KrISS feed 8 - Un simple et superbe (ou stupide) lecteur de flux. Par Tontof
  • Friday 07 July 2017 - 17:54
    Un petit nouveau est arrivé ! Il s'appelle KrISS bang et pour la démo, c'est ici : https://tontof.net/bang/

    Je vous avais parlé de mon nouveau projet KrISS mvvm mais la démo ne vous avait pas vraiment impressionné. Pourtant, je pense vraiment que KrISS mvvm peut faire des choses chouettes (et j'envisage de passer un jour KrISS feed en mode mvvm).
    Du coup, pour vous montrer que KrISS mvvm n'est pas juste pour faire joli, je vous présente KrISS bang !!!

    J'utilise les bangs Duckduckgo tous les jours, plusieurs fois par jour et j'adore ça. Et puis un jour, j'utilise un bang classique !enfr ou !fren et paf WordReference fût balayé par Google Translate. Bien sûr le bang !wref ou !wrfe peut être utilisé. Mais entre nous, se faire balader comme ça sans qu'on me demande mon avis, je me suis dit: « et si je me déduckduckgoïsais un peu »

    https://tontof.net/bang/?bang=!enfr%20happy

    KrISS bang était né. Bon ce n'est rien d'autre qu'une alternative aux bangs Duckduckgo, mais les avantages sont multiples. Plus de surprise avec des changements de bangs non voulus et si vous l'installez en local vous éviterez ainsi quelques requêtes inutiles pour être redirigé. Vous pouvez gérer vos bangs comme vous le voulez et ça c'est quand même bien chouette !

    Alors, comme vous pourrez le voir, j'ai soigné le graphisme, le logo et toutes les choses superflues qui me semblaient indispensables !

    Il y a encore énormément de travail à faire avec KrISS mvvm et KrISS bang mais la base est là pour vous le présenter et pour commencer à l'utiliser au quotidien. Je vous laisse vérifier la taille actuelle du fichier : autour de 80ko !
    Elle augmentera forcément avec le temps, mais pour le moment, avec ces 80ko vous avez:
    - visibility: protected (en lecture seule sans être authentifié)
    - visibility: private (aucun accès sans authentification).
    - authSession (authentification session avec cookie)
    - authBasic (authentification sans cookie : je l'ai supprimé temporairement parce que ça semble poser quelques problèmes chez certains hébergeurs, mais en local je n'ai aucun soucis avec)
    EDIT : j'ai ajouté de nouveau authBasic parce que le problème ne venait pas de KrISS bang mais d'une configuration à ajouter dans un htaccess : http://tontof.net/kriss/bang/#faq-auth-basic
    - la possibilité de gérer vos bangs (liste avec pagination, moteur de recherche pour chercher du texte n'importe où dans un bang). L'export et l'import CSV de bang
    - l'ajout automatique dans les moteurs de recherche sous Firefox (opensearch.xml)

    Si vous regardez le fichier de base qui permet de créer KrISS bang, il fait 10ko
    https://github.com/kriss/bang/blob/master/src/index.php

    Tout le reste provient de KrISS mvvm et est donc entièrement générique. J'ai ajouté quelques tests à KrISS mvvm pour essayer de couvrir tout le projet et il faudra faire de même pour KrISS bang.
  • Saturday 29 July 2017 - 11:01
    Je n'arrive même pas à imaginer que ce soit possible venant d'une société comme celle là, mais l'image parle d'elle même. Chez Nes les encodages riment avec Moyen-Âge ?

    problème encodage café

    Ça me conforte dans l'idée de ne pas boire de café, encore plus quand il provient d'une société comme celle là, et je ne parle même pas que du problème d'encodage...
    Bon ça aide, je n'aime pas le café :-)
  • Thursday 28 September 2017 - 06:50

    [créa vs client] — Pouvez-vous me donner des exemples de logos que vous détestez ? C’est pour éviter de partir dans ce style… — Le vôtre !

