KrISS feed 8 - Un simple et superbe (ou stupide) lecteur de flux. Par Tontof
  • Thursday 02 November 2017 - 14:27
    Vous avez un compte Steam ?

    GOG Connect vous permet de récupérer une copie sans DRM de certains jeux que vous avez dans votre bibliothèque Steam.

    - C'est totalement gratuit.
    - Cela ne marche que pour certains jeux.
    - Cette possibilité est parfois limitée dans le temps pour un jeu.

    Connectez-vous sur votre compte Steam, et allez à cette adresse: https://www.gog.com/connect

    Pour savoir quels jeux sont concernés: http://steamcommunity.com/groups/gogco/discussions/0/357288572115294089/
    (Permalink)
  • Thursday 26 October 2017 - 11:44
  • Thursday 26 October 2017 - 09:51
    Récemment, la Ville de St-Bruno (Québec) s’est lancée dans une campagne de sensibilisation douteuse visant les cyclistes dépeints tels d’éternels enfants qui doivent être tancés et remis à leur place, Lire la suite...
  • Tuesday 24 October 2017 - 09:18
    Quelle est la société qui permet de tuer des gens en toute impunité, sans passer par la case prison? Notre société automobile. Aujourd’hui, il est fréquent d’écoper de prison ferme Lire la suite...
  • Monday 23 October 2017 - 11:28
    Dans la série « Windows vous espionne toujours plus », je veux la carte du "système anti-triche dans les jeux".
    Les systèmes anti-triche dans les jeux vidéo ont toujours existé, mais Microsoft propose maintenant cette couche de protection/surveillance directement au niveau du système d'exploitation.

    Les développeurs de jeux devront explicitement l'utiliser, et l'utilisateur final devra explicitement l'activer pour pouvoir jouer aux jeux utilisant ces systèmes.

    C'est pratique, Microsoft pourra se dédouanner: Ah mais on ne force personne !
    Oui bien sûr, puisque pour pouvoir jouer aux jeux utilisant ce système, les utilisateurs devront activer ce système de surveillance. :-(
    (Permalink)
  • Monday 23 October 2017 - 11:18
    C'est franchement pénible d'entendre tous ces gens dire que si c'est naturel, c'est forcément bon/bien, et si c'est artificiel c'est forcément mal. Il ne faut pas confondre l'un et l'autre.

    Les lunettes, les pacemakers, les médicaments et internet ne sont pas naturels. Pourtant, je ne pense pas qu'on puisse dire qu'ils sont "mal".

    La tétradotoxine est l'un des plus violents neurotoxiques de la planète. C'est 100% naturel, produit par le poisson Fugu.
    L'infanticide et le viol sont présents chez de nombreuses espèces. C'est 100% naturel. Est-ce que c'est bon ?
    Le pétrole brut est l'un des pires polluants de la planète. Pourtant, c'est du 100% naturel !

    Vous voyez où je veux en venir ?

    Quand quelqu'un me sort l'argument du «naturel», «pas naturel» ou «contre-nature», je dégaîne immédiatement mon bullshitomètre.
    Il faut arrêter cette instrumentalisation du "naturel".
    (Permalink)
  • Monday 23 October 2017 - 10:58
    Vous vous souvenez de Denuvo, ce système anti-piratage qui devait mettre un terme au piratage des jeux vidéo ?
    La plupart des jeux qui utilisent ce système sont crackés dans les jours qui suivent leur sortie, et certains le jour même.
    (Permalink)
  • Monday 23 October 2017 - 10:09
    La société occidentale et le Chrisiannisme ont infecté l'Islam avec l'homophobie et le patriarcat.
    (Permalink)
  • Monday 23 October 2017 - 09:56
    Environ 10.000 personnes meurent prématurément chaque année en Europe en raison de la pollution causée par les voitures diesel liée aux oxydes d’azote (NOx), selon une nouvelle étude menée par Lire la suite...
  • Monday 23 October 2017 - 08:51
    Résumé : Dans un futur post-apocalyptique indéterminé, une communauté d’hommes et de femmes a organisé sa survie dans un silo souterrain géant. Du monde extérieur, devenu hostile, personne ne sait rien, sinon que l’atmosphère y est désormais irrespirable. Les images … Continue reading
  • Saturday 21 October 2017 - 12:02

    De communications en directives, l’incurie de la Commission européenne dans le domaine de la technologie et des contenus en ligne apparaît de plus en plus clairement.

    Faisant fi des avis des experts, voire des rapports qu’elle a elle-même commandés, la Commission s’entête à proposer des solutions imparfaites et simplistes à des problèmes complexes. Une de ses dernières initiatives le prouve une fois de plus et ne fait que rajouter à l’inquiétude de tous les défenseurs des libertés numériques et de la vie privée.

