KrISS feed 8 - Un simple et superbe (ou stupide) lecteur de flux. Par Tontof
  • Thursday 19 October 2017 - 23:03

    Bon, voilà, je croyais finir la semaine tranquillement, et PAF ! Gattaz sort une énormité. Alors bon, c’était l’occaz de parler un peu de notre assurance chômage. Parce qu’en fait, je crois qu’en général, on ignore pas mal de trucs dessus (par exemple, vous saviez que c’était une association loi 1901 qui la gérait ?).

    Je ne garantis pas un article sans mauvaise foi ni exagérations, mais comme je ne raconte pas non plus n’importe quoi, vous pouvez retrouver les sources en bas.

    Sources :

    Pour aller plus loin :

    Télécharger “Réglons le problème du chômage” lf_027_reglons_le_probleme_du_chomage.zip – Téléchargé 83 fois – 1 MB

  • Wednesday 18 October 2017 - 09:49
    C’est une image qui a fait récemment le buzz sur Internet. On y voit le premier ministre hollandais Mark Rutte garer son vélo devant le palais royal avant une entrevue Lire la suite...
  • Wednesday 18 October 2017 - 08:46
    Résumé : Cela fait maintenant trente années que l’on tente de percer les mystères de la Zone X, ceinturée par une frontière invisible, où tout signe de civilisation a disparu. Douze expéditions, toutes tragiquement inutiles, ont été supervisées par un … Continue reading
  • Tuesday 17 October 2017 - 17:30

    Raymond Rochedieu est, depuis des années, un pilier de l’équipe bénévole qui relit et corrige les framabooks. Quand ce perfectionniste a annoncé vouloir s’attaquer à la traduction et l’adaptation d’un ouvrage kolossal, personne ne pouvait imaginer la masse de travail qui l’attendait. Surtout pas lui !
    Personnage haut en couleur et riche d’une vie déjà bien remplie, ce papi du Libre nous offre aujourd’hui le fruit d’un travail acharné de plusieurs années. Framabook renoue ainsi le temps d’un précieux ouvrage avec sa tradition de manuels et guides.

    Markus Kohm, Raymond Rochedieu (traduction et adaptation), KOMA-Script. Typographie universelle avec XƎLATEX, Framabook, octobre 2017.

    KOMA-Script. Typographie universelle avec XƎLATEX

    Bonjour Raymond, si tu aidais nos lecteurs à faire connaissance avec toi ?

    Bonjour, je m’appelle Raymond Rochedieu et depuis une quinzaine d’année, lors de la naissance de mon premier petit fils, tout le monde m’appelle Papiray. Je suis âgé de 72 ans, marié depuis 51 ans, j’ai deux garçons et 6 petits-enfants.

    Je suis à la retraite, après avoir exercé des métiers aussi variés que : journaliste sportif vacataire (1959-1963), agent SNCF titulaire (1963-1967), VRP en machines-outils bois Guilliet (1967-1968), éducateur spécialisé (1968-1970, école d’éducateur de Reims), artisan imprimeur en sérigraphie (1970-1979), VRP (Textiles Florimond Peugnet – Cambrai, Éditions Paris-Match, Robert Laffont et Quillet, Laboratoires Messegué, Électro-ménager Vorwerk et Electrolux, Matra-Horlogerie JAZ…), puis ingénieur conseil, directeur commercial, artisan menuisier aluminier, avant de reprendre des études à 52 ans et de passer en 10 mois un BTS d’informaticien de gestion. Malgré les apparences, je ne suis pas instable, seulement curieux, « jusqu’auboutiste » et surtout socialement et individuellement responsable mais (très) indépendant, ce que j’appelle mon « Anarchie Utopiste » (expression qui, comme chacun le sait, vaut de l’or) : je rêve d’un monde où tous seraient responsables et égaux… mais ce n’est qu’un rêve !

    J’ai terminé ma carrière professionnelle comme intervenant en informatique, installateur, dépanneur, créateur de sites internet, formateur agréé éducation nationale, chambre de commerces et chambre des métiers et même jury BTS à l’IUT de Reims.

    Ton projet de traduction et de Framabook a été une œuvre de longue haleine et aboutit à un ouvrage massif. Comment tout cela a-t-il commencé ? Pourquoi as-tu entamé seul ce gigantesque labeur ?

    Je me suis tout d’abord intéressé à l’ouvrage de Vincent Lozano Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur LATEX sans jamais oser le demander (Ou comment utiliser LATEX quand on n’y connaît goutte) auquel j’ai participé, à l’époque, en qualité de correcteur. Mais 2008, c’est aussi, pour moi, une rupture d’anévrisme et 14 jours de coma dont je suis sorti indemne, bien que physiquement diminué.