  • Wednesday 04 October 2017 - 09:22
    Le périphérique parisien constitue sans doute le symbole de la ville-automobile des années 1970. Ce rêve pompidolien du 20ème siècle est devenu un cauchemar anachronique au 21ème siècle, une coupure Lire la suite...
  • Wednesday 04 October 2017 - 12:19
    Sept ans de blog ce n’est quand même pas négligeable et je n’allais pas manquer de faire quelque-chose pour fêter ça. Pour vous remercier d’être toujours là alors que je  vous force à lire des chroniques de plus en plus … Continue reading
  • Thursday 05 October 2017 - 22:06

    Bon. Ça faisait un petit moment que j’avais pas gueulé (si si).

    Faut dire que je l’ai beaucoup fait au début de l’année jusqu’à l’élection présidentielle de mai. Cette suractivité associée au résultat à la fois si attendu et si déprimant de l’élection en question… bah la motivation de continuer à parler de l’actu politique s’est quelque peu atténuée. Du coup, je vous avoue que j’ai accumulé pas mal de colère ces derniers mois, et là : faut que ça sorte !

     

    Télécharger “Ci-gît l'État de droit” lf_026_ci_git_l_etat_de_droit.zip – Téléchargé 67 fois – 1 MB

  • Friday 06 October 2017 - 09:37
    « Cash Impact » reprend l’enquête sur le diesel réalisée en 2013 par le magazine « Cash Investigation ». A l’époque, le constructeur automobile PSA affirmait à la journaliste Elise Lucet que le carburant Lire la suite...
  • Friday 06 October 2017 - 10:24

    Sous Linux, le dossier utilisateur est blindé de fichiers de configuration. Les fameux .machins. Par exemple le .bashrc pour la config du bash, le .mozilla qui contient toutes vos données Firefox, le .ssh avec toutes vos clés privées, le .local/share/virtualenvs avec les envs virtuels Python créés par pew ou .config/sublime-text-3 pour la configuration de Sublime text, etc.

    Au final, voici tous les fichiers de conf qui sont importants pour moi de près ou de loin:

    ├── .autoenv
    ├── .bashrc
    ├── .config
    │   ├── autostart
    │   ├── Code
    │   ├── copyq
    │   ├── fish
    │   ├── gtg
    │   ├── liferea
    │   ├── pulse
    │   ├── stremio
    │   ├── sublime-text-3
    │   ├── transmission
    │   ├── user-dirs.dirs
    │   ├── user-dirs.locale
    │   ├── variety
    │   ├── VeraCrypt
    │   ├── Zeal
    │   └── zim
    ├── .django-completion.bash
    ├── .editorconfig
    ├── .git-aware-prompt
    ├── .git-completion.bash
    ├── .gitconfig
    ├── .gitignore
    ├── .git-prompt.sh
    ├── .git.scmbrc
    ├── .jupyter
    ├── .lastpass
    ├── .liferea_1.8
    ├── .local
    │   └── share
            ├── gtg
            ├── keyrings
            ├── liferea
            ├── omf
            ├── TowerFall
            ├── virtualenvs
            └── Zeal
    ├── .mozilla
    ├── .netrc
    ├── .oh-my-zsh
    ├── .openambit
    ├── .pypirc
    ├── .scmbrc
    ├── .scm_breeze
    ├── .sshplus
    ├── .vscode
    │   └── extensions
    └── .zshrc
    

    Quand on bidouille, on les change souvent. On les backup aussi, pour pouvoir les porter d’un laptop à un autre, les synchroniser, les uploader sur un serveur ou les récup lors d’une réinstallation. Parce que quand on a tuné ses terminaux et éditeurs aux petits oignons, on a pas envie de recommencer à poil.

    Pour bien faciliter les choses, ils sont éparpillés un peu partout, dans des sous-dossiers différents.

    Et je sais pas quel vil individu a suggéré une fois que faire une partition séparée pour /home était la solution de Skippy à tous les soucis, mais perso, ça me cause plus de bugs qu’autre chose quand on change de versions d’OS.