    Filtres de publication, droit d’auteur et poudre de perlimpinpin

    Par Glyn Moody, source : Copybuzz
    Traduction à 20 mains par simon, satanas_g, QuoiQue, mo, FranBAG, Edgar Lori, goofy, Mika et dodosan

    Image par Stromcarlson.

    Le 28 septembre, la Commission européenne a dévoilé une initiative de grande ampleur pour s’attaquer au « contenu illicite en ligne ». Comme c’est souvent le cas lorsque des politiciens veulent avoir l’air de « faire quelque chose » au sujet du terrorisme, il y a beaucoup de mauvaises idées.

    Le cœur de cette initiative est un plan pour encourager les plateformes en ligne à renforcer « la prévention, la détection et la suppression proactives des contenus illicites en ligne incitant à la haine, à la violence et au terrorisme ».  De manière insistante, ces idées sont présentées comme des « orientations et des principes ». C’est parce que tout repose sur le libre consentement. Sauf que la Commission a clairement dit que si ce système volontaire n’est pas adopté par des entreprises comme Facebook ou Google, elle promulguera de nouvelles lois pour leur forcer la main. La Commission est pressée de voir les résultats de ces efforts volontaires, et des projets de loi pourraient être mis sur la table dès mai 2018.

    Une de ces mauvaises idées imposerait aux plateformes en ligne de travailler conjointement avec des signaleurs de confiance – « des entités spécialisées disposant d’une expertise en matière de contenu illicite ». Ils peuvent bien être experts, mais ils ne sont pas juges, ce qui implique que la Commission voudrait que Facebook et Google mettent des contenus hors ligne sans avoir besoin de se soucier de ce qu’un juge considérerait réellement comme illégal.

    Mais la pire idée, et elle apparaît plusieurs fois dans les derniers plans de la Commission, est l’utilisation omniprésente et systématique de filtres de publication. Dans un document de 20 pages détaillant la proposition intitulée « Communication sur la suppression des contenus illicites en ligne – Vers une responsabilité renforcée des plateformes en ligne » l’accent est mis sur « l’utilisation des technologies pour détecter les contenus illicites ». En particulier, l’utilisation et le développement futur de la détection automatique et des technologies de filtrage sont encouragés.

    Une des principales raisons pour lesquelles la Commission européenne place tant d’espoirs dans l’automatisation pour résoudre les problèmes de contenus illégaux est qu’elle croit apparemment que « dans le domaine du droit d’auteur, la reconnaissance automatique des contenus s’est avérée être un outil efficace depuis de nombreuses années ». Sauf que cela n’est pas vrai. L’eurodéputée Julia Reda (Parti pirate) a écrit un article de blog instructif qui détaille neuf façons bien distinctes dont les filtres de publication échouent. Ce faisant, ils causent de nombreux dégâts collatéraux, particulièrement en matière de droits fondamentaux.

    Une réponse à cette démonstration fracassante de l’échec des filtres de publication est de concéder qu’ils sont imparfaits, mais dire ceci montre simplement que davantage de recherches sont nécessaires pour les améliorer. C’est l’argument classique du cherchez plus fort qui est souvent utilisé pour défendre la création de portes dérobées dans les logiciels de chiffrement. Bien que les experts en sécurité expliquent unanimement et de façon répétée qu’il n’est pas possible de créer une vulnérabilité qui soit utilisable seulement par les autorités et qui ne soit pas vulnérable aux attaques de criminels ou d’acteurs étatiques malveillants, les gouvernements persistent à croire qu’ils savent mieux que les experts, et que les entreprises devraient juste le faire. Et des vulnérabilités sont donc implémentées. Même si les gens qui comprennent le fonctionnement des filtres de publication expliquent patiemment qu’il est impossible de traduire l’extrême complexité du droit d’auteur dans les règles de filtrage pouvant être appliquées automatiquement et correctement, les autorités continuent de prôner ce supposé remède miracle.

    Appelons cela le mirage de la « poudre de perlimpinpin numérique » – la croyance que l’on peut traiter tous les problèmes du monde réel avec de la technologie, et qu’ils seront résolus, juste comme ça. La Commission européenne est une grande adepte de cette poudre de perlimpinpin, comme le montre clairement sa demande de mettre en place des filtres de publication dans la directive sur le droit d’auteur et le nouveau cadre destiné à s’attaquer au contenu illégal. L’annonce de la semaine dernière est un signe inquiétant qu’elle est loin de comprendre que les filtres de publication ne sont pas une solution pratique pour la question du droit d’auteur en ligne, et qu’elle s’entête au contraire dans cette direction et l’étend désormais à d’autres domaines.

