu’il existe des alternatives) est presque devenu un lieu commun. Valérie Pécresse avait résumé les enjeux lundi en présentant la stratégie de la région Ile-de-France pour le covoiturage: « convaincre les Franciliens d’arrêter l’usage individuel de la voiture ». Devant les Assises, le président de l’Ademe, Bruno Léchevin, a lu un long plaidoyer vantant une mobilité « décarbonée », impliquant qu’une partie des automobilistes descendent de temps à autre de leur voiture pour monter dans un bus, dans la voiture de quelqu’un d’autre ou sur une selle. « Cela aurait un impact considérable ! », a-t-il conclu, chiffres à l’appui.

    Les pieds dans le plat. Tous d’accord ? Pas vraiment. Audrey Pulvar, présidente de la Fondation Nicolas-Hulot, présente dans la salle, a mis les pieds dans le plat, en évoquant le plan vélo de Paris, qui a précisément pour objet d’inciter les Parisiens et habitants des communes proches à monter en selle ou à covoiturer, alors que le taux de remplissage des voitures individuelles ne dépasse pas 1,2 personne dans la capitale et 1,07 sur les autoroutes franciliennes. « J’entends dire sur scène à quel point les citoyens sont ouverts à de nouvelles mobilités, plus respectueuses de l’environnement. Beaucoup de grandes villes nous donnent l’exemple. Pourquoi c’est si compliqué à Paris ? Pourquoi le moindre couloir de vélo déclenche des hurlements ? », a lancé la journaliste (la vidéo ici, environ après 1h34mn). Un résumé de la difficulté à faire changer les comportements. En bref, l’enjeu même de ces Assises.

    © Olivier Razemon

    La piste cyclable longeant la Seine, à Paris, qui sera inaugurée début octobre.

    Et M. Léchevin de répondre : « Il faut du temps, c’est compliqué, il faut de la pédagogie. La meilleure mobilité ce n’est pas empêcher les gens d’arriver sur Paris ». Oui, Bruno Léchevin, président de l’Ademe, celui-là même qui, 5 minutes auparavant, prônait le covoiturage et le vélo pour sortir du carbone. « Mais je me mêle de ce qui ne me regarde pas », a-t-il prudemment ajouté.

    « Pas pour moi ». En d’autres termes, le vélo, le covoiturage, la marche, le tramway, le TER, mais oui, bien sûr, excellente idée, mais moi, vous comprenez , il me faut mon avion, ma LGV, mon autoroute et ma voiture. Une réaction que l’on entend souvent, en réalité, quand on aborde les questions de transports, y compris entre « spécialistes ».

    Par ailleurs, interrogée à la fin de la journée sur l’éventualité d’un budget pour le vélo, la ministre Élisabeth Borne a botté en touche : « il y aura sûrement des idées sur le vélo ». Le site pour contribuer aux réflexions des Assises de la mobilité est ici.

    Olivier Razemon (l’actu sur Twitter, des nouvelles du blog sur Facebook et des pictogrammes sur Instagram).

    Les voitures qui bouchent Paris, c’est un sujet irritant. Les explications d’Adrien Saumier, élu du 13ème et youtubeur:

     

     

     

     

     

     

     

  • Wednesday 20 September 2017 - 13:08

    Une aquarelle qui ne dit rien de très nouveau de ce que j’ai toujours dit : je ne comprends pas comment on peut qualifier de « réaliste », de « raisonnable » et autre « responsable » les politiques qui consistent à chercher une croissance infinie dans un monde fini, en augmentant l’activité humaine déjà trop forte, en mettant plus de pression sur les ressources naturelles déjà insuffisantes, en exploitant des ressources fossiles amenées à se raréfier et donc à faire monter les tensions entre pays, en continuant à déstabiliser des régions entières pour subvenir à nos besoins en ces ressources, etc., etc.

    Mais non, être pour la décroissance, c’est être irréaliste ; être pour la diminution du temps de travail, c’est être irresponsable.