    Bref, laissez tomber vos vieilles croyances issues de charlatans de sectes. Moi, j’ai vu la lumière (lien de don bitcoin en bas à droite de la page), et elle s’appelle GNU stow.

    Stow est un vieil utilitaire (donc sagesse millénaire des anciens, vous pouvez avoir confiance, prenez ce cristal aussi il est en promo), qui est grosso merdo un ln -s récursive. C’est-à-dire que ça fait des symlinks des fichiers et des dossiers que vous lui passez.

    On peut l’utiliser pour plein de choses, mais l’usage sacré implique le sacrifice d’une vierge à Max, puis de déplacer tous les fichiers de settings qu’on souhaite gérer dans un seul dossier.

    Par exemple, moi j’ai:

    /home/user/church/settings/
    
        ├── .autoenv
        ├── .bashrc
        ├── .config
        │   ├── autostart
        │   ├── Code
        │   ├── copyq
        │   ├── fish
        │   ├── gtg
        ...
    

    Au lieu de les avoir éparpillées partout, toutes les brebis sont maintenant regroupées dans une seule église.

    Il est très important de garder l’organisation des dossiers et des sous-dossiers d’origine. Ici vous voyez que j’ai le dossier Code, qui est le dossier de settings de VSCode. Mais il est DANS un dossier .config, car avant mon regroupement il était dans /home/user/.config/.

    En revanche, il n’est pas du tout nécessaire que .config contienne tous les dossiers qu’il avait précédemment. Seuls ceux qui vous intéressent. Le reste peut rester à sa place initiale, dans le /home/user/.config/.

    Donc je résume:

    • Listez les fichiers et dossiers de settings qui vous intéressent.
    • Déplacez les tous dans un dossier commun en gardant une arborescence similaire.
    • Laissez les fichiers qui ne vous intéressent pas là où ils sont.
    • Priez (une bonne pratique avant toute opération informatique).

    Arrive le messie, Stow.

    D’abord, il faut l’installer, mais comme c’est un outil vénérable, il est dans les dépôts. Sous Ubuntu, le psaume “apt install stow” fera l’affaire.

    Ensuite, on prêche. Je me perds dans mes propres paraboles, mais les voies du seigneur sont impénétrables, contrairement à celles d’Abella Anderson. Bref on demande à stow de traiter récursivement tout le contenu du dossier settings qui est dans /home/user/church afin de le linker vers /home/user/:

    stow -d /home/user/church -t /home/user/ settings

    Stow va prendre récursivement tous les dossiers qui sont dans /home/user/church/settings, et les comparer à ceux dans /home/user. Si ils existent, il va ne rien faire, mais si ils n’existent pas, il va créer un lien vers chacun de ceux manquants. Pour les fichiers, si ils n’existent pas, il va créer un lien, sinon il va vous afficher une erreur, afin de ne pas écraser quelque chose d’important et vous signalez qu’il y un souci.

    Le but de tout ça ?

    Pour votre système et tous vos logiciels, ça ne change rien. Ils vont tomber sur les liens et avoir l’impression que tous les fichiers de configs sont à leur place et vont continuer à fonctionner dans la joie et le gospel.

    Et pour vous, ben vous avez un seul endroit où tous les fichiers importants sont regroupés. Plus besoin de les chercher. Facile à backuper et à restaurer. On peut même tout foutre sous Git.

    Loué soit le sauveur.

    Vive moi.

  • Saturday 07 October 2017 - 13:45

    CVT_Ou-simposent-les-silences_2681.jpg

    Genre : gymkhana entre les mondes

     

    Résumé : D’où que vous veniez, quelle que soit votre Terre d’origine, êtes-vous sûr de vouloir lire les lignes qui suivent ? De vous entendre résumer une histoire en quelques mots sous prétexte qu’ils vous éclaireraient sur son contenu ? Voulez-vous vraiment savoir ce que recèlent ces pages ? Sachez donc que vous allez partir à la rencontre d’un étudiant confronté à un tableau de la Renaissance pour le moins anachronique, d’un flic enquêtant sur un cadavre improbable, et d’une femme amnésique se réveillant dans un champ désolé. Trois personnes rattrapées par le déséquilibre des mondes. Si votre Loi vous y autorise, ouvrez ce livre, avant que ne s’imposent les silences.