    Puis j’ai enchaîné opération du genou droit, infection nosocomiale, prothèse du genou gauche, phlébite, re-opération pour éviter l’amputation, bref vous comprenez pourquoi j’ai mis du temps pour poursuivre le travail !

    J’ai cependant connu quelques moments de bonheur : deux stages de tourneur sur bois, à l’école Jean-François Escoulen d’Aiguines (83630) avec le « Maître » qui m’ont conduit à un premier projet : construire un tour à bois fonctionnant à l’ancienne sans électricité et raconter mon ouvrage, projet toujours d’actualité mais qui s’est fait croquer, l’âge aidant, par l’envie d’écrire mes souvenirs, moins de sport… car même la marche m’est devenue pénible… un refuge, mon bureau… l’ordi…et KOMA-Script…

    En réalité, ce n’est pas tout à fait ça. Début 2014, je rencontre une amie  qui se plaint de l’utilisation du logiciel Word, inadapté à son besoin actuel : à 72 ans, elle a repris ses études et prépare un doctorat de théologie. Chapeau, Françoise… elle a aujourd’hui 75 ans et elle est, je crois, en dernière année…

    Je cherche donc quels sont les outils utilisés par les « thésards » et les « doctorants », et je découvre LaTeX que l’on dit « créé par les Américains, pour les Américains » et mal adapté à la typographie du reste du monde. J’achète le livre de Maïeul Rouquette et découvre finalement cette perle qu’est KOMA-Script, à travers « Les fiches de Bébert » (voir liste de références plus bas).

    Ce qu’il en écrit me donne envie d’aller plus loin dans la connaissance de l’ouvrage de Markus KOHM, mais pour moi, c’est l’horreur : l’original en langue allemande n’existe que dans une traduction en langue anglaise.

    Et qu’est-ce qu’y fait, Papiray ? Hein ? Qu’est-ce qu’y fait ?

    Ben y contacte Markus Kohm pour lui demander l’autorisation de passer l’ouvrage en langue française et y demande à ses « amis » de Framasoft ce qu’ils en pensent… ou l’inverse… toujours est-il que Markus m’y autorise en date du 19 juillet 2014 et que mes amis de Framasoft me disent « vas-y, fonce », le début d’une aventure commencée en réalité en mai de la même année.

    Dans l’absolu, je n’ai pas l’impression d’avoir été réellement seul. La curiosité, la découverte des différents systèmes, les réponses – surtout par Christophe Masutti – aux questions posées, les lectures des multiples articles et ouvrages consacrés au sujet, les tests permanents des codes (dont les résultats n’étaient pas toujours ce que j‘en attendais), les erreurs de compilation non identifiées et dont il me fallait corriger la source…

    Et puis, pour tout avouer, je ne savais pas réellement où je mettais les doigts… une fois la machine lancée, fallait bien assurer et assumer…

    Tu as travaillé dur pendant longtemps et par-dessus le marché, les passes de révision des bénévoles de Framabook ont été nombreuses et t’ont souvent obligé à reprendre des détails, version après version. Comment tu as vécu ça, tu ne t’es jamais découragé ?

    Vu dans l’instance Framapiaf du 26 juillet 2017 à propos de l’utilisation d’une varwidth dans une fbox :

    Ce sont surtout les modifications de versions dues à Markus qui m’ont « obligé ».

    Comme je l’ai indiqué ci-dessus, j’ai démarré ce travail, en mai 2014, sur la base de la version de l’époque qui a évolué le 16 avril, le 15 septembre, le 3 octobre 2015, avant de devenir la v3.20 en date du 10 mai 2016, la v3.21 le 14 juin puis la v3.22 le 2 janvier 2017, enfin la v3.23 le 13 avril 2017 et chaque fois, pour coller à la réalité, je me suis adapté en intégrant ces modifications.

    De plus, Markus Kohm a multiplié des extensions et additifs publiés sur internet et j’ai décidé de les intégrer dans la version française de l’ouvrage. KOMA-Script est bien entendu le noyau, mais LaTeX, le système d’encodage abordé, m’était totalement inconnu. Je me suis inspiré, pour le découvrir à travers XƎLATEX, des ouvrages suivants qu’il m’a fallu ingérer, sinon comprendre :

    Cette liste n’est pas exhaustive et ne mentionne que les quelques ouvrages et sites parcourus le plus fréquemment.