    La Commission européenne est bien au courant que l’Article 15 de la directive sur le commerce électronique interdit explicitement aux États membres d’imposer « une obligation générale de surveiller les informations qu’ils transmettent ou stockent, ou une obligation générale de rechercher activement des faits ou des circonstances révélant des activités illicites » En mettant en avant la « responsabilité avancée des plateformes en ligne », comme le fait la première page de la communication du 29 septembre, la Commission semble souligner que sa nouvelle approche impose dans les faits une « obligation générale » à ces entreprises de filtrer tous les contenus mis en ligne qui correspondraient à une vaste gamme de « contenu illégal ». On imagine aisément la Cour de justice de l’Union européenne invalider toute tentative d’inscrire cette « responsabilité avancée » dans la loi.

    Au-delà du fait qu’ils ne fonctionneront pas et qu’ils sont illégaux du fait de la directive sur le commerce électronique, il y a une autre raison pour laquelle les filtres de publication de l’article 13 devraient être abandonnés : il n’existe aucune preuve de leur nécessité. Tout comme la Commission européenne a joyeusement propagé l’idée fausse selon laquelle le filtrage automatique fonctionne, elle a aussi docilement accepté la rumeur selon laquelle les copies non autorisées d’œuvres soumises au droit d’auteur seraient un désastre pour l’industrie du droit d’auteur et les artistes.

    Comme nous l’avons récemment appris par la publication tardive d’un rapport capital qui a coûté à la Commission européenne la somme princière de 369 871€, les faits montrent le contraire. Il est évident que la Commission a essayé d’enterrer sa propre analyse, payée par les citoyens européens, probablement parce que les résultats ne convenaient pas à son projet d’introduire des peines toujours plus fortes aux infractions au droit d’auteur. Comme l’admet le rapport, globalement, « les résultats ne montrent pas de preuves statistiques solides d’une modification des ventes due au non-respect du droit d’auteur en ligne ».

    Deux domaines spécifiques ont été touchés par le partage non autorisé : les nouveaux films ont été affectés défavorablement, tandis que pour les jeux, la consommation illégale a mené à plus de ventes légales. C’est un signe de l’approche biaisée de la Commission européenne sur ce sujet : ses économistes ont publié une synthèse à propos des effets négatifs du téléchargement sur les films, mais ont omis de mentionner l’effet positif qu’il avait sur les jeux.

    Cette mauvaise foi rend encore plus irritant l’acharnement de la Commission à vouloir trouver une solution technologique illusoire à un problème inexistant. Si elle avait le courage d’admettre la vérité sur la nature non problématique du partage non autorisé d’œuvres soumises au droit d’auteur, elle n’aurait pas à promouvoir des propositions stériles comme les filtres de publication dont on sait qu’ils nuiront immensément au monde en ligne ainsi qu’au Marché unique numérique de l’UE.

     

  • Saturday 21 October 2017 - 07:01

    images.jpgGenre : uchronie ubuesque

     

    Résumé : 1919. La Première Guerre mondiale s’achève enfin et la France doit reconnaître sa défaite face à l’Allemagne. Humiliée, ruinée, la population vit désormais sous le joug du grand Kaiser. Des cendres de la défaite va cependant s’élever un homme qui ne se résigne pas : le soldat Augustin Petit !

    Lui seul a compris les raisons de la déroute. Lui seul en connaît les responsables. Lui seul a le courage de les désigner : les grands ! Voici poindre la terrible revanche du plus patriote des rase-moquettes. Vive les petits bruns !

     

    Mon avis : « Ah, vous avez fait des études d'histoire ? Alors, vous verrez, ça devrait vous plaire.... » : tels furent les mots prononcés par l'auteur à mon intention alors qu'aux Intergalactiques 2016 à Lyon je rendais visite au stand de son éditeur, Le Peuple de Mü. Pour y voir Emmanuel Quentin - mais on le sait, la vie est faite de rencontres.

    Donc, un an plus tard, je tire Mort aux grands de ma PAL et je le lis. Un court roman, d'aucuns diraient une novella, qui raconte l'histoire d'Augustin Petit, poilu patriote et revanchard. Car dans ce récit, la France a perdu la première guerre mondiale face à l'Allemagne. Augustin Petit refuse cette défaite, cherche et trouve les responsables de cette débâcle : les grands.