     

    Mon avis : L'auteur m'avait prévenue : « Blop, tu devrais aimer celui-ci plus que le précédent ! ». Et il avait raison. Là où le genre fantastique associé au thriller ne m'attirait guère dans Dormeurs, la science-fiction à suspens d'Où s'imposent les silences me plaît.

     Ce roman au si beau titre et à la couverture splendide (de Pascal Casolari) se lit vite. Trop vite, en fait.

    L'auteur m'avait aussi dit : « tu vas voir, j'ai travaillé le personnage féminin, tu m'en diras des nouvelles ! ». Effectivement, LA femme du récit (oui, parce qu'en fait, il n'y en a guère d'autre... Pourquoi tous les autres personnages principaux sont-ils des hommes ? Hein, Manu, pourquoi ? Je sais, tu vas dire que je ne suis jamais contente...), lorsqu'on comprend ce qu'elle est et d'où elle vient, est un personnage intéressant, résilient et redoutable. Et encore ne fait-on que deviner les traits de sa personnalité en creux : il y a beaucoup plus derrière que ce que l'auteur en dit.

    La flopée de personnages principaux (c'est un vrai roman choral) est réussie, ils sont attachants, mais leur contextualisation est trop brève -  à l'exception de Dimitri - pour les voir véritablement évoluer durant le récit. On a envie d'en savoir plus, parce que le récit de leurs mésaventures est prenant et addictif. En fait, je crois que ce roman m'a frustrée parce qu'il m'a plu. Oui, ma vie de lectrice est compliquée...

    Mais sinon, quid de l'histoire ? Matthias, Alex Jovic et LA femme : trois personnages initiaux pour trois récits distincts se superposent, dans deux univers différents. Puis trois. Puis quatre. La force d'une narration bien menée, c'est de ne pas perdre ses lecteurs dans une construction aussi éclatée. Ici, pas de problème : on rentre dans le livre, on accompagne les personnages, et on n'a pas la moindre envie de les lâcher. Page-turner accompli, voici un roman qui assume sa fonction divertissante tout en distillant quelques problématiques contemporaines.

    L'univers "normal" de Matthias et Alex se déroule sur une terre, qui dans moins de 20 ans, est dévastée par une épidémie. LA femme se retrouve dans un univers immobile, où elle est véritablement engluée. Et puis, il y a les autres, Dimitri en tête, qui proviennent d'une terre alternative victime des menées conquérantes de la « République » de Falmur, qui asservit politiquement et psychologiquement les peuples conquis, afin de faire prévaloir la puissance et l'absolue dictature de la Loi (falmurienne). La Loi a toujours raison, et il est bon de le faire savoir au monde entier. Et mêmes aux autres (mondes), tant qu'à faire.

    Les silences dont il est question dans ce titre poétique sont ceux imposés par la Loi, qui ne tolère pas d'autres langues, pas d'autres voix que la sienne. Bien que le contexte politique ne soit pas suffisamment développé à mon goût, le roman propose des pistes qui tournent autour de la défaite de la démocratie, et du virage réactionnaire et obscurantiste qu'elle prend en période de crise des valeurs. Un rappel utile en ces temps troublés, où les libertés fondamentales se désagrègent peu à peu, et ce, sous notre nez.

    Le portrait d'un violeur est tout aussi impressionnant et pertinent quant à l'intégration inconsciente de la culture du viol par les individus. Une thématique anti-sexiste qui ne pouvait que me plaire.