    Quant au bon usage de la langue française, j’ai toujours, à portée de main,

    que je consulte régulièrement. En cas de doute, il me reste trois références françaises solides :

    Et j’ai navigué au hasard de mes hésitations (merci Mozilla), sur de nombreux sites que je n’ai pas cités dans mes références.

    Que leurs auteurs et animateurs ne m’en tiennent pas rigueur.

    Tu es donc passionné de LaTeX ? Pourquoi donc, quels avantages présente ce langage ?

    LaTeX — prononcer « latèk » ou « latèr » comme avec le « j » espagnol de « rota » ou le « ch » allemand de « maren » (machen), selon votre goût — est un langage de description de document, permettant de créer des écrits de grande qualité : livres, articles, mémoires, thèses, présentations projetées…

    On peut considérer LaTeX comme un collaborateur spécialisé dans la mise en forme du travail en typographie tandis que l’auteur se consacre au contenu. La fameuse séparation de la forme et du fond : chacun sa spécialité !

    Et ce KOMA-Script c’est quoi au juste par rapport à LaTeX ?

    LaTeX a été écrit par des Américains pour des Américains. Pour pouvoir l’utiliser convenablement il nous faut charger des paqs qui permettent de l’adapter à notre langue car les formats de papiers américains et européens sont très différents et les mises en page par défaut de LaTeX ne sont adaptées ni à notre format a4, ni à notre typographie.

    L’utilisation de KOMA-Script, outil universel d’écriture, permet de gérer la mise en page d’un ensemble de classes et de paqs polyvalents adaptés, grâce au paq babel, à de multiples langues et pratiques d’écriture, dont le français. Le paq KOMA-Script fonctionne avec XƎLATEX, il fournit des remplacements pour les classes LaTeX et met l’accent sur la typographie.

    Les classes KOMA-Script permettent la gestion des articles, livres, documents, lettres, rapports et intègrent de nombreux paqs faciles à identifier : toutes et tous commencent par les trois lettres scr : scrbook, scrartcl, scrextend, scrlayer

    Tous ces paqs peuvent être utilisés non seulement avec les classes KOMA-Script, mais aussi avec les classes LaTeX standard et chaque paq a son propre numéro de version.

    Donc ça peut être un ouvrage très utile, mais quel est le public visé particulièrement ?

    j’ai envie de répondre tout le monde, même si, apparemment, ce système évolué s’adresse d’avantage aux étudiants investis dans des études supérieures en sciences dites « humaines » (Géographie, Histoire, Information et communication, Philosophie, Psychologie, Sciences du langage, Sociologie, Théologie…) et préparant un DUT, une licence, une thèse et même un doctorat plutôt qu’aux utilisateurs des sciences « exactes » qui peuvent être néanmoins traitées.

    En réalité, je le pense aussi destiné aux utilisateurs basiques de MSWord, LibreOffice ou de logiciels équivalents de traitement de texte, amoureux de la belle écriture, respectueux des règles typographiques utilisées dans leur pays, désireux de se libérer des carcans plus ou moins imposés par la culture anglo-saxonne, même s’il n’est pas évident, au départ, d’abandonner son logiciel wysiwyg pour migrer vers d’autres habitudes liées à la séparation du fond et de la forme.

    Est-ce que tu as d’autres projets pour faire partager des savoirs et savoir-faire à nos amis libristes ?

    Oui, dans le même genre, j’ai sous le coude un ouvrage intitulé « Utiliser XƎLATEX c’est facile, même pour le 3e âge  » écrit avec la complicité de Paul Bartholdi et Denis Mégevand, tous deux retraités de l’université de Genève, l’Unige. Ces derniers sont les co-auteurs, en octobre 2005, d’un didacticiel destiné à leurs étudiants « Débuter avec LaTeX » simple, clair, plutôt bien écrit et dont je m’inspire, avec leurs autorisations, pour composer la trame de mon ouvrage qui sera enrichi (l’original compte 98 pages) et portera – comme son titre le laisse supposer – sur l’usage de XƎLATEX, incluant des développements et surtout des exemples de codes détaillés et commentés de diverses applications (mon objectif est de me limiter à 400 pages), mais ne le répétez pas…

     

     

  • Tuesday 17 October 2017 - 11:11

    L’actualité des champions de l’exploitation peu scrupuleuse des données personnelles est malheureusement toujours chargée… Gee nous propose un petit florilège (les sources sont données en fin d’article). Une façon d’illustrer à quoi Contributopia, notre toute nouvelle campagne, se veut une alternative un peu plus réjouissante…

    Sources :

    Crédit : Simon Gee Giraudot (Creative Commons By-Sa)