    Voici donc un roman féroce et drôle, et qui m'a paru fort salutaire. Plutôt pamphlet politique et social que roman, d'ailleurs, il dénonce la bêtise humaine et les ravages auxquels l'ignorance et la haine peuvent mener. Augustin Petit est le Hitler à la française, qui part en guerre contre les grands comme l'autre était parti en guerre contre les juifs. C'est évident, mais que c'est bien construit ! Pertinent, très documenté (Pierre Léauté est prof, dans la-vraie-vie-qui-fait-gagner-des-sous : ça aide), malin : on se prend un camouflet. Et on est content de l'avoir reçu !

    Par ailleurs, Mort aux grands est écrit dans un très joli français, volontairement ampoulé pour la mise en contexte, qui se révèle un vrai plaisir de lecture.

    Je te recommande donc ce livre, ami lecteur, pour sa pertinence et sa drôlerie, qui nous rappelle combien il est important pour les peuples d'avoir de la mémoire et un minimum de culture générale. Sinon, ils se retrouvent avec des pays dirigés par des Augustin Petit - ou des milliardaires à mèche.

     

    Edition : Mü éditions,  2015

  • Friday 20 October 2017 - 18:00

    Nous avons déjà interviewé Aryeom au sujet de son projet de film d’animation ZeMarmot.

    Dessinatrice qui publie sous licence libre, elle ne pouvait pas être absente de notre série de l’été. Elle a été un peu retardée par un événement sympathique. On n’en dira pas plus parce que nous, on respecte la vie privée. ;)

    Bonjour Aryeom. Est-ce que tu peux te présenter ?

    Bonjour. Je suis Aryeom, la réalisatrice du film d’animation « ZeMarmot ».

    Je suis coréenne. Je suis venue en France après avoir étudié le film d’animation à l’université en Corée et voyagé dans divers pays pendant 2 ans. J’ai réalisé deux court métrages d’animation, quelques films institutionnels et j’ai aussi travaillé pour d’autres réalisateurs.

    J’utilise Linux depuis 2012.

     

     

     

    Ton immense sourire est connu dans tous les événements du Libre. Tu vas partout ?

    C’est vrai ? Hahaha !

    Photo Patrick David – licence CC-BY-SA

    Depuis quelques années, suite au projet ZeMarmot, j’ai participé à beaucoup d’événements pour faire la publicité du projet.

    Mais maintenant, je préfère ne pas faire trop d’événements jusqu’à la fin du projet.

    On a quand même des conférences et des ateliers en octobre dans des bibliothèques parisiennes (pour le festival NUMOK) et un événement en novembre à Nice (JM2L).

    Des sources d’inspiration ? Des artistes qui t’ont donné envie de les égaler ?

    Je n’ai pas de liste exacte d’artistes. Je me laisse influencer petit à petit par des œuvres que j’ai vues, senties et écoutées dans ma vie.

    De plus en plus, je veux voir et faire des expériences variées et essayer plein de choses.

     

    Est-ce que les différences culturelles entre la Corée du Sud et la France t’ont conduite à modifier ta façon de dessiner ?

    Pour moi, le dessin est l’art le plus libre. Il n’y a rien entre mon dessin et moi que ce soit en Corée ou en France. Je fais ce que je veux. Quand je crée, j’oublie que je suis en Corée, en France ou dans un autre pays. Sauf bien sûr pour des raisons matérielles, par exemple si je ne peux pas trouver un pinceau d’une marque particulière que je trouve seulement en Corée dans les magasins de fournitures d’arts, etc.

    Mais bien entendu, d’un jour à l’autre en fonction de mes émotions, ma psychologie change. Avec l’âge, ma vision du monde change aussi. Tout cela affecte mon art.

     

    Mais cela n’a rien à voir avec le pays où je suis.

    Pourquoi publier sous licence libre ?

    C’est par conviction que mon projet apporte sa pierre pour un monde meilleur. Est-ce le meilleur chemin ? Je ne sais pas mais j’essaie.

    C’est aussi une sorte de défi pour savoir s’il est possible d’en vivre.

    Quelles sont les licences que tu utilises ?

    CC BY – SA.

    On a décidé ensemble la licence avec Jehan, le scénariste et développeur de ZeMarmot.

    Je préfère cette licence. Quand j’étais petite, j’ai vu ce film ‘Un monde meilleur’ de Mimi Leder.

    Un garçon aide trois personnes, et il obtient des personnes qu’il aide une promesse en guise de récompense. La règle : aider trois autres personnes comme lui et faire passer la promesse.

    CC BY – SA est dans cet esprit : « Utilisez librement ce que j’ai fait. Et laissez ouvert pour les autres ». J’espère qu’il y aura un cercle vertueux avec ZeMarmot.