    Je peux par ailleurs évoquer les différences de tonalité d'écriture qui caractérisent le personnage en scène dans le chapitre, et qui rendent le récit d'autant plus vivant.

    Ces aspects, et bien d'autres encore, sont abordés dans Où s'imposent les silences. Ils témoignent d'une belle largesse de spectre. Tout cela est d'autant pus frustrant que le roman est court. J'en suis à rêver qu'Emmanuel Quentin produise des romans-fleuve à la Brandon Sanderson, imaginez un peu !

     

    Merci donc, Emmanuel, pour ce chouette roman. J'ai beaucoup apprécié ce moment de lecture. Je ne l'ai d'ailleurs pas sitôt terminé qu'il est passé de l'autre côté du lit, sur la table de chevet de M. Blop. Il m'en dira des nouvelles...

     

    édition : Le Peuple de Mü, 2017

  • Sunday 08 October 2017 - 17:44

    Kenneth Reitz, l’auteur de requests, tente régulièrement de nous refaire le coup du projet star. Ca n’a malheureusement pas très bien marché, et beaucoup de ses projets comme maya, records, crayon, tablib ou awesome n’ont pas vraiment connu de succès.

    Entre alors pipenv, que j’ai testé il y a presque un an, et qui au départ montrait un beau potentiel, mais n’était pas encore très utilisable. J’ai fait quelques suggestions d’amélioration, comme permettre de choisir précisément la version de Python, et je me suis fait envoyé bouler. J’ai donc laissé l’auteur s’enterrer dans sa recherche de gloire passée.

    Le hasard de reddit m’a remis pipenv sous le nez, et j’ai donc redonné sa chance au produit. Surprise, l’outil est maintenant très stable (plus de 2000 commits !) et mes propositions avaient même été intégrées.

    Après ces 3 paragraphes vous vous demandez sans doute quand est-ce que je vais rentrer dans le vif du sujet, donc:

    pipenv reprend les idées de pip, virtualenv, pew et même quelques trucs de npm, yarn, cargo, et essaye d’appliquer tout ça à Python. L’article suppose que vous savez ce que sont ces mots barbares, donc suivez les liens si ce n’est pas le cas.

    pipenv permet donc d’installer des packages Python, d’isoler cette installation et de la rendre reproductible. Mais sans effort.

    En effet, contrairement à la concurrence:

    • La gestion du virtualenv est automatique et transparente
    • Les paquets installés sont sauvegardés dans des fichiers de config, encore une fois de manière automatique et transparente.
    • Les fichiers de config distinguent les dépendances de prod et de dev, et incluent les versions des sous-dépendances.

    Installer pipenv

    Contrairement à pip et virtualenv, pipenv n’est pas fourni avec une installation standard de Python, bien que l’outil soit maintenant recommandé par la doc officielle. Il va donc falloir l’installer. Or pipenv se base sur une version récente de pip, donc il faut d’abord être sûr d’avoir pip à jour.

    Du coup:

    # mise à jour de pip, mais juste au niveau utilisateur pour 
    # pas casser le  system
    python -m pip install pip --upgrade --user

    Puis:

    # installation de pipenv
    python -m pip install pipenv --user

    A moins d’être sous une Debian like type Ubuntu (qui demande un apt install de python-pip avant), tout le monde a pip installé avec une version moderne de Python.

    Voilà, vous devriez avoir la commande pipenv disponible, ou pour ceux qui ont un système mal configuré, python -m pipenv.

    Usage

    Dans le dossier de votre projet:

    pipenv install nom_du_package

    C’est tout.

    Si un virtualenv n’existe pas il sera créé. Sinon il sera utilisé. Les fichiers de configs sont gérés automatiquement, il n’y a rien à faire.

    Si vous voulez lancer une commande dans le virtualenv:

    pipenv run commande

    Exemple:

    pipenv run python

    Va lancer le Python de votre virtualenv.

    Si vous voulez que toutes les commandes soient dans le virtualenv:

    pipenv shell

    Et vous êtes dans un nouveau shell, dans le virtualenv. Ainsi:

    python

    Lancera celui de votre virtualenv.