  • Tuesday 17 October 2017 - 11:07

    L’actualité des champions de l’exploitation peu scrupuleuse des données personnelles est malheureusement toujours chargée… Voici un petit florilège (les sources sont données en fin d’article). Une façon d’illustrer à quoi Contributopia, la toute nouvelle campagne de Framasoft, se veut une alternative un peu plus réjouissante…

    Sources :

    Télécharger “Bienvenue à Datastopia” dm_015_bienvenue_a_datastopia.zip – Téléchargé 14 fois – 725 KB

  • Tuesday 17 October 2017 - 11:07
    Bon, il ne vous aura pas échappé que sur le site Carfree on vend aussi des tee-shirts. En plus de promouvoir nos idées, cela permet de dégager quelques bénéfices qui Lire la suite...
  • Monday 16 October 2017 - 16:10
    Je ne pensais pas avoir autant de retours. Avec plus de 400 votes le résultat est sans appel, c'est le logo avec l'objectif photo que vous avez choisi :

    Logo Tontof


    Si vous regardez la forme de l'objectif photo, elle rappelle étrangement le logo copyleft, un petit clin d'œil symbolique et sympathique :-)

    Merci à tous pour votre participation !!!

    Pour les détails du vote,
    ~ 67.40/100 : logo objectif
    ~ 59.81/100 : logo couronne
    ~ 39.74/100 : logo nœud
    ~ 27.65/100 : logo flèche
  • Monday 16 October 2017 - 09:41
    Le prix des transports absurdes a été remis le 28 septembre dernier par L’initiative des Alpes, une association suisse de conservation de la nature des Alpes, en particulier contre le Lire la suite...
  • Sunday 15 October 2017 - 19:36
    Résumé : Mai 1942. Reinhard Heydrich se meurt dans un hôpital de Prague. à moins que… Le monde est à feu et à sang, l’humanité se consume dans les affres d’une guerre comme elle n’en a jamais connu. Dans le … Continue reading
  • Saturday 14 October 2017 - 19:59

    Aux Rencontres nationales des transports publics, le 12 octobre 2017.

    Constructeurs de bus, exploitants de réseaux, adjoints aux déplacements, fondateurs de start-ups, consultants, journalistes : à Marseille, pendant trois jours, du 10 au 12 octobre,  la « grande famille des transports » a réfléchi à son avenir, et aux futures manières de se déplacer. Depuis l’annonce, en juillet, du renoncement de l’État aux grandes infrastructures coûteuses, le secteur est en ébullition. Va-t-on vraiment en profiter pour déployer les « déplacements du quotidien » ? Voici dix enseignements à tirer des Rencontres nationales du transport public (RNTP) :

    1/ La « fin des grandes infrastructures » au passé. Déjà ? Pour qualifier l’annonce d’Emmanuel Macron (c’est ici pour ceux qui n’auraient pas suivi), la ministre Elisabeth Borne parle désormais de « pause ». Et elle évoque cette décision… au passé ! « La pause dans les grands projets était une réaction immédiate au coût de 10 milliards non financés, un impératif face à l’urgence », déclare-t-elle lors de l’inauguration du salon. Puisque la pause est passée, on redémarre ? Le moins que l’on puisse dire est que la doctrine gouvernementale n’est pas très claire, et qu’elle s’appliquera au cas par cas. « Il ne faudrait pas confondre pause et remise en cause des projets », dit encore la ministre.

    Réseau rural, Drôme.

    2/ Les « territoires peu denses ». Dans les couloirs et dans les discours, on ne parle que des « territoires peu denses ». Dans le jargon des transports, cette expression est un peu l’équivalent de la fameuse « France périphérique ». A prononcer d’un air grave et à faire précéder de la locution « ne pas oublier ». Personne ne prend vraiment la peine de donner une définition des territoires en question et certains confondent un peu tout, croyant qu’il suffit d’opposer « les métropoles » à tout le reste, voire « Paris » à « la province ». En pratique, l’expression « territoires peu denses » désigne ces endroits, petites villes, campagne isolée, stations touristiques hors saison, périphérie des villes moyennes, où les transports alternatifs à la voiture individuelle sont peu valorisés, et peu utilisés. Mais où ils existent néanmoins : cars interurbains, trains, cars scolaires, covoiturage, autopartage, vélo, marche… L’enjeu, notamment, est qu’un territoire ne soit pas dépendant de la voiture individuelle.