    Est-ce que tu arrives à vivre de ton art ou est-ce que tu as un vrai travail sérieux à côté ? :)

    Oui et non.

    Grâce au financement participatif (patreon et tipeee), je touche quelques salaires de LILA pour la production de ZeMarmot. Mais pas beaucoup et clairement pas assez pour en vivre.

    Alors si je trouve d’autres projets rémunérés, je les prends. Heureusement qu’il y a aussi du travail dessin ou design.

    Comment dessines-tu ? Est-ce que tu travailles plus volontiers avec un ordinateur ou à la main ?

    Je dessine ZeMarmot avec un ordinateur et une tablette sur Linux et GIMP. C’est plus facile pour modifier et faire du montage.

    J’aime beaucoup dessiner à la main aussi. Alors je choisis exprès de travailler manuellement pour d’autres projets. Quand j’utilise des matériaux physiques, je suis de bonne humeur.

    Je choisis mes outils de travail en fonction du projet.

    Tu es la seule spécialiste de l’animation parmi nos dessinateurices de l’été. Cette technique prend un temps fou. Tu n’es jamais découragée ?

    Non et oui.

    C’est vrai pour tout travail, mais l’animation en particulier définit des étapes très claires. S’il n’y a pas de scénario, il ne peut pas y avoir de storyboard, et ainsi de suite il ne peut pas y avoir de layout. Sans keyframe, il n’y a pas d’inbetween. La pré-production, la production et la post production sont ordonnées dans une progression clairement définie. Chaque étape est importante et a son charme. Et quand on obtient le résultat voulu dans l’animation d’un plan, on ressent une satisfaction intense.

    Ceci dit c’est mon premier projet de cette ampleur, et la durée entre chaque étape est plus longue que [pour] mes précédents projets. Donc oui, je suis souvent découragée depuis que j’ai commencé ZeMarmot.

    J’ai le cœur lourd car cela me prend plus de temps que prévu.

    Il y a beaucoup de personnes qui attendent ZeMarmot. Cela me rend heureuse mais me pèse aussi.

    Où en est ce projet ?

    Cette question me fait peur.

    ZeMarmot est mon plus long projet à ce jour (dans ma filmographie, mes plus longs films font 5 minutes) et avec un style graphique qui demande plus de travail que mes précédents films. Dans un précédent film de 5 minutes, nous étions deux, le travail de recherche a duré un an et demi et la production un an. Maintenant je suis seule et je fais deux trois minutes de plus sur ce pilote. Quand je participe à des événements ou réalise des projets externes, cela retarde encore plus le projet.

     

    L’animation d’une marmotte est un gros boulot !

     

    Certaines choses dans les logiciels libres ne sont pas encore au point. Il y a aussi des choses pour lesquelles j’ai dû progresser moi-même. Par exemple, je me suis rendu compte que je ne savais pas bien animer le mouvement animal alors qu’on a décidé de diminuer l’anthropomorphisme de la marmotte.

    Donc il reste pas mal de travail. Je ne pensais pas que ça prendrait tant de temps. Néanmoins j’y travaille dur. J’espère pour cette fin d’année, mais rien n’est moins sûr.

    On peut te suivre quelque part ? Un blog, les réseaux sociaux ?

    http://girinstud.io (Jehan se charge d’écrire la plupart des nouvelles) ou twitter @ZeMarmot ou @AryeomHan (twitter perso mais j’utilise très très peu).

    Et comme d’habitude sur le Framablog, on te laisse le mot de la fin.

    Merci beaucoup pour cette interview. J’ai passé plusieurs jours à essayer de trouver un mot de fin cool à vous dire, mais j’ai échoué. Alors je laisse un mot commun mais heureux : bonne journée !

     

    En savoir plus :

    Aryeom et le projet ZeMarmot donneront des conférences pendant le festival Numok à Paris

    Entre cette interview et sa publication, Jehan et Aryeom ont publié un appel à la solidarité pour les aider à remplacer du matériel défaillant. Pour leur permettre de poursuivre leurs contributions au logiciel et à la culture libre, n’hésitez pas à les soutenir sur Tipeee, Patreon ou en faisant un don à leur association LILA. Jehan est l’un des développeurs du projet Gimp.

    Tous les dessins sont d’Aryeom, licence CC-BY-SA.

    Created with GIMP

  • Friday 20 October 2017 - 15:17
    © Olivier Razemon

    Une grande surface, quelque part en France, juin 2017

    La « liberté du commerce » comme « droit fondamental ». Au nom de ce principe, le ministère de l’économie renonce à imposer un « moratoire » à la grande distribution, comme le demande l’association Centre-ville en mouvement, présidée par le député Patrick Vignal (LREM, Hérault). En l’absence du secrétaire d’État Benjamin Griveaux, c’est Pascal Faure, directeur général des entreprises, l’un des pontes de Bercy, qui s’est chargé d’annoncer la nouvelle aux spécialistes de la ville et du commerce, réunis pour un colloque organisé par le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) ce jeudi 19 octobre.