    On sort du shell avec Ctrl + D.

    Vous pouvez arrêtez de lire l’article ici, c’est l’essentiel de ce qu’il y a à savoir.

    Astuces

    Si vous lancez pour la première fois dans un dossier pipenv avec:

    pipenv --python x.x

    Le virtualenv sera créé avec la version de Python x.x, pourvu qu’elle existe sur votre système. Setter la variable d’env PIPENV_DEFAULT_PYTHON_VERSION a le même effet.

    Installer un package avec pipenv install --dev le marque comme dépendance de développement uniquement, et permet une installation séparée.

    Vous pouvez aussi obtenir quelques infos utiles comme:

    • pipenv --venv: ou est le dossier du virtualenv
    • pipenv graph: un graph de toutes vos dépendances
    • pipenv --py: chemin vers le Python en cours.

    Enfin pipenv utilise pew, donc la magie de pew reste dispo, y compris la gestion de projets :)

    Usage avancé

    Si vous créez un fichier .env dans le dossier de votre projet tels que:

    FOO=1
    BAR=wololo

    pipenv exécutera toutes ses commandes (y compris shell), avec FOO et BAR comme variables d’environnement.

    La commande:

    pipenv lock

    Va créer un lock file. Ce fichier contient toutes les dépendances, et recursivement, les dépendances des dépendances, installées, avec leurs versions. On peut réutiliser ce fichier en prod pour installer une exacte copie de son setup local avec pipenv install. Sans ce fichier, pipenv install se comportera comme pip install.

    Il y a plein d’autres trucs mais on va en rester là.

  • Sunday 08 October 2017 - 23:28

    Le 1er octobre, la maire de Paris sur un vélo à assistance électrique.

    Dépêchez-vous, il reste quatre petits mois. Institué en février par le gouvernement Cazeneuve, le bonus de 200€ octroyé à tout acheteur de vélo à assistance électrique (VAE) ne sera pas renouvelé le 1er février 2018. Cette décision, inscrite dans le projet de loi de finances pour 2018, a été confirmée par le Premier ministre le 28 septembre sur France 2. La sentence a provoqué l’émoi des constructeurs, des associations pro-vélo et de certains responsables politiques, dans l’opposition de gauche comme de droite, et jusque dans la majorité.

    50 millions. Le bonus avait déjà été actionné 150000 fois fin septembre. S’il était utilisé dans les mêmes proportions au cours des prochains mois, le nombre de bénéficiaires devrait monter à 250000. Au total, 50 millions d’euros auront donc été versés en un an au titre du « bonus VAE », ce qui en fait, de très loin, la plus importante mesure pro-vélo jamais financée par un gouvernement, selon le Cerema, Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement.

    Prise de recharge de VAE, à Amsterdam.

    Efficace ou non? Une politique coûteuse est-elle nécessairement efficace ? Pour le savoir, le Cerema a demandé aux bénéficiaires du bonus de répondre à ce questionnaire. Environ 15% d’entre eux ont accepté de le faire, soit, au 18 septembre, exactement 22163 répondants. Un échantillon non négligeable, dont les principales caractéristiques, âge, sexe et répartition géographique, correspondent parfaitement à celles de l’ensemble des bénéficiaires, explique le Cerema. Voici les principaux enseignements de cette enquête, dévoilés le 5 octobre aux Rencontres des Départements et régions cyclables, à La Rochelle.

    A ce sujet: Une industrie du vélo en forme ne fait pas une politique cyclable (avril 2017)

    Genre: homme. Le bonus profite presque à égalité à des femmes (48%) qu’à des hommes (52%). En France, la majorité des déplacements à vélo sont effectués par des hommes. La prime pourrait donc permettre une forme de rééquilibrage.