    3/ Navette autonome : la grande indifférence. A Marseille, à la sortie du métro, les congressistes peuvent se diriger, à pied, vers les hangars où se tient l’exposition. Ils peuvent aussi emprunter une navette autonome Navya, minibus en forme de cabine de téléphérique d’une belle couleur rouge. Mais peu d’entre eux tentent cette expérience. Pour la bonne raison que la navette se déplace moins rapidement qu’un piéton, temps d’attente inclus. Pas très sympa pour ce petit bijou à 250000€ pièce.

    Pour compléter: Plongée iconoclaste dans la mobilité du futur (juin 2017)

    Élisabeth Borne, Louis Nègre, Pierre Serne aux RNTP sur le stand de la Ville de Strasbourg, le 10 octobre.

    4/ Le vélo sans ricaner. Habituellement, dans ce genre de congrès, il est impossible de prononcer le mot « vélo » sans que quelqu’un lâche une petite blague ou explique qu’il lui est impossible de faire tel trajet à vélo, et donc que personne ne peut se déplacer sur une selle, nulle part, jamais. On a presque échappé à ces réflexes aux RNTP. A plusieurs reprises, des élus des villes et  régions, ou des opérateurs, évoquent le vélo, à assistance électrique ou non, comme un moyen de transport légitime, sain, innovant. Sans ricaner. Ceci s’explique peut-être par le fait qu’au même moment et au même endroit se tient le congrès du Club des villes cyclables, une association d’élus. Miracle de la disposition spatiale, les participants au congrès « bus et trams » sont obligés de traverser l’espace « vélo ».

    5/ Transports publics saturés. A Montpellier, La Rochelle, Dijon, et dans bien d’autres villes, les collectivités sont confrontées à de nouveaux défis. « Les tramways sont saturées aux heures de pointe, en particulier en direction de l’université », explique Catherine Hervieu, vice-présidente (EELV) de Dijon métropole. Les collectivités, plutôt que d’ajouter des lignes de bus ou de tramway qui coûteraient extrêmement cher pour une utilisation de quelques heures par jour, préfèrent aménager un réseau cyclable sécurisé et efficace, à l’image de ce qui se pratique dans bon nombre de villes universitaires européennes.

    Aire de covoiturage à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis).

    6/ Vive le covoiturage! Pour les mêmes raisons, les collectivités s’intéressent désormais de près au covoiturage de courtes distances, entre domicile et travail. Depuis des années, des dizaines de start-ups, pas moins de 17 en Ile-de-France, investissent ce créneau qu’elles imaginent porteur. Mais aucune n’est pour l’instant parvenue au niveau atteint par Blablacar sur le marché du covoiturage de longue distance. Olivier Binet, fondateur de l’application Karos, décèle une évolution. « Dans les salons, d’habitude, les élus sont sceptiques. Là, on se presse devant notre stand. Les collectivités ont compris que le covoiturage pouvait être une solution », surtout en période de vaches maigres, explique-t-il, en  revendiquant pour sa société « une progression de 10% par semaine depuis un an et demi ».

    Ça peut aider : Remplir les autoroutes avant d’en construire de nouvelles (septembre 2017)

    7/ Nouveau bonus au vélo à assistance électrique. L’annonce de la suppression, le 1er février prochain, de la prime de 200€ pour tout acheteur de vélo à assistance électrique, a beaucoup ému. Certaines municipalités avaient profité de ce bonus pour supprimer les aides qu’elles accordaient. Dès lors, il n’est pas étonnant que les associations d’élus soient les plus actives pour demander le maintien de l’avantage. Le Club des villes cyclables, mais aussi Louis Nègre, sénateur (LR) des Alpes-Maritimes, pour le Groupement des autorités responsables des transports (Gart), réclament, insistent. Mme Borne ne peut esquiver le sujet et promet « un nouveau dispositif, simple et efficace ».

    Pour éclairer le débat: Le profil très CSP+ des acquéreurs de vélos à assistance électrique (octobre 2017)

    Sur le stand du constructeur de téléphérique Poma, le 12 octobre.

    8/ Le téléphérique urbain à l’arrêt. Suite aux avanies (pannes, coupures d’électricité, chute d’une cabine, maintenance, incidents divers) du téléphérique de Brest, le premier du genre inauguré l’an dernier, les fabricants font la moue. Les dirigeants de Doppelmayr, l’un des constructeurs européens, se disent « embarrassés par cette situation ». Les commandes peinent à démarrer en Europe, alors qu’elles explosent en Amérique latine. La Paz, en Bolivie, est même revenue la capitale du téléphérique, avec bientôt 6 lignes et 1450 cabines. Ce décalage entre Europe et Amérique latine ne s’explique pas seulement par les incidents recensés à Brest. Outre-Atlantique, la « réglementation est moins contraignante, la population accepte plus facilement les câbles et le survol de la ville; les oppositions sont moins virulentes », explique-t-on sur le stand de Doppelmayr.