    Tomates. Concrètement (au sens propre), cela signifie que la France va continuer à se couvrir d’hypermarchés. Voilà qui va soulager Antoine Frey, président du Centre national des centres commerciaux (CNCC) et du groupe familial spécialisé dans l’immobilier et les vignobles, qui craignait, lors du colloque, que les participants lui « jettent des tomates ». L’homme d’affaires trouve que les projets de centres commerciaux sont déjà soumis à une « régulation suffisante ». Ce n’est pas l’avis d’une partie des 350 participants, invités à se pencher sur cette épineuse question : « Comment réconcilier ville et commerce ? »

    © Olivier Razemon

    Étalement urbain, Seine-et-Marne.

    Vacance commerciale. Comme le rappelle Anne-Marie Levraut, vice-présidente du CGEDD, « les liens entre ville et commerce se sont distendus ». Pour preuve, « le taux de vacance commerciale (proportion de boutiques vides, NDLR) montant jusqu’à 25% dans certaines villes » ou « les entrées de villes où les enseignes se bousculent sans aucun ordre ».

    Au-delà de la disparition des commerces, un phénomène qui s’aggrave chaque année et touche presque toutes les villes petites et moyennes, la ville se vide. Dans le centre de Châtellerault (Vienne), on dénombre « 40% de logements vides », souligne Maryse Lavrard, première adjointe au maire (LR).

    Le diagnostic est à lire ici (janvier 2016) et ici (octobre 2016)

    © Olivier Razemon

    Les équipements partent en périphérie. Ici la maison de santé de Blaye (Gironde)

    Les équipements quittent le centre. En outre, les équipements et services publics, pourvoyeurs d’activité et de flux, continuent de quitter les centres-villes. A Poitiers, la Banque de France et ses 330 employés ont récemment plié bagage pour investir des locaux situés dans un quartier dotés d’immenses parkings, mais sans transports publics. A Montauban, l’an dernier, l’Urssaf et ses 49 salariés ont quitté le boulevard Gambetta, en plein centre, pour une zone d’activités, à 3 kilomètres plus au sud. A Bar-le-Duc, l’agglomération vient de décider d’installer un nouveau cinéma dans une zone commerciale et non plus dans le centre-ville, comme cela était prévu initialement, et de lui accorder en plus une subvention de 150 000€.

    « Ce qui est en jeu, c’est la diversité de nos modes de vie, une certaine forme de civilité », résume Mme Levraut. Les villes, en France, présentent « un patrimoine extraordinaire qu’on est en train de brader », corrobore l’urbaniste Ariella Masboungi.

    e-commerce. Les intervenants au colloque se penchent longuement sur les conséquences des ventes en ligne, qui culminent aujourd’hui à 7% du commerce. « Un choc relativement soft, mais qui est loin d’être terminé », affirme l’économiste Philippe Moati. Les effets demeurent toutefois difficiles à déterminer, puisque le va et vient entre numérique et réel est permanent. « Il y a 5 ans, dans la parfumerie, Internet représentait 5% des clients et 1% du chiffre d’affaires. Aujourd’hui, 60% des clients vont en ligne avant de venir en magasin, et le chiffre d’affaires de l’e-commerce atteint 7% », explique William Koeberlé, président du Conseil du commerce de France.

    Pour compléter: Non, les « frais de port » ne sont jamais gratuits! (décembre 2015)

    © Olivier Razemon

    Vitrines vides, Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire)

    Rouleau compresseur. Mais ceci n’est rien à côté du rouleau compresseur qu’est l’hypermarché. « Depuis 50 ans, la grande distribution s’est développée sans limite en périphérie des villes. Ce développement se poursuit même là où la population et le revenu moyen n’augmentent plus. La consommation des ménages progresse de 1,5% par an en moyenne, et le nombre de m² de surfaces commerciales de 3% », indiquent Pierre Narring et Pierre-Mathieu Duhamel, co-auteurs des rapports publiés par l’inspection générale des finances (IGF) et le CGEDD en 2016. « Chaque année, 5 milliards d’euros sont investis dans l’immobilier commercial », ajoute M. Narring.