    Profession: retraité. Les retraités constituent de loin le principal groupe de bénéficiaires, 46%, alors qu’ils représentent 27% de la population totale. Suivent les « cadres et professions intellectuelles supérieures » (19%, mais 9% de la population) et les employés (17%, pour 16%). Les ouvriers (13% de la population) ne forment que 3% des bénéficiaires.

    Age: plus de 55 ans. Logiquement, les plus de 55 ans sont très largement majoritaires, avec 68% des bénéficiaires, bien au-delà des seuls retraités. En fait, il apparaît que l’achat d’un VAE est directement lié à l’âge. Aux Pays-Bas, c’est un instrument permettant la prolongation dans le temps de l’usage du vélo.

    Usage: loisirs. 84% des acquéreurs utilisent leur vélo pour des loisirs, promenade ou randonnée. Dans 55% des situations, il est utilisé pour des déplacements entre domicile et travail, ce qui inclut sans doute également les activités bénévoles et régulières des retraités. Enfin 38% des possesseurs s’en servent pour faire du sport.

    Substitution: automobile. Dans 61% des cas, le trajet effectué en VAE aurait mobilisé un véhicule motorisé, et pour 21%, un vélo classique. Les automobilistes et conducteurs de deux-roues motorisés justifient leur passage au VAE par leur envie de faire de l’exercice physique et des motivations écologiques. Les cyclistes habitués au vélo classique expliquent qu’ils veulent « limiter leurs efforts » et « aller plus loin ».

    Prix: 1749€. Le prix élevé d’une machine de bonne qualité, 1749€ en moyenne pour les personnes ayant répondu à l’enquête, fait du VAE un objet réservé aux catégories aisées, à moins d’en profiter pour revendre une voiture. Mais dans 93% des cas, la possession du VAE s’ajoute à celle de la voiture. Seuls 7% des acquéreurs revendent un véhicule.

    Un vélo à assistance électrique Kalkoff, à Paris, en juillet 2016.

    Il y a, comme souvent, plusieurs manières d’interpréter ces résultats. Sur le front des émissions de CO2 ou de la pollution atmosphérique, on peut se réjouir du fait que le nouveau VAE serve notamment à des trajets domicile-travail qui auraient été effectués en voiture. On constate en revanche que la prime a surtout pour effet d’aider les retraités qui en ont les moyens (et un endroit pour le stationner) de s’acheter un VAE avec lequel ils effectuent des randonnées. La prime aide ces mêmes retraités aisés à moins utiliser leur voiture individuelle, parce qu’ils la trouvent polluante ou qu’ils souhaitent entretenir leur corps. Mais en aucun cas, on ne peut prétendre que le bonus à l’acquisition du VAE, qui va disparaître le 1er février, est une mesure sociale.

    Olivier Razemon (l’actu sur Twitter, des nouvelles du blog sur Facebook et des pictogrammes sur Instagram).

    Des solutions pour une politique pro-vélo efficace: Le Vélib’ coûte cher; des alternatives existent (septembre 2016)

    Rien à voir mais c’est d’actualité: à Tournus (Bourgogne), la victoire de la liste opposée à l’hypermarché Leclerc lors d’une municipale partielle.

     

     

     

     

     

     

     

  • Monday 09 October 2017 - 09:21
    Vous vous demandez pourquoi il y a des bouchons en ville ? Est-ce la faute des pistes cyclables ou des cyclistes qui grillent les feux? Pas vraiment… Voici la réponse Lire la suite...
  • Monday 09 October 2017 - 20:01
    Résumé : 1341, sur les traces de son passé, le Bâtard de Kosigan et sa compagnie s’enfoncent dans les profondeurs de l’Empire germanique au service d’un puissant seigneur du Rhin. Les mystères s’épaississent, mêlant complots, magie et religion, sur fond … Continue reading
  • Tuesday 10 October 2017 - 09:38
    Bon bah voilà je reviens de 22 heures passées au CHU avec ma fille Laïna, on a failli y passer, j’ai encore côtoyé la mort de près ! Vendredi vers Lire la suite...