    9/ Bus, les modes passent. Au début des années 2010, on ne jurait que par les « bus à haut niveau de service » (BHNS), des véhicules au design attractif, déguisés en tramways, censés être prioritaires sur le reste du trafic. Puis, on a vu beaucoup de bus diesel présentés comme peu polluants, norme Euro 6 brandie en bandoulière. Et cette année, les bus électriques sont à l’honneur. Et tant pis s’ils coûtent deux fois plus cher que les autres.

    Shanghai, abus de free floating. Photo fournie par Nicolas Mercat.

    10/ Le free floating, mauvaise idée ? Lors d’un débat organisé par Départements et régions cyclables, le 5 octobre à La Rochelle, Nicolas Mercat, spécialiste de la mobilité au cabinet de conseil Inddigo, a présenté les enseignements d’un tour du monde à vélo, un constat réitéré au congrès du Club des villes cyclables à Marseille. A Shanghai, il a observé les effets du free floating, les « vélos sauvages », que l’on peut emprunter et rendre n’importe où en ville en ayant au préalable téléchargé une application (et en acceptant de se voir « tracké » pour tous ses trajets). Les jours de pluie, des dizaines de vélos sont abandonnés au même endroit, et encombrent l’espace public. A suivre.

    Olivier Razemon (l’actu sur Twitter, des nouvelles du blog sur Facebook et d’étranges panneaux sur Instagram).

    Sur le site du Monde, 5 innovations repérées par Eric Beziat.

     

  • Saturday 14 October 2017 - 07:00

    Prenez-le-temps-d-e-penser.jpgGenre : tu crois que t'est nul en sciences ? Lis ce livre.

     

    Résumé : Vous vous interrogez sur des phénomènes simples sans retrouver dans quelle case de votre cerveau vous avez rangé ce que vous avez appris en 5ème. Vous êtes curieux mais pas franchement scientifique, ce livre est pour vous. Qu'est-ce que l'électricité statique ? Pourquoi un aimant aimante-t-il ? Savez-vous ce qu'est la quinte essence ? Pourquoi éteint-on les lumières dans un avion un quart d'heure avant d'atterrir de nuit ? Mendeleïev est-il le premier vrai punk de l'histoire de la Russie ? Qu'a-t-elle donc de si « générale »  la relativité générale ? Le temps est-il une illusion  ? La lumière est-elle d'ondes ou de particules ? Prenez le temps d'e-penser est le premier livre de Bruce Benamran, créateur de la chaîne YouTube de vulgarisation scientifique e-penser.

    «  Lire Bruce, c'est minimiser le risque de faire partie, sans le savoir, par mégarde, du triste clan de ceux qui se considèrent comme supérieurs par simple idée reçue, par convention, comme ça. Sans e-penser. » - Alexandre Astier.

     

    Mon avis : Bruce Benamran est youtubeur. Plus exactement, il est le créateur de la chaîne YouTube de vulgarisation scientifique e-penser. Vu comme ça, on se dit : aïe. Il sait peut-être faire des vidéos (et quand on voit ce qu'il y a sur Youtube, on peut encore en douter), mais écrire un livre ?

    Ben en fait, si. Il écrit même très bien. (Il sait d'ailleurs aussi faire des vidéos).

    Bon, alors, j'ai mis un mois à lire le bousin. D'abord parce que je lis autre chose en même temps, comme par exemple Où s'imposent les silences, parce que je fais autre chose de ma vie, comme travailler, élever des gnomes, m'entraîner parfois au karaté, et parce que ça reste un livre de sciences : ça se lit moins vite qu'une nouvelle de Ken Liu. Entre temps, je suis aussi allée à la découverte de sa chaîne vidéo, et... je suis tombée raide dingue du mec. Oui, il a le même âge que moi et de beaux yeux, mais ce n'est pas pour ces raisons. Quoique.

    Je suis tombée raide dingue de BB (oui, Bruce, tu permets que je t'appelle par tes initiales ?) parce qu'il est vraiment, vraiment très doué en pédagogie et en didactique, qu'il reste intraitable sur la précision de ses explications afin de ne pas rendre faux un fait trop simplifié, qu'il sait doser son humour et qu'il écrit très bien. Je l'ai déjà dit, non ? Il écrit ses vidéos autant que ses livres, et ça se voit.