    Inquiétudes. Après les commerçants et les intercommunalités (ici un communiqué de ces structures), les enseignes, présentes dans les villes comme dans les galeries marchandes périphériques, s’inquiètent elles aussi du trop plein. « Mais pourquoi faire des retail parks aussi gros ? Les enseignes ne savent plus où s’installer », s’écrie Michel Pazoumian, président de l’Institut pour la ville et le commerce.

    Machine à dire oui. Le régime des autorisations commerciales, qui s’appuie sur les Commissions départementales d’aménagement commercial (CDAC), composées d’élus, est « une machine à dire oui », s’emporte François-Xavier Brunet, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Tarbes et premier adjoint au maire (LR) de la ville. En 2015, selon Procos, 73% des décisions prises par ces instances ont conduit à une autorisation. A l’été 2017, les autorisations ont progressé de 38%.

    © Olivier Razemon

    Commerçant du centre-ville, à Saint-Etienne.

    La description d’une séance est délivrée gracieusement par un ancien sous-préfet, qui a présidé de nombreuses CDAC. « Quand on nous amène un projet qui crée des emplois et de l’activité, on se dit que c’est inutile d’être contre, on évacue rapidement la question de la concurrence avec les commerces existants, on négocie un peu sur l’insertion paysagère du projet et on conclut que c’est une bonne affaire ». Le haut-fonctionnaire qui s’exprime ainsi, c’est David Philot, aujourd’hui directeur de cabinet du ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard.

    Malgré tout, pour les promoteurs, cela ne va pas encore assez vite. « La CDAC, la CNAC, c’est peut-être automatique, mais c’est long, très long, 7-8 ans pour faire aboutir un projet », s’insurge Christophe Pérez, directeur de la SERM, opérateur d’aménagement de Montpellier, auquel on doit notamment le méga complexe « Ode à la mer ».

    © Olivier Razemon

    En votant, Tournus (Saône-et-Loire) a balayé la liste pro-Leclerc.

    Toujours plus. Ainsi, en dépit d’un marché « à bout de souffle », comme le titrait Le Monde le 18 octobre, la France des hypermarchés a de beaux jours devant elle. Le maire de Saint-Étienne, Gaël Perdriau (LR), n’hésite pas, lors du colloque du CGEDD, à défendre un énième projet, juste après avoir admis qu’une partie des rues du centre-ville connaissaient une déshérence commerciale. Le complexe, baptisé « Steel » et porté par le promoteur Apsys, doit se concrétiser en 2019 à proximité d’un échangeur autoroutier. Pour le maire, il s’agit de compenser la « déperdition commerciale » due aux déplacements des habitants de Saint-Étienne à Lyon. Un argument classique utilisé par les promoteurs pour défendre un nouveau projet.

    Les électeurs contre l’hyper. La France adorerait-elle ses hypermarchés au point de ne pouvoir s’en passer ? Pas si sûr. A Tournus (5700 habitants, Saône-et-Loire), le maire élu en 2014 voulait implanter un Leclerc à la sortie de l’autoroute A6 (à lire ici). Le dossier a suscité une bronca chez les habitants et les commerçants, à laquelle se sont joints des élus de la majorité. Le conseil municipal a démissionné, et de nouvelles élections ont eu lieu le 8 octobre. Le maire sortant, pro-Leclerc, a été balayé, avec 23% des voix. Et la liste opposée au projet a gagné avec plus de 61% des voix.

    Olivier Razemon (l’actu sur Twitter, des nouvelles du blog sur Facebook et d’étranges panneaux sur Instagram).

     

     

     

     

  • Friday 20 October 2017 - 13:16
    Résumé : From the New York Times bestselling author Catherynne Valente comes a series of linked stories from the points of view of the wives and girlfriends of superheroes, female heroes, and anyone who’s ever been “refrigerated”: comic book women … Continue reading
  • Friday 20 October 2017 - 12:34
    J'ai une sensation un peu indescriptible. Je me dis que c'est pour la bonne cause (faire réussir TONTOF pour faire encore plus de KrISS) mais ce n'est pas évident pour autant.

    Vous l'aurez compris, j'ai commencé à découvrir un nouveau monde qui m'était inconnu et qui me fait peur, que je n'aime pas au premier abord et dans lequel je vais tenter de devenir célèbre et riche...

    Je veux parler bien sûr de :
    - https://www.facebook.com/tontof.origami/
    - https://twitter.com/tontof_origami
    - https://www.pinterest.fr/tontof_origami/models/
    - https://www.instagram.com/tontof_origami/
    Edit (merci Brouillon):
    - https://mastodon.social/@tontof_origami
    - https://joindiaspora.com/public/tontof_origami

    Vous pensez que je n'ai pas de Google+, bien sûr que non, c'est juste que je ne suis pas encore arrivé à personnaliser le nom... Et pour tout vous dire, je vais lister tout ce qui me paraît aberrant, incompréhensible, illogique, bref, un petit retour d'expérience sur ce début d'inscriptions massives à des sites trop chouettes...
    En même temps Google+, est-ce qu'il y a encore des gens qui utilisent ça ?