    Dans ce livre, donc, partant d'une explication absolument salutaire sur la différence entre la corrélation et la causalité, il mène un petit bonhomme de chemin qui va de l'atome à la théorie de la relativité générale, en passant par le système solaire et la mécanique newtonienne. Et j'ai (presque) tout compris.

    Quand on a un goût modéré pour les sciences (et je ne parle pas au figuré, mais au sens propre : j'aime vraiment les sciences, mais modérément parce que les mathématiques ont presque toujours été hors de ma portée, et qu'on a besoin des maths pour la physique, la chimie et la biologie), s'informer et comprendre n'est vraiment pas toujours facile. Les sources donnent souvent des explications trop simplifiées, auquel cas elles finissent immanquablement par être fausses, ou trop complexes, et là, je suis perdue depuis bien longtemps.

    L'objectif de BB, c'est donc d'expliquer clairement et précisément des concepts qui sont parfois vraiment très difficiles à comprendre, sans y mettre d'équations mathématiques. J'avoue que j'ai été larguée dans un chapitre sur l'électricité, et un peu sur la relativité. Mais j'ai compris tout le reste ! Sur presque 400 pages, ce n'est quand même pas si mal.

    Les scientifiques pur jus y trouvent forcément à redire : la plupart d'entre eux (et j'ai des amis proches dans cette communauté) considèrent comme parfaitement inacceptable d'expliquer un principe physique sans l'accompagner de sa base mathématique, en raison de l'inexactitude que cela entraîne. J'ai d'ailleurs lu ici et là des critiques assassines sur le travail de vulgarisation de la chaîne e-penser. Oui, mais ces gens là n'ont pas mon « handicap », que je partage avec beaucoup, beaucoup de gens (la majorité de la population, en fait) : ne rien comprendre aux maths au-delà du niveau bac. Et même en dessous. Et puis, ça dépend quel bac. Bref.

    aristote-2.jpgLe découpage du livre est aussi logique et pédagogique que possible : BB commence par des notions qui sont reprises plus tard, dans d'autres chapitres abordant des questions qui nécessitent déjà une bonne culture scientifique. Il explique à de nombreuses reprises quel est le véritable état d'esprit scientifique, qui n'est évidemment pas de faire renter dans un modèle ses idées préconçues, de prouver qu'on a raison - c'est plutôt le contraire, en fait. Les expériences ratées, comme il le raconte très bien, ont sans doute plus apporté à la science que les expériences réussies. Par ailleurs, il se donne la peine de retracer l'historique des découvertes dans un domaine donné, passant de chercheur en chercheur à travers l'histoire, de théories validées ou invalidées en preuves par l'expérimentation, en y joignant son running gag : la nullité d'Aristote en sciences (ci-contre). Et c'est vrai, quand on y pense : il était vraiment pas doué, le mec. Quand on pense que c'est lui qui a dit qu'on est composé d'eau, d'air, de terre, et de feu et que la terre est immobile. Et que ces théories (ainsi que d’autres) ont perduré plus loin que le moyen âge...

    Il s'agit là d'un point fort de BB : il sait distiller les anecdotes amusantes, voire carrément drôles, tout au long de son ouvrage, de façon à reposer le pauvre cerveau du néophyte. Lisez ou regardez l'histoire de Guillaume Le Gentil, mort deux fois en cherchant Vénus... Elle vaut son pesant de lunettes d'astronomie. BB propose dans sa rubrique La preuve par vieux de multiples biographies croustillantes des savants qui ont émaillé l'histoire des sciences. On n'est pas étonné que BB soit inspiré par l'oeuvre d'Alexandre Astier, père de Kaamelott, Que ma joie demeure et L'Exoconférence. L'humour et les références sont très semblables, les citations de Kaamelott nombreuses.

    Je suis donc ressortie de cette lecture infiniment plus cultivée dans le domaine des sciences, j'ai élargi et affiné ma compréhension du monde, et je vais tanner mes proches pour qu'ils m'offrent le tome 2 de Prenez le temps d 'e-penser - et le tome 1 aussi, en fait, parce qu'on m'a prêté celui que je viens de lire. (Merci infiniment à Éliane, 56 ans, qui me l'a mis dans les mains et qui s'intéresse à tout, alors qu'elle n'a pas le bac et souffre d'un énorme complexe d'infériorité à cause de cela.)

     

    Tu comprendras donc, cher lecteur, que si d'une, tu ne connais pas ce livre, et de deux, que tu n'es pas déjà toi-même chercheur en sciences, l'intérêt de découvrir cet ouvrage.

     

     Édition : Marabout, Novembre 2015 ou  Poche Marabout, Janvier 2018

     

  • Friday 13 October 2017 - 08:56
    Ce qu’il y a de bien avec les anti-vélo, c’est qu’ils sombrent assez facilement dans la caricature. En général, quand on leur parle de faits comme la mortalité liée à Lire la suite...
  • Thursday 12 October 2017 - 12:10
    J'ai déjà parlé d'un projet que j'avais en tête et aujourd'hui, je vais vous en dire un peu plus parce qu'il va bien falloir que je le mette en place un jour ou l'autre.

    Vous le savez, j'aime développer pour mon usage et plaisir des logiciels libres que j'aime tout autant partager. Jusqu'à présent, je le faisais sur mon temps libre (comme beaucoup) et puis un jour, KrISS feed a eu son petit succès : en grande partie grâce à Sebsauvage qui m'a fait une petite surprise la semaine passée en postant sur son shaarli un nouveau message de remerciement : http://sebsauvage.net/links/?SY_PeA

    Seulement voilà, pour vivre de ça, c'est compliqué et la question de la rémunération revient souvent. Je n'ai jamais voulu mettre en place quoique ce soit parce que je ne me fais aucune illusion sur le fait que ça ne payerait qu'une petite partie de l'hébergement et encore...

    D'autres expériences, comme celle de Wallabag, montrent que ce n'est pas évident :
    - https://nicolas.loeuillet.org/billets/service-wallabag-it
    - https://nicolas.loeuillet.org/billets/f5

    Bien sûr, je ne suis pas le premier à me poser la question et des solutions existent : https://www.parigotmanchot.fr/2017/08/03/faire-campagne-abonner-question-remuneration-blogueurs/

    Seulement, aucune ne me satisfait et j'ai donc essayé d'imaginer une autre solution qui j'espère sera plus efficace. Je vais mettre en place quelque chose qui n'aura rien à voir avec les logiciels libres et qui j'espère permettra de me libérer plus de temps pour développer gratuitement d'autres logiciels libres. Le but étant de m'adresser à tout le monde et pas uniquement aux personnes qui sont susceptibles de s'auto-héberger. Bien sûr, j'essayerai de garder un minimum d'éthique en faisant un site léger et fonctionnel qui ne charge pas 150 bibliothèques javascript pour afficher un carousel, sans Google Analytics et compagnie.

    Mon idée est la suivante : je vais proposer aux gens, pour quelques euros, de personnaliser avec des photos des pliages en papier, du style origami à imprimer à la maison :

    Présentation de Tontof

    J'ai cherché et je n'ai pas trouvé de solutions semblables et je n'ai donc aucune idée du potentiel de cette idée. Pour info toutes les photos utilisées pour les pliages viennent du site https://unsplash.com/

    Mon plan d'action va être le suivant, dans les jours/semaines qui arrivent, je vais préparer un financement participatif Kickstarter pour payer un graphiste pour le site. Techniquement tout fonctionne, mais je vous laisse imaginer comment graphiquement ça pique les yeux. Le but du financement participatif sera d'avoir aussi un premier retour pour savoir si l'idée plaît aux gens (uniquement en anglais au début).

    Avant de lancer tout ça, je voulais mettre en place le logo pour créer une première identité visuelle et c'est là que vous intervenez. J'ai 4 logos que j'aimerais bien que vous évaluiez.

    Si le projet vous intéresse et que vous souhaitez connaître l'évolution de ce projet, vous pouvez mettre votre email et quand je lancerai le Kickstarter je vous enverrai un petit message ! Bien sûr c'est facultatif et c'est avant tout votre vote qui m'intéresse. Si vous pensez que le projet peut intéresser des gens de votre entourage, n'hésitez pas à partager cet article pour que j'ai le plus de votes possibles et que ça oriente mon choix de logo.

    Pour le nom, je me suis rabattu sur TONTOF même si ce n'est pas l'idéal et que question marketing, ce n'était pas la meilleure solution :-)

    Le vote est terminé ! Merci à tous pour votre participation :
    https://tontof.net/?2017/10/16/16/10/17-resultat-du-vote-pour-le-logo

    Si vous avez des questions/remarques vous pouvez laisser un commentaire ou me contacter sur tontof à free.fr
  • Thursday 12 October 2017 - 11:53
  • Thursday 12 October 2017 - 09:58
    Vous en avez marre du comportement NOMBRILISTE des automobilistes se comportant comme des bébés ? Utilisez Klaxoprane 1000 mg, le médicament qui viendra guérir nos villes des violences automobiles. Klaxoprane Lire la suite...