    Tout d'abord, il faut savoir que j'ai utilisé une adresse mail différente pour chaque plateforme, histoire de gérer un minimum comment sont utilisées mes informations.

    Ensuite, je voulais gérer un seul nom : tontof_origami ! Je vous arrête tout de suite, il est impossible d'avoir des urls uniformes entre les plateformes. Pour séparer 2 mots, il n'y a pas 36 possibilités... sur Facebook, seul le « . » est autorisé mais il est interdit sous Twitter et Pinterest qui n'autorisent que le « _ ». Seul instagram accepte les 2 ! Edit: et je n'ai pas testé sous Mastodon et Diaspora

    Facebook


    Pour Facebook, il vous faut une page perso pour avoir une page publique et il faut obligatoirement un numéro de téléphone pour avoir le droit de personnaliser son url... Pour la page perso, il faut au moins 1h pour tout désactiver, mettre en privé etc. Normalement, c'est bon, je ne suis pas visible parce que seuls les amis de mes amis peuvent me voir dans le résultat d'une recherche de mon nom. Je n'ai pas d'amis, personne ne devrait donc avoir la chance et le privilège de me demander en ami ? Enfin, c'est ce que j'ai compris...

    Twitter


    Twitter ne semble pas trop être pénible pour le moment à part les emails à chaque connexion pour me prévenir que je me connecte...

    Pinterest


    En ce qui concerne Pinterest, il faut avoir de l'ambition parce que pour ne plus recevoir d'emails, c'est long et fastidieux. Il y a toujours une excuse pour envoyer un mail de suggestion de nouveaux trucs trop chouettes qui pourrait me plaire... Mais j'ai l'impression que j'ai réussi à venir à bout du spam incessant, à force de désinscription.

    Instagram


    Instagram, c'est pour mobile mais je n'ai pas trouvé l'appli sur mon Nokia 1110. Du coup j'ai cherché une appli bureau qui fonctionne sous linux et je suis tombé sur https://github.com/terkelg/ramme
    Plus de 2000 étoiles, une activité de moins d'une semaine, j'me suis dit génial, ça doit bien marcher. Bon en fait, il se trouve que c'est un navigateur qui se fait passer pour un mobile...
    Du coup j'ai changé mon user-agent sur Firefox et j'ai eu le même résultat... Je suis peut-être passé à côté de quelque chose, mais j'ai pu mettre une première photo sans problème...

    Edit:

    Mastodon


    Dans un toot, l'image est tronquée un peu comme ça veut, du coup, c'est pas forcément très joli dans l'aperçu.

    Diaspora


    J'ai trouvé ça un peu déconcertant, mais j'ai vu qu'il y avait la possibilité de poster automatiquement sur Facebook et Twitter à partir des posts Diaspora, dommage, il n'y a pas tout.


    C'est parti pour la mise en avant des premiers modèles qui seront proposés à l'ouverture de Tontof. C'est un peu nul de ne pas pouvoir mettre un lien vers le site final, mais ça sera modifié quand le temps sera venu !

    Merci d'avance pour vos partages, likes, moi aussi je vous aime, c'est beau le web 3.0...

    - https://www.facebook.com/tontof.origami/?hc_ref=ARRPEF0sA4hoDoz6UcsrqRYzsEQ8K0u2uy-ptTskkQd9ui6sqyzKnRQ9EO5z02_sO9M
    - https://twitter.com/tontof_origami/status/921322501887623168
    - https://www.pinterest.fr/pin/686024955710854035/
    - https://www.instagram.com/p/Bad2e4thUB9/
    Edit :
    - https://mastodon.social/@tontof_origami/98882989168908995
    - https://joindiaspora.com/people/f2a913c09ac2013516040242ac110007

    En ce qui concerne Youtube, ce n'est pas pour tout de suite :

    To create a custom URL for your channel, your account needs to:

    Have 100 or more subscribers
    Be at least 30 days old
    Have an uploaded photo as channel icon
    Have uploaded channel art

    In general, a YouTube channel may only have one (1) custom URL and custom URLs cannot be transferred or assigned to anyone.
  • Friday 20 October 2017 - 09:50
    Au commencement, il n’y avait rien… Pour se rendre de notre quartier à l’école, pas le choix que d’emprunter des rues étroites, limitées à une seule voie par les voitures Lire la suite...